Los Intocables

Dans ce premier article sur l’art, on va parler de notre dernier coup de cœur.
La particularité de l’art et ce qui en fait quelque chose de si « aléatoire », c’est qu’il peut toucher ou non la sensibilité d’une personne. Et c’est génial de se dire qu’une même œuvre peut absolument rien déclencher chez une personne alors qu’elle pourrait émouvoir aux larmes une autre. Il est donc rare que nous, soeurs que l’on est, tombions d’accord sur une photo ou un projet (cela même si on a des goûts plutôt similaires) puisqu’on a pas la même sensibilité, le même vécu ou bien la même vision des choses.
Mais là, on était d’accord. Cet artiste, ce message, cette mise en scène et ces photos sont tout ce qu’il y a de plus juste et de plus vrai. Et même si le message est peut-être dérangeant, ça fait « plaisir » d’y faire face parce que ce n’est rien d’autre que la réalité…
On va pas faire durer le suspens plus longtemps, et on va vous dévoiler ce dont on parle :
C’est une exposition de l’artiste cubain Erik Ravelo (son nom vous dit peut-être vaguement quelque chose, c’est pare qu’il a aussi fait la campagne UNHATE de United Colors of Benetton) qui dénonce le mal fait aux enfants autour du monde, qui sont souvent les premières cibles des violences en tous genres. Ils prône le « Droit à l’Enfance ».

Mis en scène autour d’images controversées (surtout celle du prêtre), le principe est  direct et cru : on voit la victime crucifiée sur le dos de son agresseur. Et chaque image ne dénonce pas seulement la personne de dos, mais toute une catégorie d’adultes qui volent la jeunesse de ces enfants en toute impunité.

Sur la première image, on voit un prêtre auquel est accroché un petit garçon. On vous laisse imaginer la réaction de l’Eglise…

Sur la deuxième, on voit un touriste auquel est accrochée une jeune thaïlandaise. Celle-ci dénonce le tourisme sexuel.

Sur la troisième, on voit un soldat auquel est accroché une syrienne. Celle-ci est un hommage aux enfants qui ont perdu leurs parents dans la guerre civile.

Sur la quatrième, on voit un médecin auquel est accroché un jeune garçon. Là, c’est le trafic/la vente d’organes dans les familles qui ont très peu de moyens qui est montré du doigt.

Sur la cinquième, c’est un homme armée à capuche auquel est accrochée une écolière. Clin d’œil aux fusillades régulières dans les écoles américaines, cette photo dénonce aussi le port d’arme légal aux États-Unis.

Enfin, sur la sixième, on voit la mascotte Ronald MacDonald de dos et un garçon obèse y est accroché. Celui-là tombe sous le sens, et on le valide autant que les autres.

Pour voir la série entière, vous avez juste à cliquer ici.

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