Les connasses en voyage #1

Inspirée par la célèbre série de la chaîne Canal +, et bien entendu par nos caractères de pestes, on tente avec cet article de lancer une série d’articles intitulés « Les connasses en voyage ». Désolées par avance pour ceux qui découvrent que parfois on n’est pas si gentilles que ça ! Néanmoins, face à la difficulté de compiler nos phrases empreintes de venin de vipère pour rédiger cet article, on est bien obligées de reconnaître qu’on n’est pas autant des connasses qu’on pensait !

Un chauffeur de tuktuk se tient adossé à son tuktuk pendant qu’il textote le nez sur son écran. Nous passons juste à côté, il nous entend et lève la tête. On se rend compte qu’il a un œil de verre. Il nous propose sans grande surprise « Hello Madam, you want a tuktuk ? »
La connasse lance « Ah non ça va merci, déjà que ton véhicule n’a que 3 roues, je vais pas faire confiance a un chauffeur qui n’a qu’un œil »

Un des nombreux vendeurs ambulants monte dans le bus en marche par la porte avant. Il longe l’allée centrale pour proposer ses journaux aux voyageurs. Ce sont des journaux en cinghalais, on reconnaît l’alphabet très rond qui se distingue du tamoul un peu plus pointu. Arrivé au fond du bus, il s’apprête à sortir mais s’arrête devant nous et nous propose aussi un de ses articles.
La connasse réplique « T’as vraiment l’impression qu’on lit le cinghalais ? Déjà qu’on n’arrive même pas à retenir le nom du bled où va le bus… »

On est plantées au milieu d’un carrefour, le guide du Routard 2014 dans les mains, on cherche une fabrique d’instruments de musique, qui ne devrait pas être loin. On tourne le bouquin dans tous les sens pour comprendre où on est et où on doit aller. Un homme s’approche de nous et voyant bien qu’on est perdues, nous demande « Hello Madam, where are you going ? »
La connasse répond « None of you business ! »

Lors d’une séance de photos sur une plage paradisiaque srilankaise, avec océan bleu, vagues régulières, sable fin et cocotiers en arrière plan, on essaie tant bien que mal de prendre des clichés où on n’a pas l’air rouge, pleines de sable, transpirante et décoiffées par les rouleaux qu’on s’est mangées un peu plus tôt dans la tête.
Une des deux connasses, celle qui tient l’appareil en main, explique à l’autre « Attends, est-ce que tu peux paraître moins grosse stp ? »

Alors qu’on se rend compte que dès qu’on croise des touristes européens ou qui semblent occidentaux, ils ont tous systématiquement la même réaction : ils nous sourient chaleureusement, nous saluent d’un geste amical ou nous regardent avec un petit regard de connivence.
La connasse pense « C’est pas parce que t’as un sac aussi moche que le mien, qu’on est potes. »

Après un mois de repas à base de riz et de trucs frits, on est super contentes de trouver ENFIN un restaurant avec des légumes. Pas seulement bouillis les légumes, la carte proposé aussi des crudités, et se targue d’être un restaurant vegan !! WHAOUW, ni une ni deux, on s’installe en salivant déjà au l’idée de manger un repas sain. On ouvre la carte, tout nous fait envie mais c’est un peu cher (les légumes coûtent plus cher que l’huile, comme en France…), tant pis pour la note, pour une fois on se fait plaisir en mangeant correctement ! Il est précisé sur la carte que le service peut être un peu long étant donné que les produits sont frais et travaillés à la commande. Après de longues minutes d’attente donc, le serveur pointe son nez avec deux immenses assiettes dans les mains. On ne voit pas encore le contenu mais on imagine une énoooooorme salade avec plein de choses bien vertes et savoureuses. Il pose les assiettes, et là, déception, il y a au total 4 tranches d’avocats, 5 de tomates, quelques râpures de carottes et un malheureux oignon qui se battent en duel.
La connasse s’adresse au serveur « Euh, excusez-moi… On est végétariennes, pas anorexiques. »

Entassés en plein après midi dans un bus bringuebalant avec des dizaines de personnes qui viennent de sortir du travail et rejoignent leur maison, on ne sait pas quel miracle on est parvenues au trouver une place assise. Sauf que, au Sri Lanka, ils n’ont aucune conscience de la capacité d’accueil des bus et continent de faire monter du monde. Aussi bien que l’on se retrouve à 4 sur une banquette conçue pour 3 personnes (et les sri lankais ne sont pas épais, donc les banquettes pour trois sont juste assez larges pour accueillir nos deux fessiers…), Ingrid au couloir avec les sacs de deux inconnues sur les genoux (les sri lankaises ont pour curieuse habitude de poser leur sac sur toi quand elles jugent que c’est trop compliqué de le porter debout dans l’allée centrale ou que tu es mieux installée qu’elles… Elles te le filent comme ça, sans rien dire et ça leur semble tout à fait normal !!) , Juliette au milieu, et à sa droite côté fenêtre – qui ne s’ouvre pas – une maman débordée qui tente tant bien que mal de consoler son bébé qui n’arrête pas de pleurer ET de vomir. Chouette, y a le bruit et les odeurs !! En parlant d’odeur, un homme vient de rentrer dans le bus et se poste juste à côté de la banquette. Il n’est pas grand, son buste est à hauteur de nos têtes et visiblement il a très chaud (comme nous) à en croire ses incroyables auréoles aux aisselles et les effluves acides qui s’en dégagent. Le chauffeur du bus ne fait que freiner et accélérer, et au chaque fois, le monsieur transpirant se rattrape de justesse pour ne pas nous tomber dessus. Mais au fur et à mesure, il se colle de plus en plus à nous…
La connasse se demande « C’est pas que j’aime pas l’odeur de vos aisselles hein, mais vous aurez la même demain ? »

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7 réflexions sur “Les connasses en voyage #1

  1. Je n’ai personnellement pas ri (sauf au moment où la 1ère connasse s’adresse à l’autre), et je vous ai trouvé aigries et méchantes. Le coup de l’oeil de verre n’est franchement pas drôle (son handicap ne doit pas le faire rire à ce Monsieur), envoyer chier les gens gratuitement non plus.

    Parler en français dans un pays où les gens ne comprennent pas n’a rien de drôle ni aucun intérêt à part pour vous deux (ce qui est drôle dans Connasse, c’est la réaction des gens autours). Cela fait vraiment « supériorité du touriste » qui méprise le pays qu’il découvre.

    Et à croire que faire la connasse par écrit ça ne fonctionne vraiment pas. Bref pour moi, cette expérience est bête et méchante, c’est tout. On ne s’improvise pas comique, cela s’apprend avec beaucoup de travail. Et ici, il en reste beaucoup à faire.

    • dit elle celle qui compare, pour son premier article sur un des endroits les plus incroyables et coupés de la culture occidentale, le sri lanka et … New York ??? WHAT ???
      Un blog est subjectif et libre d’être lu ou non, donc si tu ne partage pas leur humour rien ne t’oblige à lire leur article et rien ne te donne le droit de critiquer leur façon de voyager (de donner ton avis ? certe mais ce n’est pas du tout ce que tu fais).
      On ne s’improvise pas critique, cela demande du respect et de la notoriété. Et ici, il en reste beaucoup à faire !!!
      A bon entendeur … salut !!

      • Cher Étienne (qui intervient alors que mon commentaire ne s’adressait pas à lui),

        Oui je n’ai pas aimé ce post et les façons de faire, et ceci est mon droit. J’ai également le droit de m’exprimer sur le sujet puisque les auteures ont fait une partie « commentaires ». Cela s’appelle la liberté d’expression, ce que tu utilises également.

        On ne peut pas être tous d’accord, ce n’est pas pour autant qu’on n’a pas le droit de le dire. Je te rappelle qu’on vit en France. Et dans mon précédent commentaire, je n’ai pas manqué de respect, j’ai simplement exprimé le fait que cet article me choquait et me déplaisait fortement. C’est mon droit de liberté d’expression, ne t’en deplaises.

        C’est grâce à des gens comme toi que nos libertés se restreignent et que la censure augmente. Mais sache que c’est seulement dans le monde des bisounours que tout le monde est du même avis.

        Par ailleurs, si les auteures ne souhaitaient pas de commentaires critiques, mon post aurait été effacé ou les commentaires ne seraient pas accessibles.

        « A bon entendeur » comme tu dis. Et la liberté d’expression c’est de pouvoir rapprocher NY du Sri Lanka sans avoir de censeurs au-dessus de soi, tant que tout se fait dans le respect.

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