La photographie

De l’art, de l’art et encore de l’art.

Mon histoire d’amour avec les appareils photo a commencé en Australie. J’y étais pendant 2 mois, et je n’avais pris comme compagnon qu’un petit appareil numérique. Et là c’était le début de quelque chose dont je n’avais pas encore conscience.
Vous vous doutez qu’en Australie j’ai eu l’occasion de voir des endroits pas trop degueus, et du coup j’étais obligée de les immortaliser. Ouais la vieille touriste. Sauf que là mon appareil photo était discret donc ça passait plutôt bien 😉

Mais pas une seconde pendant les deux mois je me suis lassée de prendre des photos. Pas un jour sans photos prises. Et au bout de quelques temps je me suis rendue compte que je commençais à expérimenter, jouer avec les lumières et les contrastes sans vraiment maîtriser quoique ce soit. C’était juste naturel. L’art c’est toujours naturel de toutes manières. Ça coule de source, c’est évident. Et c’est exactement ce que j’ai ressenti, prendre des photos, c’était juste une continuité. C’était pas seulement capturer le spectacle qui était donné à mes yeux, c’était devenu un jeu. Et plus le paysage était merveilleux, plus la photographie avait de sens. C’était un mélange de tout : ce que la nature m’offrait à voir, mon regard sur ce que je voyais et l’objectif (très réduit, certes) de mon appareil. C’était la triade parfaite.

Je me souviens qu’un jour, lorsqu’on était allés à Byron Bay avec ma famille d’accueil, j’étais très contente de la manière dont avait tourné une de mes photos. Et là Ryan me dit « maybe you’ll become a famous photographer and you’ll be travelling around the world and you’ll tell yourself ‘well it all started in Australia…' »… Et je me suis rendue compte que en fait c’était vraiment un métier que de voyager autour du monde et de prendre des photos. C’est juste drôle qu’il faille que je me retrouve au bout du monde à prendre des photos pour que je m’en rende compte.

À mon retour, chargée de près de 500Go de dossiers photographiques, je me suis rendue compte de l’importance que ça avait pris dans ma vie. Ma sensibilité visuelle avait radicalement changé et maintenant je remarquais tout. J’avais envie de photographier le moindre détail intéressant que mon œil captait. Puis j’ai redécouvert le polaroïd que ma sœur m’avait offert au Noël dernier (comme quoi elle me connaît si bien qu’elle a su anticiper mon âme de photographe). Et là je me suis éclatée. Ma mère a ressorti son appareil argentique haut de gamme pour que je puisse m’exprimer. Puis, ma sœur m’a offert un Holga, qui fut mon premier appareil lomographie. Et là j’étais la plus heureuse parce que le résultat des photos était complètement imprévisible. Et puis le fait de devoir attendre pour qu’elles se développent était génial. J’étais toujours surprise et d’autant plus que l’impatience avait le temps de monter !
Puis des amis, de la famille, ont commencé à se débarrasser de leurs vieux argentiques dont ils n’avaient plus l’utilité. Je m’amusais alors à mélanger les objectif, à faire des expériences… Puis mon « niveau » s’est développé et tout ça ne suffisait plus… Et autant vous dire que le prix des pellicules et des développements m’a vite faite déchanter. Maintenant que j’avais exploré ce côté de la photographie, je ressentais le besoin d’avoir un bon numérique entre mes mains. D’abord pour pouvoir les supprimer quand mes clichés étaient ratés, puis simplement pour voir de quoi j’étais capable avec ce genre d’objet. Il allait me suivre partout et me permettrait de m’améliorer à une toute autre vitesse. C’est donc pour mes 17ans, un an après ma « découverte », que je me retrouve avec un Canon 600D entre les mains. Et là je suis infiniment reconnaissante envers ma famille, puisque rien aurait pu me rendre plus heureuse et « moi-même » que de recevoir ce cadeau.

Les choses sérieuses ont commencé. J’ai appris à maîtriser les réglages de mon nouveau bijou, à me l’approprier. J’avais hâte de partir dans des contrées exotiques pour voir ce que cela donnerait. Et en attendant je trouvait de l’inspiration, j’apprenais de mes photographes préférés, et je me contentais de ce qu’il j’avais à ma disposition comme paysage. Et oui parce ce sont les paysages ou les monuments qui m’intéressent le plus, un peu moins les objet ou les portraits. Puis le départ au Maroc approchait. Je trépignais d’impatience non seulement de découvrir un pays, mais de remplir mes yeux de couleurs et mon cœur d’impressions (et mon appareil de clichés, je ne vous le cache pas). Et voilà ce que ça a donné : Maroc. Puis chaque virée depuis est une occasion pour exercer ma sensibilité et roder mes techniques ! Que ce soit pendant un weekend-end à Hyeres, un roadtrip sur la côté basque, un voyage en Inde, ou même une après-midi dans le jardin puisque cette aventure formidable qu’est ce blog me force à sortir de ma zone de confort et de photographier des vêtement, des visages et des objets, tout ce que je n’étais pas habituée à faire 😀

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