Des muffins !!

Chez nous, en général, chaque année, il fait super beau pour le jour de la fête des mères. C’est donc l’occasion pour notre grande famille de nous réunir pour fêter les nombreuses mamans autour de nous. Au restaurant l’année dernière, cette année nous avons décidé d’organiser un pique-nique dehors pour profiter de la météo ensoleillée ! On s’est répartis la préparation de ce pique-nique pour faciliter la logistique, et comme le taboulé et la salade de pâtes étaient déjà prises (ben ouais, c’est un pique nique, mais pas question non plus de se contenter de banals sandwichs au jambon/emmental… Déjà parce qu’on est végétariens pour la majeure partie d’entre nous, donc ça limite la garniture, et puis parce que c’est pas parce qu’on mange assis par terre ou sur des sièges pliants qu’on n’est pas civilisés et qu’on peut pas manger dans des assiettes hein !!), il a fallu ruser pour compléter tout ça !

Alors ni une, ni deux, on s’est lancées dans un atelier « muffins » la veille, et ça ne nous a demandé que 2 petites heures après la sieste… C’est pratique, ça ne demande pas de couper contrairement aux cakes ou tartes, ça présente bien en petites parts individuelles, et on peut y mettre tout et n’importe quoi selon son inspiration, et la liberté, nous, on aime bien ! Et puis, pourquoi s’arrêter à la classique version sucrée quand on peut aussi en préparer des salés à grignoter en apéritif : ça change des chips, des cacahouètes et gâteaux apéritifs pleins de (mauvais) sel et de conservateurs, et vous pouvez être sures que ça va plaire à tout le monde ! Bien entendu, vous pouvez aussi en préparer pour un apéritif dinatoire à la maison ou chez des amis, en brunch ou même en plat principal un soir avec une belle salade de crudités en accompagnement.

Pour la version salée (la préférée d’Ingrid), on avait un paquet de fromage râpé qui trainait (on préfère le parmesan ou le pecorino sur les pâtes…), un gros bocal d’olives vertes dénoyautées (AAAAAALÉÉÉÉLUIAH) et un fond d’olives noires qu’il a fallu patiemment dénoyauter pour éviter les accidents style « la fève cachée » lors de la dégustation (tu sais, le moment où tu croques innocemment à pleines dents dans ton morceau de cake et BIM tu tombes sur un truc dur qui te surprend tellement que t’as l’impression d’avoir perdu une molaire ?!). Mais comme pour le cake à la farine de lupin, vous pouvez laisser parler votre inspiration : tofu, fêta, tomates séchées, graines de tournesol/courge, champignons, poivrons grillés, courgettes, aubergines, un reste de ratatouille froide de la semaine qu’on essaye désespérément d’écouler, mais là, dommage, y en n’a pas assez pour faire un repas pour 5 personnes, etc…

Pour la version sucrée (la préférée de Juliette, vous vous en doutez), on a cédé à la gourmandise et opté pour un mélange chocolat praliné (ah ben on a dit gourmandise, du coup on va pas juste mettre du chocolat, on fait pas les choses à moitié les gars !) et saupoudrée de noix de coco râpée. Mais y a plein d’autres options : fruits frais, congelés ou en boîte (genre la boite de poires au sirop que tu te rappelles pas avoir acheté mais qui traine au fond du placard depuis 1000000000 ans – enfin vérifiez quand même la date hein ! -), chocolat de toutes les couleurs/variétés, compote, confiture, nutella, pépites, raisins secs, amandes, noisettes, etc…

Voilà, allez, assez bavé, à vos fourneaux les amis !!🙂

Les salés (une dizaine) :
250g de farine
1 sachet de levure
125g de margarine
3 oeufs
250g de garniture (olives vertes, olives noires et emmental râpé pour nous, et on a rajouté de l’ail semoule et des herbes de Provence parce qu’on adore ça, mais on peut mettre aussi du cumin, curry, origan, persil, basilic…)

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Les sucrés (une dizaine) :
200g de farine
1 sachet de levure
1càc de bicarbonate de soude
150g de sucre
100g de beurre
2 oeufs
120ml de lait
vanille
200g de garniture (chocolat praliné pour nous, mais là aussi on peut mettre des fruits secs, du chocolat noir/blanc/au lait ou les 3, de la praline, des framboises surgelées… Bref, laissez parler votre imagination/gourmandise !)

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Mélanger les ingrédients secs ensemble, puis les ingrédients mouillés séparément. Une fois que ce dernier est homogène, vous l’ajoutez au mélange sec et incorporez la garniture. Ne pas mélanger trop longtemps, il faut garder un peu de grumeaux, c’est le secret pour faire gonfler les muffins !

Faites cuire pendant 20-30 min à 180° en surveillant, et quand le couteau ressort propre du coeur… DING c’est cuit !!!

NB : Si vous ne voulez pas perdre vos mains au démoulage, attendez un peu que ça refroidisse avant de vous jeter dessus.

Bon appétiiiiit !!

 

 

Être enceinte, c’est génial !! Nan, j’déconne…

En premier, je m’excuse si je heurte la sensibilité de quelqu’un ou si je suis maladroite dans mes paroles, je m’excuse si j’ai l’air de me plaindre de mon état alors qu’une lectrice a actuellement ou eu par le passé des difficultés à tomber enceinte alors qu’elle essaye très fort, mais je vous assure que la meilleure partie dans la maternité ce n’est pas forcément la grossesse, c’est tout ce qui vient après, une fois que votre bébé/enfant est là, dans vos bras, sous votre toit, dans votre foyer, peu importe comment il y est arrivé : naturellement, spontanément, accidentellement, grâce à la science, par adoption…

Pour celles et ceux qui ne le savaient pas encore, on a un truc à vous annoncer : la famille que le ridicule ne tue pas s’agrandit, et va accueillir très bientôt un nouveau membre, parce qu’Ingrid est enceinte !!

Et oui, un petit haricot est apparu dans son bidon en novembre (enfin apparu… Ça tient pas du miracle hein, mais bon on va pas non plus vous expliquer), et depuis il ne fait que grossir, alors même si on continue à l’appeler le petit haricot il semblerait qu’il ait plus la forme d’un mini humain maintenant !
Entre temps, Ingrid a espéré très fort pouvoir accoucher d’un bébé léopard, malgré que Juju lui a expliqué qu’il y avait relativement peu de chance… Et puis sur les écrans pendant les échographies, on n’a entendu aucun ronronnement ou grognement, seulement des battements de cœur à tout rompre hyper rapides (entre 140 et 160 battements minutes, donc environ le double de nous, adultes, pour vous faire une idée) ! Alors à défaut d’avoir un bébé léopard, ce sera un bébé lion, puisqu’il est censé arriver le 8 août, 1 année pile poil après le mariage de MartIngrid🙂

Vous devez vous en douter, si on écrit un article aujourd’hui, c’est pour vous raconter comment Ingrid vit sa grossesse, comment elle appréhende toutes les nouvelles choses qui se passent dans son corps, auxquelles elle n’était pas forcément prête et aussi pour démystifier un peu cet état en essayant de déculpabiliser les filles qui, comme elle, ne trouvent pas qu' »être enceinte, c’est AB-SO-LU-MENT FAN-TAS-STI-QUE !!! ».

Bon alors déjà, c’est juste impossible de se préparer au concept de la grossesse…  T’as beau t’imaginer comment c’est d’avoir un bébé dans ton ventre, les seins qui gonflent, te mettre un coussin sous le t-shirt pour faire comme si t’avais un gros bidon devant le miroir, t’es loiiiiiiiin du compte en fait !!! D’abord parce que chaque grossesse est unique, donc une même maman ne vivra pas forcément la même chose à toutes ses grossesses (en supposant que la première ne la dégoûte pas des suivantes mouhahahaaaa) et en plus parce que le fait de créer un être vivant est purement naturel, chimique, instinctif et animal, il ne fait absolument pas appel à notre intellect, notre cerveau, notre réflexion, c’est un truc auquel il est donc impossible de se préparer, de réviser ou de s’entraîner !!

Avant de commencer, il faut préciser une chose : tout ce qui va être exprimé dans cet article est complètement subjectif et ne reflète que l’avis et le ressenti d’Ingrid, à tous les coups Juliette ne vivra pas du tout ce que sa sœur a vécu (on ne lui souhaite pas en tout cas…), donc ses propos ne sont pas une généralité, une vérité universelle, juste un moyen d’expression personnel !

« Je ne me suis jamais sentie aussi bien de ma vie »
FAUX
Franchement, la grossesse c’est pas toujours le pied ! Pourtant on en entend des mamans, jeunes ou pas, qui balancent à tout bout de champs « Moi je me sentais teeeeeeeeeeellement bien quand j’étais enceinte, j’étais bien, j’ai adoooooooooré ça !!!! ». Et toi t’es là, en face d’elles, dépitée, en train de te demander ce qui cloche chez toi, pourquoi toi, tu kiffes pas ta life comme toutes les autres ? Pour te rassurer, tu peux te dire comme moi que ces femmes là, soit elles mentent pour « faire bien », soit elles te cachent la vérité pour pas te décourager de la suite, ou alors elles ont juste oublié, tout simplement ! Puis tu rencontres aussi des futures mamans qui vivent les choses de la même manière que toi, et là tu te dis que finalement tu n’es pas si seule dans le mal que ça !

Donc t’inquiète, t’es tout à fait normale, parce que bon, soyons honnêtes, la grossesse c’est pas si chouette (en tous cas pour moi), et je m’en vais t’expliquer pourquoi. Les avantages de la grossesse ne sont pas TOUS flagrants, surtout au début (t’as du mal à en voir tout court en fait… Si ce n’est de se réjouir entre 2 vomis/dodos du fait que tu vas avoir un petit « nous », le fruit de notre amour) :

Les trois premiers mois
– t’as la gerbe tout le temps
– tu ne supportes AUCUNE odeur, même la tienne, celle des tes produits de beauté, de ta cuisine préférée ou encore celle de ton mari
– tu dors à peu près… tout le temps !
– t’as une paire de seins énormes et tu ne supportes pas de porter un soutif, ni de ne pas en porter d’ailleurs > ça donne de l’appétit à ton chéri mais toi t’es tellement dans un état bizarre avec tes nénés endoloris, complètement shootée aux hormones que t’es à peine capable de te lever pour faire pipi toutes les heures sans finir la tête dans la cuvette…
– tu es à fleur de peau, en mode Jean qui rit, Jean qui pleure, Jean qui dort > c’est comme ça qu’on a commencé à se douter d’un truc avant de faire le test du pipi, j’étais encore PLUS CHIANTE que d’habitude (c’est dire… Heureusement qu’on s’est mariés pour le meilleur et pour le pire hahaha !)
– tu dois attendre un peu avant d’annoncer à tout le monde la super nouvelle, alors que toi à l’intérieur tu trépignes d’impatience
– tu dois tenir ta langue alors que ce serait un moyen d’expliquer pourquoi tu es exécrable et pourquoi tu maigris parce que tu ne peux rien avaler qui te transforme en Vomito les 10 minutes suivantes
– tu apprends par coeur les prénoms de toutes les secrétaires médicales et infirmières du laboratoire le plus proche de chez toi et tu leur demandes si elles ont pas une carte de fidélité, parce que tu vas les voir trèèèèèèèèèèèèèès souvent
– tu t’habitues aux rendez-vous médicaux troooooop super, en dose mensuelle voire plus, genre les prises de sang à répétition, les pipis dans un mini pot, les échographies et touchers vaginaux… Toutes les joies qui contribuent à te faire te sentir teeeeellement bien !
– tu apprends à prendre de la distance par rapport à ce que le personnel médical te dit, te conseille, t’impose à tort ou à raison (euuuuuuh, c’est pas censé être un truc naturel de faire un bébé ? Pourquoi c’est aussi médicalisé là ???)
– tu fais le deuil du vin, du chèvre frais et des légumes crus grignotés à la va vite dans les allées du marché par peur de bouffer de la terre et de te choper la toxoplasmose qui peut rendre ton bébé aveugle
– tu imagines le pire parce que tu ne sais pas à quoi t’attendre et que tu entends des choses horribles (en vrac, quelques exemples : on va te découper le périnée, tu vas perdre tes dents, tes cheveux et tes ongles après l’accouchement, des tâches vont apparaître sur ton visage à vie si tu t’exposes au soleil, tu vas avoir des hémorroïdes, tu vas saigner des gencives, avoir un œdème, les jambes gonflées, les chevilles en poteaux, faire des insomnies, être incontinente, tu seras zébrée de vergetures, on va te cercler le col de l’utérus si tu fais trop de voiture, tu vas mettre en danger la santé de ton bébé si tu continues à être végétarienne -genre je vais recommencer à manger de la viande rouge POUR mon bébé, non mais GROS LOL- >>> au passage, au nom de toutes les femmes enceintes pour la première fois, je tiens à remercier tout ce monde de nous rassurer, nous futures mamans qui avons des bouffées d’hormones et qui gérons hyper mal les émotions, surtout les négatives, c’est sympa et hyper rassurant d’entendre ce genre de choses. S’il vous plait, arrêtez ça, ça ne nous aide pas, mais alors, vraiment pas du tout !!)
– tu apprends plein de nouveaux mots/abréviations, et ton mari aussi, sinon les conversations deviennent rapidement difficiles puisque ta vie de couple ne tourne quasiment qu’autour de ça : HCG, SA, SG, DPA, toxoplasmose, primipare, PC, PS, HPGO, albumine, écho morpho, DME, HIN… On enrichit notre vocabulaire quoi !

C’est pas top non plus au milieu
– tu es essoufflée comme un buffle quand tu montes les marches de chez toi, et c’est pas très cool quand tu passes tes journées sur le canapé mais que tu dois monter aux toilettes 10 fois par jour
– tu découvres ce qu’est une hémorroïde (oui oui, c’est féminin comme mot…), chouette ! Ben c’est la joie, le plaisir, c’est l’épanouissement quoi ! Et puis tu perds le peu de dignité qu’il te reste en demandant à ta soeur de regarder à quoi ça ressemble et de te le décrire parce que t’arrives pas à la voir toute seule avec ton miroir (oui oui, j’ai essayé… Quand je vous dis qu’on perd le peu de dignité qu’il nous restait, c’est pas une blague !! Mais après tout, le ridicule ne tue pas si ?)
– tu grossis (c’est que le début, mais ça fait bizarre !!)
– t’arrives plus à rentrer ton ventre : donc t’es dans une espèce de situation ambivalente où les gens que tu croises savent pas si t’as trop mangé, trop bu, si t’es ballonnée ou enceinte… La bonne nouvelle c’est que tu peux le dire pour éviter les moments gênants😉
– tu commences à avoir mal au ventre (oh bâtard, ça tire vachement à l’intérieur !) et au dos, t’as du mal à rester debout longtemps, mais comme ça se voit pas trop, t’oses pas t’incruster dans la file à la caisse prioritaire, donc tu dois te caresser le ventre comme une femme enceinte (parce que c’est ce que t’es ma vieille) pour bien faire comprendre aux gens que OUI OUI tu es bien prioritaire !
– tu trouves aucun vêtement qui te va ! Je dis pas « qui te mette en valeur », ça non, c’est fini, tu laisses tomber pour quelques mois, mais juste un vêtement dans lequel tu rentres et qui ne te donne pas l’impression de te scier le ventre quand tu t’assois
– la ceinture dans la voiture t’oppresse, alors t’essaies de trouver des stratégies pour qu’elle arrête de t’appuyer comme ça sur le ventre, mais bon du coup le principe de sécurité est un peu nul, c’est bête !
– ton appétit revient et tu as des envies bizarres, voire des « obsessions culinaires » telles que la pomme de terre (sous toutes ses formes : vapeur, sautées, grillées au four, en purée, frites, en forme de gnocchis, de chips…), le brie, les olives, les fruits quels qu’ils soient, en quantité astronomique, et le chocolat
– ta libido remonte en force mais ton gynéco t’explique que « les rapports trop bestiaux et brutaux (appelés aussi « déclenchement à l’italienne » lorsqu’ils sont pratiqués vers la date de terme) sont déconseillés car ils font raccourcir ton col »… AH.
– tu dois ralentir ton rythme de vie parce que t’es fatiguée du moindre effort, alors qu’en vérité t’as arrêté toutes tes séances de sport habituelles et le seul effort que tu fais c’est le ménage et la lessive de la semaine, la vaisselle et les trajets cuisine-salon-toilettes
– tu dois supporter les questions indiscrètes/conseils/avis/expériences/doutes/peurs/tentatives de culpabilisation d’à peu près tous les gens que tu croises partout, ça va des membres du corps médical aux inconnues à la caisse du supermarché quand tu discutes avec eux (surtout quand toi tu n’as pas choisi de faire comme eux… C’est vraiment fatiguant de devoir justifier sans arrêt chacun de tes choix, franchement !)
– tu dois prendre sur toi pour ne pas faire des prises de kung-fu à tous les gens qui ont l’envie déplacée de caresser ton ventre sans te demander ton avis, même les inconnues à la caisse du supermarché (sérieusement, ça te dit quelques chose « sphère privée » ?)
– tu commences à dire « au revoir, à bientôt j’espère » à tes abdominaux (bon au moins, ça te prouve que t’en avais, même si, comme chez moi, c’était pas flagrant à la base)

Et puis c’est pas vraiment l’extase à la fin non plus
– t’es obligée de rouler pour sortir de ton lit, du canapé ou de la voiture
– t’es à 2 doigts d’envoyer un CV à Marineland parce que tu te dis que tu serais vachement bien dans le grand bassin avec tes copines les baleines > ça marche aussi au zoo avec les éléphants et les hippopotames
– tu ne vois plus le bas de ton corps, de ton pubis à tes pieds
– tu as peur de faire un malaise quand tu te penches pour fermer tes chaussures ou te couper les ongles d’orteils
– tu ne peux plus passer l’aspirateur sans avoir l’impression qu’on te laboure les lombaires alors que t’es super maniaque et que t’aimes bien quand le sol est propre
– tu dois garder ton calme face à la cliente insupportable qui te passe devant alors que t’es clairement enceinte sous prétexte que « tu n’as pas de carte de handicap, toi, et que de toute façon, être enceinte c’est pas un handicap, ou alors bien moins grave que le sien »
– les exercices de Pilates que ton bébé adoooooooore faire dans tes intestins le matin te donnent une envie irrépressible de péter ou de courir aux toilettes
– tu dois freiner tes envies de claquer tout ton argent en langes, bodies, doudous, déco et autres mignonneries > ben quoi ? Je nidifie OK ? Mais je vous jure tout est trop mignon aussi…
– tu te poses un millier de questions sur ta capacité à faire sortir ce bébé qui te semble énorme sur l’écran du docteur par un aussi petit orifice
– tu t’en poses un millier de plus sur les choix et décisions qui le concerneront quand il sera là (vaccins, vitamine D, alimentation, médicaments, poussette, écharpe, couches, lingettes, savon…)
– tu commences à psychoter sur le masque de grossesse et les vergetures qui pourraient décider de se pointer, même au dernier moment
– t’as le hoquet… Enfin pour être plus exacte, ton ventre a le hoquet ! Quel glouton ce petit haricot !!
– tu essayes (et tu achètes) des soutiens-gorges d’allaitement : le truc le moins flatteur et le plus dégueulasse qu’on ait créé en terme de lingerie (en top 1, même avant la gaine… Qui semble sexy à côté de ce machin !!)

Bref, quand tu fais la liste, comme ça, tu comprends pourquoi t’as hâte que ce soit fini, et même si tu as conscience qu’il faut être patiente parce que ce bébé a encore besoin de rester au chaud pour être en bonne santé, tu te dis que tu languis du jour où il sera dehors ce petit être, pour pouvoir le rencontrer, le câliner, le bisouiller, interagir avec lui, lui apprendre des trucs, le présenter à son papa et les observer avec des coeurs dans les yeux (et peut-être 1 ou 2 larmes aussi…) quand ils se seront retrouvés🙂.

Et oui, car cette aventure de la grossesse je ne la vis pas SEULEMENT avec le papa, qui est parti 4 mois cet été pour le travail et qui ne pourra donc pas assister physiquement à la naissance. Je partage la fin de la grossesse et le début de ma vie de maman avec… Juliette !!!! Hahahahaaaaaa, quand on vous dit qu’on fait beaucoup de choses ensemble, on rigole pas nous !!! En partant, Martin a confié à Juju l’énorme responsabilité de le remplacer pendant les dernières semaines où il ne pourra être présent, pendant l’accouchement, et les quelques semaines après la naissance le temps qu’il revienne en France, relayé par le reste de ma famille quand elle en aura marre (elle est déjà sur le point de craquer, je vous préviens). Ma soeur jouera donc le rôle de papa de substitution lors du moment crucial, l’accouchement, ce qui est plutôt drôle quand on se rappelle qu’en Asie on nous a souvent fait remarquer que notre complicité laissait penser qu’on avait sans doute été en couple dans une vie antérieure… Quoi ? On aurait une histoire à boucler dans cette vie-là ? Oui sans doute, mais quand Juju a accepté sa mission, ni elle ni moi ne savions dans quoi nous nous embarquions, parce que comme vous savez, on aime bien faire les choses à notre manière, remettre en question certaines choses, essayer des nouveaux trucs🙂
Du coup j’ai poussé ça à la décision de mettre ce bébé haricot au monde non pas dans une maternité, mais à la maison ! Heureusement Martin a été tout de suite partant (et même enthousiaste) pour ce projet, et ce qui a fini de nous décider a été la rencontre d’une sage-femme passionnée trop géniale, hyper compétente, rassurante, qui nous apprend plein de choses intéressantes, avec qui le feeling est passé tout de suite et en qui nous avons une totale confiance (article à venir, soyez à l’affût) ! Du coup, Martin a passé le flambeau et Juju et moi assistons ensemble à la fin des cours de préparation à l’accouchement : échanges, vidéos, questions, schémas, reconstitutions, simulations, explications, la sage-femme ne compte pas ses heures et c’est un régal de passer tout ce temps avec elle à lui poser les centaines de questions bizarres auxquelles elle s’efforce de répondre avec la plus grande patience.

Je l’ai évoqué plus haut, si la grossesse m’a appris un truc et sur lequel elle m’a forcée à travailler (et Dieu sait au quel point j’en ai besoin), c’est bien la patience ! Une grossesse ça dure 9 mois, pas (beaucoup) moins ! Et c’est pas pour rien… Chaque étape, chaque semaine, chaque jour a son importance dans le développement du bébé, de son enveloppe physique, mais aussi de son âme, et on a tendance à l’oublier, ça joue aussi un rôle dans la préparation psychologique des parents : l’arrivée d’un bébé n’est pas soudaine, et même si elle est souhaitée, elle chamboule pas mal de choses, des choses auxquelles il faut un peu de temps pour s’adapter, en tant que personne, que couple, que famille et que foyer. 9 mois ça paraît presque trop court, surtout vers la fin, quand tout s’accélère, et que tu peux avoir l’impression un peu flippante de ne pas encore être prête ! D’ailleurs c’est tout bientôt là… Allez ! Encore un mois pour se préparer psychologiquement, pour trouver la force et la confiance de te dire que TU PEUX LE FAIRE, tu peux réussir à le faire sortir même s’il te semble énorme ! Et puis quand tu réfléchis, 9 mois c’est quand même vachement rapide pour fabriquer un être humain non ? Surtout que tu le fabriques juste comme ça, en faisant rien, ça donne un peu l’impression d’avoir un super pouvoir magique : tu peux créer quelqu’un, purée, c’est OUF quand même !!! La nature est tellement bien faite…

Pour finir sur une note comique,  allez voir le sketch de Florence Foresti, c’est hyper drôle !! Et serrez bien votre périnée quand vous rigolez, sinon vous allez vous faire pipi dessus !!

Le cake salé végétarien à la farine de lupin

Le cake salé, c’est le truc le plus pratique, le plus rapide et le plus délicieux à faire quand on est pressé, invité et qu’on a mis trop de temps à se décider quoi apporter…🙂
Aller, ici on se ment pas, on sait que c’est vrai !!

C’est comme si le cake faisait bonne impression de toutes manières, et quoi qu’on y mette !
Mais pour changer un peu (et surtout pour vider les tiroirs en utilisant les trucs inutilisables), on a décidé de faire un cake… A la farine de lupin.
La farine de lupin est très riche en protéines, est sans gluten, et a un petit goût sucré, parfaite donc pour ceux qui ne tiennent pas forcément à utiliser du blé, ceux qui veulent tenter de nouvelles choses ou ajouter de nouvelles saveurs à un cake « classique ».

En plus d’être magnifique, il était déééééélicieux !

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Et voici la super recette pour faire ce super cake de vos propres mains :

250g de farine de lupin
4 oeufs
1 sachet de levure
4 c à soupe de son d’avoine
50cl de crème de soja
50cl de lait de soja (ou tout autre lait végétal)
2 c à soupe de moutarde
1 c à soupe d’huile d’olive
sel, poivre, basilic frais

Mélanger pour former une pâte plutôt épaisse, puis enfourner tout ça 35 minutes au four à 180° et magie !!

Après, à cette base, vous pouvez ajouter n’importe quelle garniture selon vos envies.
Nous on y a mis tomates séchées et olives noires. Mais vous pouvez prendre de la féta, des olives vertes, de l’emmental, lardons végétariens pour les gourmands, tomates cerises, poivrons grillés, noix de cajou, pistaches… Enfin FAITES VOUS PLAISIR quoi !

Avoir les cheveux brillants grâce au henné neutre

Bonjour à touuuuus !

Le dimanche cheveux revient, avec la période estivale qui approche et qui donne envie d’avoir une crinière de rêve (enfin nous c’est ce que ça nous fait ahah).
Le dimanche cheveux, pour ceux et celles qui ne connaissent pas, c’est le jour où on parle de trucs et astuces pour rendre les cheveux jolis, que ce soit avec des soins faits-maison, des masques aux huiles, des produits dont on a envie de vous parler, ou encore des coiffures🙂

Le jour préféré de Juliette donc, qui est la spécialiste ès cheveux du duo de soeurs !!
C’est donc Juju qui vous écrit aujourd’hui, pour vous présenter une de nos façons préférées  de sublimer nos cheveux : le masque au henné neutre.

Qu’est-ce que le henné ?
Le henné est une plante, dont les feuilles sont broyées pour obtenir une poudre très volatile. Cette plante pousse dans les climats chauds et secs (du Maroc à l’Inde, en passant par l’Egypte, la Syrie, l’Iran ou le Pakistan), et l’utilisation du henné est donc historiquement originaire du Moyen-Orient à l’Orient.

Son utilisation remonte, selon des recherches, à il y a près de 9000ans dans l’actuelle Turquie et plus précisément dans la cité de çatal höyük (site archéologique magnifique en passant). A l’époque de l’Egypte Ancienne, on l’utilisait pour colorer les ongles ou les cheveux des momies, c’est pour dire…
Bon bien sûr aujourd’hui on a pas besoin de colorer nos momies, mais les femmes s’en servent pour colorer leur belles chevelure (en Inde, au Maghreb, au Moyen-Orient…), orner leurs mains et pieds de jolis dessins pour les fêtes… Enfin voilà quoi !

MAIS, grâce au miracle de la mondialisation… On en trouve dans nos magasins😀
Du coup on a aucune raison de ne pas utiliser un produit qui sublime les cheveux de millions de femmes depuis des siècles pas vrai ?? Alors on s’y met !

Henné neutre ou coloré ?
Le henné est souvent mélangé à des pigments naturels qui permettent de colorer la peau et les cheveux, et peut avoir une pigmentation orange, rouge, auburn, acajou, blond…
Enfin il y en a pour tous les goûts quoi !
Cependant, il en existe aussi du neutre : c’est à dire qu’il ne colore pas. Quel intérêt vous allez me dire ? Eh bien lisez plus bas🙂

PS : faites aussi attention aux henné qui ne sont pas « naturels » –> on y a ajouté un tas de choses au nom imprononçables et mauvaises pour les cheveux ou la santé. Prenez donc toujours votre henné NATUREL. Le choisir bio est aussi un bon investissement. Et bannissez les colorations « au henné », qui ont seulement 3% de henné à l’intérieur juste « pour faire bien ».


Quels bienfaits ?
Premièrement, le henné est le meilleur moyen de colorer sa chevelure sans lui faire de mal.
En plus de cela, il « enveloppe » le cheveux et le protège des agressions extérieures. C’est à dire qu’au lieu de décoller les cuticules du cheveu (ce que fait n’importe quelle coloration), il gaine le cheveux et le rend plus fort. Et qui dit cheveux plus fort, dit cheveu plus brillant !!
Sur cheveux secs : il les rend moins ternes et moins cassants
Sur cheveux gras : il régule la production de sébum, et prévient la chute de cheveux
Il régule aussi le ph de votre cuir chevelu, ce qui veut dire qu’il apaise les plaques, rougeurs ou pellicules.

Imaginez donc, la chance que vous offrez à vos cheveux de leur faire un masque au henné neutre si vous les voulez juste en meilleure santé !!

Comment s’y prendre ?
Achetez le henné de votre choix.
Moi j’ai pris du henné neutre de la marque Henné de Shiraz et le pot contient 150g de henné et coûte 9€90 chez Naturalia.

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Depuis que j’ai coupé mes cheveux (oui J’AI COUPÉ MES CHEVEUX), ils devenaient gras très vite et c’était pénible. J’attendais donc qu’ils ravivent mes cheveux, et soigne mon cuir chevelu.

1- Mélanger la poudre de henné à de l’eau tiède
Par exemple moi j’ai mis 50g de poudre pour 150ml d’eau. 50g étaient largement suffisants pour mes cheveux qui m’arrivent en dessous des épaules.
Pour 100g par exemple, on utilisera 300ml d’eau.

2- Bien mélanger jusqu’à l’obtention d’une mixture lisse un peu gélatineuse
Je vous l’accorde, cette pâte s’apparente à de la bouillasse, ou bien de la bouse, et puis il faut reconnaitre que l’odeur n’est pas non plus très agréable… Mais pensez aux bien que cela va faire à vos longueurs🙂
Si l’odeur vous dérange beaucoup vous pouvez mettre quelques gouttes d’huile essentielle de votre choix, ou bien de l’hydrolat.

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3- Répartir la boue en commençant par le cuir chevelu (en mettre bien partout), puis descendez jusqu’aux longueurs
Fates bien attention à mettre des gants si vous utilisez du henné coloré, sinon il teint vos mains et tous les autres endroit ou vous en mettez !

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4- Laisser poser entre 30 et 40 minutes
Pendant ce temps-là, faites en sorte de ne croiser personne au risque de provoquer une crise cardiaque…
Les henné risque de durcir un peu, à l’image de l’argile, mais tout est normal !

5- Rincer abondamment
A peu près jusqu’à ce que le bac de douche ne soit plus vert😉
Vous pouvez faire un shampoing neutre (exemple : sans silicone, sans paraben, sans colorant etc, moi j’ai utilisé le shampoing solide Montalbano de  Lush par exemple) dessus si l’odeur vous dérange ou si la texture de vos cheveux ne vous plait pas. Vous allez quand même sentir rien qu’après les avoir rincés, qu’ils sont déjà beaucoup plus forts.

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Et voilà, le tour est joué, en 1h vous avez une nouvelle chevelure toute belle, toute douce😀

Istanbul : de la boule !

Bon c’est vrai 1 an pile poil aujourd’hui s’est écoulé depuis de notre super tour de globe-trotteuses mais ça n’empêche qu’on aime toujours autant vadrouiller, découvrir des nouvelles personnes, des nouveaux paysages, des nouvelles cultures et se goinfrer dans toutes les langues du monde ! Alors aujourd’hui on vous emmène de nouveau un peu sur la route avec nous, et, après Amsterdam, c’est d’Istanbul dont on veut vous parler pour essayer de vous convaincre d’y aller🙂

La Turquie est un pays qu’on a toujours voulu visiter, et, à l’occasion d’une semaine de vacances de son amoureux (et c’est rare…) Ingrid a sauté sur l’occasion pour réserver des vols, un hôtel et acheter un guide du Routard de la ville. C’est sur qu’en termes de destination en ce moment c’est pas le plus « safe, safe », mais de toutes les façons, quand on voit ce qui se passe à Paris ou Bruxelles, c’est à croire qu’il y a un risque partout et que c’est pas pour autant qu’il faut se priver d’être ouvert au monde, bien au contraire ! On a donc décidé d’ignorer les messages de prévention du ministère des affaires étrangères, et, tout en étant prudents et confiants, de nous envoler vers la belle Istanbul.

Au passage, la compagnie Turkish Airlines est au TOP ! Pour avoir comparé plusieurs compagnies aériennes pendant ces nombreuses semaines dans les airs, on peut se vanter d’être devenues de bonnes connaisseuses des avions et des services proposés en vol. Et là, pour le coup, Turkish n’est pas loin derrière Emirates, qui jusque là avait la place numéro 1 (et de loin) dans nos coeurs. Super bon plateau repas (végétarien ou végétalien sur demande), personnel disponible et gentil, espace pour les pieds, films sympas sur écran agréable à regarder, et la couverture à disposition était tellement jolie que je l’ai gardée pour m’en servir comme écharpe !

À la base, la Turquie devait être notre destination de voyage de noces, mais couplée avec la Grèce, en mode routards et sacs sur le dos, pendant 1 mois ou un peu plus pendant l’été 2016. Malheureusement, chérichou part 4 mois en mission cet été (adieu les 5 semaines de permission luxueuses !!!!), et nos plans ont été un peu bousculés par l’arrivée d’un petit bébé MartIngrid prévue en août ! Alors ce projet de Grèce-Turquie en sac à dos a été momentanément reporté et mon envie pressante de houmous et baba ganoush sur pain pita a été laaaaaaaargement compensée par cette semaine parfaite en amoureux à Istanbul ! Semaine, je dois l’avouer, pendant laquelle un grand nombre d’aprioris et de clichés ont pris un coup… Parce que, quand on visite un pays, on se construit avant une sorte d’imaginaires, de croyances de ce qu’on va y trouver, nourris par les films qu’on a vus, les choses qu’on a entendues ou encore les histoires qu’on a lues, sauf que la vérité est toute autre et que c’est précisément à ça que servent aussi les voyages : à démonter tes préjugés, à apprendre à connaître le pays, sur place, par soi-même, à travers le regard des locaux qu’on rencontre et avec qui on discute, et bien sur en déambulant les yeux plein de curiosité. Selon moi, le plus important en voyage c’est de prendre le temps d’observer ce qui se passe autour de soi : les allers et venues des passants, le comportement des amoureux en public, les étudiants et travailleurs en pause déjeuner, les interactions entre commerçants et clients, les divertissements des enfants dans les parcs… Autant de situations quotidiennes qui nous paraissent banales et familières, mais qui, vécues dans un pays différent, peuvent nous apprendre beaucoup sur les moeurs et habitudes locales souvent éloignées (ou pas) des nôtres.

Ce qui nous a surpris en arrivant à Istanbul est sans doute la propreté : mais vraiment, c’est HYPER PROPRE !! Pas propre genre l’Allemagne ou la Suisse (qui sont déjà super propres par rapport à la France !), non non non, propre genre on n’a pas vu un seul mégot par terre, un seul papier trainer (les gens gardent leurs papiers dans leurs poches, et lorsqu’ils croisent une poubelle, ce qui est fréquent, ils les vident poliment), et malgré nos efforts qui tournaient limite à l’obsession scatophile glauque, on n’a pas croisé un seul caca de chat ou de chien !! Pourtant, il y a des chiens et des chats en liberté partout dans la ville, ils n’appartiennent à personne mais sont nourris par tout le monde. Une chose est sûre, il fait bon vivre à Istanbul pour un chat ou un chien, ils sont gras à souhait, les Stambouliotes leur ont même construit des petites cabanes dans les rues ou les parcs avec des gamelles de croquettes, les chiens ont les oreilles baguées et ils sont tatoués, hyper calmes, n’aboient jamais, passent leurs journées à faire la sieste à l’ombre des arbres, les chats ont tous une queue entière (contrairement au Cambodge où ils ont tous la queue coupée) et se baladent tranquillement avec leurs petits chatons, dorment sur les siège des restaurants, lézardent au soleil et veillent sur les touristes du haut des toits, bref, la belle vie ! En vrai, les seules êtres sales qu’on a croisé lors du séjour n’étaient même pas des animaux, c’était un groupe de touristes iraniens qui avait ouvert un sachet de pistaches sur le bateau et qui laissait tomber les coquilles par terre nonchalamment, avant d’écraser leurs longues canettes de bière et de les laisser trainer sur un banc du pont juste avant de descendre. Mais, chose nouvelle pour nous : le responsable de la sécurité sur le bateau leur a demandé de ramasser leurs canettes et de bien vouloir les jeter dans la poubelle toute proche. T’as déjà vu un flic appliquer la loi et mettre une amende à quelqu’un dans la rue qui jette son mégot par terre ou son emballage de bonbon toi ? (Alors qu’en théorie, il pourrait/devrait le faire… Après on se plaint que c’est cradouille par terre !)

Pour une grande ville, une métropole de plus de 14 millions d’habitants qui s’étend sur 2 continents séparés par un grand bars de mer, il y règne une atmosphère étonnamment calme et reposante. Même en prenant le tramway, le métro, le bus ou le bateau aux heures de pointes, les Stambouliotes sont zen, souriants, ils ne courent pas, ne semblent pas stressés pour un sou et sont toujours prêts à rendre service et donner un renseignement. Et pour un peu qu’on aligne quelques mots de turcs (ils ne parlent pas systématiquement anglais, ce qui est aussi une chose fort appréciable), ils sont ravis et d’autant plus enclins à te filer un bon plan en te gratifiant d’une main tendue pour la serrer ou posée sur l’épaule en t’appelant « arkadaşim » (= mon ami). Franchement, les Stambouliotes, c’est des super potes !
L’architecture est un mélange magnifique : la tradition des bâtiments anciens, le charme des restes archéologiques qui jalonnent les rues de Sultanahmet, la modernité des quartiers de Galata et de Taksim, le romantisme des rives du Bosphore, les terrasses hipsters de Kadıköy, les marchands populaires en Anatolie et bien sur l’horizon systématiquement décoré de toutes parts de centaines de minarets et de coupoles héritées des religions chrétienne et musulmane qui se marient merveilleusement bien.
C’est en feuilletant les premières pages du Routard (vous savez, celles qui ont une bordure hachurée, et qui expliquent l’histoire du pays, la culture, les spécialités culinaires et qui donnent quelques mots traduits pour s’exprimer ?) que j’ai compris que la Turquie avait été le berceau de notre civilisation européenne (oui la fille débarque… Ben quoi ?! Mieux vaut tard que jamais non ? Et puis y a pas d’âge pour apprendre, NA !) : tour à tour grecque, puis romaine, puis chrétienne, puis ottomane, aujourd’hui musulmane, sans cesse envahie, attaquée, brassée, détruite puis reconstruite, il faut y aller pour constater la richesse de Byzance/Constantinople/Istanbul et comprendre le vrai sens du terme « cosmopolite ». Au début, on est un peu étonnés de voir autant de têtes voilées (attention, tous les voiles intégraux qu’on a croisés étaient portés par des touristes saoudiennes venues accompagner leur mari polygame qui se faisaient implanter des cheveux – apparemment, c’est la spécialité là-bas -, je pense qu’il y a très très peu de femmes turques voilées intégralement, et ce malgré le fait que le pays ait la réputation relayée par les médias d’être de plus en plus islamiste intégriste), d’entendre le muezzin chanter 5 fois par jour (l’appel à la prière de 5h15 du matin, surtout le premier jour, est assez surprenant et pique un peu c’est vrai…), de voir se précipiter dans les minutes suivantes des vagues de fidèles qui rejoignent la mosquée la plus proche et de constater que malgré l’alphabet latin proche du notre, il est quasiment impossible de lire les mots, les comprendre, les prononcer ou encore moins de les retenir ! Mais en fait, on s’y fait vite, naturellement, et, vu le nombre d’étrangers qui vivent à Istanbul, il est très facile de se fondre dans la masse, sans être considéré comme un touriste et être harcelé de toute part comme en Asie par les chauffeurs de taxis, vendeurs du bazar ou restaurateurs avides de remplir leur terrasse. Une fois éliminés les passages touristiques obligatoires : musées aux vitrines pleines de vaisselle en céramique, costumes de sultans et bijoux précieux du harem, basilique/mosquée Sainte Sophie, Mosquée Bleue (et les dizaines de mosquées trop belles qu’on n’a pas pu s’empêcher de visiter même si elles donnaient l’impression d’être pareilles), Palais de Topkapı, Tour de Galata, Grand Bazar, on s’est régalés de promenades main dans la main au fil des rues, de croisières sur le Bosphore, la Mer Noire et la Mer de Marmara au prix d’un ticket de métro parisien. Vous l’aurez compris, en tout cas pendant la période à laquelle on y est allés, Istanbul est une ville reposante où on ne sollicite pas les touristes : vous y serez bien accueillis et vos journées seront bien remplies !

Enfin, argument de taille pour finir de vous convaincre : vous y mangerez comme des pachas. Certes, la Turquie est le pays du kebab, or, on est végétariens, mais on a quand même trouvé notre bonheur ! C’est aussi le pays des légumes, de la cuisine méditerranéenne, du houmous, des olives, des jus à la grenade, du fromage de brebis, des yaourts, des mezze, du riz pilaf, du pain pita, du sésame, des soupes de lentilles, des böreks aux épinards et des pâtisseries à la pistache à se rouler par terre (on a accumulé une certaine quantité de couches de gras grâce/à cause des dégustations successives de baklavas délicieux à toute heure de la journée). En gros, pendant une semaine, on a suivi ce programme : « VISIT, EAT, SLEEP > REPEAT ». On a eu peur de devoir descendre de l’avion en roulant, mais bon, avec tout ce qu’on a marché, on a éliminé une partie sur place ! Et comme on est sympas, on a rapporté une valise pleine de provisions locales pour organiser un repas turc avec la famille et leur faire partager un peu de notre séjour.

Amsterdam : L’AMOUR

Salut à tous !!!C’est vrai que ça fait longtemps, c’est vrai qu’on est pas très assidues en ce moment, entre les cours, les obligations, le boulot, les trucs, et puis toutes les autres bonnes excuses qu’on peut se trouver pour procrastiner… Mais ce n’est pas pour autant qu’on ne pense pas à vous !

Et puis on a plein plein plein de bonnes nouvelles à vous annoncer, donc on vous promet d’être de retour pour de vrai sur la blogosphère, pour continuer de partager tous nos petits secrets et bons plans🙂

Aujourd’hui c’est Juliette qui vous écrit, tout juste rentrée d’Amsterdam, où elle a passé 4 jours de fooooooolie avec son amoureux.

Et quand on a 4 jours pour visiter une capitale, autant dire qu’il faut bien organiser son temps si on veut profiter au mieux de tout ce qu’elle a à nous offrir.
Et comme j’ai pas vraiment eu l’occasion de trouver un article qui résumait le plus important, et bien je mets mon expérience au service de la communauté🙂

Pour commencer, je ne peux que vanter cette ville. Non franchement. Que ce soit les amstellodamois, la beauté de l’architecture si particulière, les petits canaux gorgés de soleil (bon ça c’est s’il fait beau ahah), les ponts romantiques, les musées géniaux, les bonnes bières, les couchers de soleil derriere le conservatoire… Tout de cette ville conspire à nous faire passer un bon moment !

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Amsterdam est une ville pour tous :
les familles : beaucoup de musées sont adaptés aux enfants (on a vu des surveillants du Royal Palace aider des enfants a remplir un petit carnet d’autocollants correspondants aux époques en fonction des salles), évitez cependant certaines rues du centre si vous êtes avec des enfants
les amis : avec tous les lieux faits pour rencontrer du monde, la bande de potes avec qui vous allez partir va vite s’agrandir !
les amoureux : les ponts, les canaux, les fleurs, ne peuvent que vous faire tomber encore plus amoureux
les mangeurs : vous avez l’embarras du choix en terme de cuisines (hollandaise, italienne, asiatique, libanaise, et autres chaines de fast-food) et de prix (de 2€ pour un cornet de frites à beaucoup plus pour de très bons restaurants indiens ou indonésiens)
les buveurs : vous pourrez essayer toutes sortes de bières dans les cafés bruns, pub et autre bar cool de la ville (un petit coup de coeur pour la Blanche d’Amur)
les geeks de la culture : les musées sont trop géniaux (voir un peu plus bas), la musique est absolument partout (qu’elles soit actuelle ou savante), et puis tomber sur un château médiéval par hasard ca fait toujours plaisir
les flemmards : Les trams, bus, métros, relient absolument tous les points stratégiques de ville
les sportifs : louez des vélos, et roulez sans problème sur les pistes cyclables qui ont la priorité sur TOUT
les shoppeuses : dans certains quartiers vous vous arrêterez tous les 10m en voyant les devantures trop mignonnes des friperies, et les jours de marchés/brocante feront le bonheur des chineurs
les frileux : ok, dehors il fait froid, mais il suffit de se caler en terrasse avec un des plaids que de nombreux cafés proposent, et POUF vous êtes emmitouflés. Et puis si ça suffit pas, entrez faire un tour dans un magasin de temps en temps et vous pourrez vous réchauffer🙂

Je vous propose donc un petit tri des choses qui valent le coup d’être vues !
Du moins de tout ce que j’ai vu, ce qui réduit donc un peu le champs des possibilités.

Tout est trié par quartier, parce que finalement ne rien rater une fois qu’on est dans un quartier c’est ça qui est sympa, et puis ca permet de ne pas perdre trop de temps à faire des allers-retours dans tous les sens🙂

Pour commencer, si vous voulez voir le maximum, je vous conseille vivement de MARCHER. C’est comme ça qu’on est tombés sur des endroits pas connus mais pas moins cool, et finalement le meilleur moyen de visiter une ville est de s’y perdre…

Vieux centre

Le quartier centre est celui des coffee shops, des ruelles étroites, des vieux monuments (Oude Kerk, Nieuwekerk, grande place Dam), des canaux tous serrés, des vieux cafés bruns, des jolies lumières la nuit, des boutiques touristiques et des touristes en général… Mais aussi du quartier rouge, un peu surprenant la première fois (et toutes les autres aussi en fait).
De la gare centrale, vous pouvez prendre le métro en direction de n’importe quel quartier. Si vous voulez marcher, vous pouvez partir vers la gauche, longer la rue jusqu’à la bibliothèque et monter au 6e étage pour prendre de la hauteur et admirer la ville vue d’en haut, puis continuer jusqu’au NEMO, musée de la science, et passez dans Nieuwmarkt pour boire un café et rejoindre la quartier chinois, et suivre le dédale de ruelles du centre toutes plus mignonnes les unes que les autres. Baladez-vous, perdez vous entre les canaux. Arrivez sur la place Dam et son monument aux morts, visitez le Royal Palace, qui est encore utilisé par le gouvernement, et qui est ouvert au public.
Vous pouvez aussi descendre sur Damrak, la grande avenue principale, c’est noir de monde mais ça plonge direct dans l’ambiance !

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Nieuwmarkt

Nieuwmarkt est collé au vieux centre, la limite est donc difficile à définir.
Vous pouvez visiter la maison de Rembrandt, puis flâner dans le marché quotidien spécialisé le week-end (nourriture bio le samedi et antiquités le dimanche).
Faites le tour de De Waag, anciennement une des portes de la ville (et hyyyyper bien conservée).
Ce quartier étant à deux pas du quartier chinois, on y trouve des supermarchés asiatiques et des restaurants surinamiens/indonésiens (autant vous dire que manger du tempeh frit m’a transportée directement 1 an plus tôt😉 )

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Joordan

Le Joordan c’est le quartier plein de verdure, tout calme et hyper chaleureux. C’est notre gros gros gros coup de coeur. Si vous avez une journée entière à lui consacrer, c’est parfait… Et puis de toutes façons, une fois que vous y serez, vous n’aurez même plus envie d’en partir.
Vous y trouverez plein de petites friperies, des galeries d’art, des restos sympas, des péniches habitées, des bancs entourés de plantes grasses, c’est un peu Greenwich à New York.
A partir de la gare, vous pouvez longer Haarlemerstraat, la rue des friperies, des coffee shops moins « hardcore », des jolies églises et des façades penchées (comme partout en fait).
Le lundi et le samedi, faites un tour au marché de Noordemarkt, qui a une partie puces et une partie brocante. Allez ABSOLUMENT manger une tarte aux pommes un Winkel, au 43 de la rue au départ du marché.
En suite vous pouvez aller vers le sud pour visiter la Maison d’Anne Franck (laissez tomber si vous n’avez pas réservé à l’avance, il y a au moins 3 blocks de file d’attente), l’église Westerkerk, allez goûter du fromage dans les nombreuses boutiques, et faites des pauses réchauffage dans les cafés mignons que vous croisez.

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Ceinture des canaux sud

Le « Grachtengordel » a été construit par les habitants d’Amsterdam pour agrandir la ville, et a dû demander un aménagement particulier des canaux (on peut le voir sur une carte d’ailleurs). On y trouve certaines des plus belles façades de la ville, pour beaucoup classées au patrimoine mondial de l’UNESCO (Ingrid la geek des monument, spéciale dédicace).
On a seulement traversé très vite ce quartier malheureusement, c’était le dernier jour et on devait retrouver des amis plus loin, donc on ne s’y est arrêtés que pour le FOAM, musée de la photographie d’Amsterdam trop GENIAAAAAAAL.
On est vite partis après l’avoir visité, mais en y passant rien que quelques minutes, on a pu sentir la douceur de cet endroit, avec le soleil couchant qui rajoutait au charme du tableau.
Arrêtez-vous au Bloemmarkt, marché aux fleurs, où des bulbes de fameuses tulipes hollandaises sont vendus. La vue du canal avec les serres sur le coté est particulièrement charmante !

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De Pijp

De Pijp (prononcé « païp »), c’est le quartier cosmopolite, celui où vous pouvez manger de tout et boire de tout, en sillonnant les rues du plus grand marché en plein air du pays (voire d’Europe). Le Pijp est aussi surnommé le « Quartier Latin d’Amsterdam ».
Allez voir le musée Heineken « Heineken Experience« , puis marchez jusqu’à l’Albert Cuypmarkt, fameux marché où vous trouverez des fruits, des babioles, des habits, des spécialités turques ou même des sandwichs au hareng.

Quartier des musées ou Oud-Zuid

Appelé le « Museumsplein », c’est la partie la plus moderne de la ville. On y trouve le Rijksmuseum (prononcé « Raïksmouséoum »), magnifique musée consacré aux beaux-arts, à l’artisanat et à l’histoire des Pays-Bas, mais aussi le musée Van Gogh.
Pensez à aller faire un tour (même pique-niquer) au Vondelpark, immense parc plein de verdure et de petits lacs d’Amsterdam (si vous avez un vélo c’est encore mieux).
Finissez votre soirée au Concertgebouw (prononcé conne-tsert-rébaou) avec un concert de l’orchestre royal du concertgebouw (la grande grande grande classe) !

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  • Pour les transports, vous pouvez acheter des pass 24-48-72h qui vous permettent de prendre le bus, le métro et le tram à volonté (par exemple pour 72h c’est 17,50 €), ça vaut plus le coup que de payer 2,90€ son ticket valable une heure…
  • Pour les musées, les entrées sont vraiment très chères (17,50€ pour le Rijksmuseum, 10€ pour le FOAM etc)… Peut-être qu’il est plus avantageux de prendre l’I Amsterdam City Card, qui vous permet de visiter tous les musées que vous voulez dans une période de temps limitée.

 

Bref pour terminer, si vous n’êtes toujours pas convaincus qu’il faut ABSOLUMENT que vous alliez visiter Amsterdam, je vous laisse avec la vidéo que j’en ai fait :D

Se couper les cheveux soi-même en 5 étapes

Le dimanche cheveux est de retouuuuuuur🙂

Les plus futiles seront ravies, aujourd’hui nous parlons de cheveux…
Et de coupe !

Il y a 2 ans, j’ai passé un pacte avec moi-même : j’ai décidé que je ne me couperais plus les cheveux. Je l’expliquais dans cet article nommé « confessions d’une accro aux cheveux », et le résultat est donné dans celui-là.

Mais, très vite rattrapée par la réalité, j’ai dû faire preuve de pragmatisme et abandonner mes convictions (bon pas TOUTES hein) : non, avoir les cheveux jusqu’aux fesses, ce n’est pas pratique.
Si toi aussi :
– tes cheveux se coincent dans les portes, les fenêtres, les portières de voiture, tes pulls au moment de les enlever, tes écharpes et les ceintures de sécurité
– les gens s’assoient dessus quand ils s’assoient à côté de toi
– ils trainent sur le sol et ramassent toutes les saletés quand tu es assise par terre
– tu reçois des messages de 5 personnes de ton entourage dans la même journée disant « Juliette j’ai des cheveux à toi dans mon lit/sur mon manteau/dans ma voiture/sur mon parquet/dans le gâteau que t’as fait, il faut vraiment que tu les coupe j’en peux plus »
Ben il faut se rendre à l’évidence et accepter le boomerang : VOS CHEVEUX SONT TROP LONGS.

Faut dire aussi qu’en voyage, il avaient pris 15cm en 5 mois (si si, je vous jure) et c’était pas trop dérangeant à 12000 km de chez moi, mais à mon retour c’était moins pratique, et laver 80cm de cheveux un jour sur deux n’était ni écologique, ni économique, ni bon pour mes cheveux.
Et puis là j’étais arrivée à un point ou j’avais l’impression d’avoir des lianes sur la tête.

Partisane de longue date du non-coupage de cheveux, autrement appelé « hippisme » ahah, et bien j’ai décidé de rompre ce cercle : je me coupe les cheveux. Et pire, je vous montre comment faire.
Alors la troisième fois que j’ai dû les couper (en 6 mois) j’ai resorti mes ciseaux, et mon appareil photo, pensant que vous montrer comment je fais serait une bonne idée.

ATTENTION :
Je ne suis pas professionnelle, et je vous donne ma technique qui peut-être ne fonctionne pas sur les cheveux très bouclés, très fins. Je vus fait seulement part de mon expérience🙂
Cette méthode de coupe de remplace pas non plus un rendez-vous chez le coiffeur quand on veut complètement changer de tête.

1 – Bien se brosser les cheveux
Couper sur cheveux sec est mieux, parce qu’on peut directement voir le résultat et ajuster si besoin.

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2 – Faire une queue de cheval au dessus de la tête
Plus la queue est haute, plus le dégradé sera accentué. Inversement, plus elle est basse, moins le dégradé sera important.
Faire attention à bien prendre TOUS les cheveux.

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3 – Prendre le bout de la queue de cheval et couper la longueur dont vous voulez vous débarrasser
Attention, vous allez peut-être avoir l’impression de couper beaucoup la première fois que vous le faites.
Je n’ai pas de ciseaux de coiffeur malheureusement, mais si vous en avez un c’est beaucoup mieux.

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4 – Admirer le travail
Tadaaaaaaaa

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5 – Avant/Après
Et le mieux dans tout ça, c’est de voir avant et après !
La différence n’est pas flagrante cette fois, je voulais surtout désépaissir ma tignasse🙂

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Un an

Jour pour jour et heure pour heure il y a une année de ça, nous étions en route pour une aventure incroyable dépassant nos espérances et nos attentes. On a traversé 7 pays, rencontré des milliers de personnes et vu toutes les sortes de paysages possibles.
On s’est battu avec des singes, émerveillé devant des levers de soleil à couper le souffle, rempli le ventre de fruits, pad thai, wade, dahl, sambar, tahu, tempe, tim tam et autres délices de la nature, vu des artistes époustouflants, fait et défait nos sacs des centaines de fois, visité des temples, des palais, des rues, des villes, des parcs, des grottes, des jungles, des îles, des centres commerciaux, passé Noel dans un palais, le Nouvel an au Taj Mahal, et tous les autres jours étaient aussi spéciaux.
Tout ça c’était de la bombe, et grâce à toi. A toutes les autres aventures encore plus belles qui nous attendent, à ce monde qui ne demande qu’à être découvert et à notre santé,
Je t’aime ma soeur d’amouuuuur❤

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Les meilleurs fruits d’Asie du Sud-Est

L’autre jour, on petit-déjeunait sur la terrasse des Violettes, et, la voix pleine de mélancolie, on se remémorait un des meilleurs petits-déjeuners avalés pendant notre Tour d’Asie. C’était un matin de novembre, sur une plage du sud du Sri Lanka, avec David, notre copain australien. On avait ce jour-là dégusté une quantité orgiesque de fruits : clémentines, mangues, fruits de la passion, petites bananes sucrées, ananas, caramboles, goyaves, accompagnés de tartinade d’avocat arrosé de citron sur des crackers de blé complet.

En baissant les yeux sur notre assiette de nectarines et de bananes, on avait un peu l’air blasé ! Et oui, c’est vrai, l’Homme est un éternel insatisfait et maintenant qu’on est revenues en France, on commence à se rendre compte que certaines choses nous manquent… En premier sur cette liste : la diversité, la multitude, le goût incroyable et les prix raisonnables des fruits exotiques !
Nous vous proposons donc dans cet article de vous révéler dans quel pays vous mangerez les meilleurs fruits. Bien sur, ces données sont tout à fait subjectives mais si jamais vous passez par là, s’il vous plaît, régalez vous en pensant à nous, ça nous fera super plaisir !

INDE : les bananes, sans hésiter. Vous ne pouvez pas vous tromper, elles sont toutes délicieuses, sans exception, et ce serait un crime de ne pas vous goinfrer de bananes lors d’un séjour en Inde ! Les variétés sont multiples, déclinées sur une palette de couleur allant du vert au rouge en passant par le jaune, et leurs goûts sont tout aussi surprenants et différents. Un jour, sur un petit marché du Kerala, on a compté 8 variétés présentées !
Le début de notre voyage a aussi été marqué par la découverte de fruits exotiques encore inconnus pour nous : le jackfruit (même cuisiné dans des currys salés, sa chair filandreuse rappelle celle du blanc de poulet !), la papaye (qu’on mange avec une foufourche HaHahaaaa😛 ! Non blague à part, la papaye est EXCELLENTE comme remède aux maux de ventre et régule le transit encore mieux que n’importe quel médicament) ou encore la goyave.

SRI LANKA : les fruits de la passion. Ils sont présents sur cette ile à foison, et ne valent quasiment rien !! Moins cher qu’une baguette de pain au kilo, ils se vendent par montagnes sur les bords de route et les marchés… Et se dégustent en autant de quantité ! On vous promet que même Juliette, auto-proclamée « bouche à suc' » de la famille, prenait plus de plaisir à racler le fond du fruit qu’à vider un paquet de Dragibus. Quant à Ingrid, il lui est arrivée de s’en enquiller 2 kilos en promo à moitié prix en un seul goûter. Une véritable sucrerie végétarienne !

THAÏLANDE : les noix de coco. Autant pour leur eux que pour leur chair, 2 à 3 « arrêts noix de coco » par jour étaient un MINIMUM ! Parfait quand il fait chaud, quand il fait soif ou quand il fait faim (une fois bue on la rend au vendeur il la coupe en deux, et on gratte la chair jusqu’aux os – comprendre la coque hein, on est végétariennes oh !)… Hop un coup de couteau au dessus, un plantage de paille et « goup gloup », on n’entend plus rien d’autre que le bruit des gorgées avalées… On s’est même fait des concours de vitesse. La tradition quotidienne pendant notre séjour sur Koh Lanta : dégustation d’une noix de coco fraîche les fesses dans le sable sur la plage devant notre bungalow en regardant le soleil se coucher. Pour la petite anecdote, un jour quelqu’un qui voulait absolument nous trouver des noix de coco est carrément monter en haut d’un arbre devant nous pour nous en attraper !

CAMBODGE : les mangues. Là encore une fois, à 1$ les 5 langues, on en a tellement mangé à Siem Reap et Phnom Penh qu’on a réussi à s’en dégoûter pour quelques jours. Et dire que maintenant tu payes ta mangue 5€, on aurait du faire des réserves !

BALI : les ananas. Tous murs à point, juteux, sucrés et pas du tout acides (ils ne te laissent pas la langue rapée ou brûlée après consommation). Mais comme c’est difficile à conserver une fois entamé, on est obligées de le finir… Ça va peut-être vous surprendre, mais on a cru faire une overdose… Fou ! Précisons également qu’on a découvert lors de ce voyage d’où venaient les ananas, enfin comment ça poussait quoi… Sur des petits arbustes pas plus haut que la taille, qui ressemblent un peu à une plante grasse, mais qui sont en fait la reproduction exacte des feuillages qui sont au dessus du fruit quand on achète un ananas, mais en taille adulte ! Le fruit pousse au milieu de cet amas de feuilles piquantes. Cette révélation s’est produite le jour où un paysan a cueilli notre ananas commandé dans son jardin, au retour d’une balade vers une cascade au nord de l’île balinaise (le fruit a d’ailleurs été élu meilleur ananas de toutes nos petites vies…).  C’est aussi à Bali qu’on a découvert les mangoustans, les ramboutans, le salak et le sirsak, et qu’on a goûté du durian pour la première fois (BEURK : mais franchement, meilleur au goût qu’à l’odeur).

AUSTRALIE : les avocats. Aussi crémeux que goutus, et disponibles à un prix dérisoire, on a fait une cure de bon gras en Australie. Étalé dans des pitas, sur des crackers, à manger à la cuillère avec un peu de citron… C’est vite un délice !
> On en a aussi utilisé quelques-uns pour nous concocter des super masques de cheveux…

Attention, les photos qui suivent peuvent vous mettre dans un état de faim/envie/jalousie très intense ! Estomacs affamés s’abstenir…

Et s’il vous prend l’envie soudaine de vous rendre au maraîcher le plus proche pour le dévaliser à la vue de ces images, sachez que c’est normal ! Et que (heureusement) rien ne vous en empêche😉

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Un tour(tour) dans le Verdon

Tous les résidents de la région savent qu’une merveille de la nature se trouve pas très loin de chez eux. Malheureusement peu d’entre eux s’y sont aventurés… On l’a fait pour vous !
Initialement partis pour une bonne longue randonnée, nous nous sommes vites rendus compte qu’on manquait d’essence. Un détour du chemin du lac de Sainte Croix nous a fait perdre la motivation qui nous avait fait nous lever à 7h le matin même…
On a donc opté pour la solution de facilité, celle de l’aventurier pas très téméraire, et décidé de passer la journée à faire le tour des petits villages mignons du Verdon🙂
Alors vous voyez, même si on est pas très organisé, pas très randonneur et un peu tête en l’air, on peut découvrir de belles choses !

Sillans-la-cascade
Comme son nom l’indique, ce petit village héberge une jolie cascade dont l’eau à la couleur caractéristique du Verdon : menthe glaciale. Aussi belle qu’impressionnante, il n’a pas fallut longtemps pour qu’on se retrouve dans l’eau très fraîche qui se déversait de la cascade en formant une multitude de petits bassins.

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Salernes
Tout petit village très chaleureux et animé par le marché ce jour là, on a été conquis par l’ambiance amicale qui y régnait ! Un petit arrêt pour acheter des fruits et plein de bonnes choses locales, on a repris la route pour le prochain village

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Villecroze
Viellecroze était anciennement la ville creuse, et c’est pour ça qu’on peut y visiter des grottes ! Les amateurs de chauve-souris seront contents.
On y accède par un joli jardin tout calme, truffé d’oeuvres d’art. Ici aussi, une petite cascade coule à coté des grottes, ce qui donne un ensemble digne de la vallée de l’Ourika et les cascades d’Ouzoud au Maroc… De quoi laisser rêveur.

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Tourtour
Classé parmi les villages les plus beaux de France, ce village est super mignon. Il offre une vue imprenable sur la vallée.

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Et voilà, le tour est terminé, et le temps est vite passé !

On se retrouve bientôt pour d’autres aventures dans le Verdon🙂