Être une femme en Inde

Être une femme en Inde, c’est vraiment craignos. Et on vous parle pas d’être des voyageuses en Inde, parce que ça c’est différent et c’est pas SI pire que ça. Les hommes sont souvent curieux, et posent plein de questions. Mais ils savent que dans notre culture ils n’ont pas la même place que dans la leur, ils ont donc une attitude plutôt neutre avec nous, et nous acceptent facilement dans leur quotidien (en même temps ils ont pas le choix, on va pas se priver de manger parce que c’est un endroit où il n’y a que des hommes…). Après, il y en a certains qui nous fuient, qui se lèvent dès qu’on s’assoit a côté d’eux, qui n’osent pas nous regarder dans les yeux ou même nous parler… Et d’autres qui pensent à tort que parce qu’on est européennes, on est ouvertes à toutes les propositions. Mais ceux-là on les remballe vite fait et ils ne sont pas plus insistant que ça.

Mais naître femme dans ce pays, en revanche, c’est vraiment un coup de malchance. Pour vous résumer un peu la situation, il y a un dicton indien qui dit :
« Élever une fille c’est comme arroser le jardin de son voisin. »
En gros, ça sert à rien et ça te fait perdre de l’énergie, du temps et de l’argent.
C’est plongées dans cette idée que la plupart des femmes grandit ici… De quoi s’épanouir n’est-ce pas ??
On va vous décrire un peu ce qu’on a observé, entendu (de la bouche de femmes, ou pas) et lu a propos de la vie des femmes ici, pour vous donner une idée.

Déjà les femmes dans ce pays, se chargent de toutes les tâches physiques : porter des trucs lourds, bâtir des murs, construire des routes… Pendant que les mecs autour les regardent en buvant du chai et en mâchant du bétel qu’ils crachent dégueulassement à leurs pieds. Néanmoins on va partir du principe que si les femmes sont les égales des hommes (et c’est le cas !), elles peuvent tout à fait faire ce genre de boulot, donc ce ne sera pas l’objet de cet article.
Non, nous on va plutôt vous parler de la place de la femme dans la société, comment cette dernière la considère socialement.

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De sa naissance à sa mort, elle dépend d’un homme : son père, puis son mari et enfin son fils. Et quand elle est veuve, on vous en parle même pas, au mieux elle finit dans un hospice, au pire elle finit à la rue ou dans la ville aux 15000 veuves.
Donc on résume : quand tu nais, tu dépends de ton père qui décide si tu dois aller à l’école, si tu dois t’occuper de tes frères et sœurs ou si tu dois travailler, et qui choisit avec qui tu dois te marier. Une fois que t’es mariée, t’as intérêt d’être tombée dans la bonne famille parce que t’es obligée de vivre avec eux dans la même maison et supporter ta belle-mère qui est souvent une marâtre parce qu’elle se venge de toutes les brimades qu’elle a subies pendant sa vie de mariée, et la belle-fille est la jeune proie idéale.
Évidement une fois mariée, la faire travailler est hors de question, elle est bonne pour rester à la maison et s’occuper de la marmaille, faire la vaisselle, la lessive et la cuisine (tout ce qu’une femme est destinée a faire n’est-ce pas ?… Gare à ceux qui acquiescent à cette interrogation rhétorique !).

En discutant avec un indien un jour à propos de la conception de la famille en Inde et en France, il nous a dit mot pour mot :
« Le problème chez vous c’est que maintenant les femmes travaillent. Du coup les enfants se sentent abandonnés et les familles de séparent vite. »
Alors EXCUSE-NOUSmais déjà la famille ne repose pas SEULEMENT sur la mère, et en plus si les enfants partent de chez eux à 18 ans, c’est pour faire des études. Et on n’est pas sûres que ce soit un problème que les femmes fassent des études et gagnent assez leur vie pour être indépendante… Après je comprends que ça fasse peur aux hommes qu’elles soient leurs égales…

Bon, ça, c’est les pires des cas évidemment. Et dans l’histoire, des femmes se sont révoltées contre ce tas d’injustices illégitimes et ont montré l’exemple. On remarque donc que beaucoup de femmes indiennes se sont libérées de ce schéma restrictif qui les prive de leurs libertés, et ça c’est coooooool. Les jeunes se battent pour se marier avec leurs amoureux et pas n’importe quel étranger qui plait à leurs parents, certaines ont des enfants hors mariage, d’autres ont même réussi à se sortir des griffes de leurs bourreaux en divorçant, ou disant merde à leur père… YOU GO GIRL.

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Mais les mariages arrangés sont toujours monnaie courante, parce que ça arrange tout le monde (sauf les mariés). On s’est questionnées à propos de ça un bon nombre de fois, et on ne peut pas compter les heures qu’on a passées à débattre sur le sujet. Alors on en est venues à la conclusion que c’est une question de société et de schéma social. Si les citoyens indiens encensent et perpétuent cette pratique qui nous paraît injuste et périmée, c’est parce qu’ils ont une autre idée de la famille « idéale ». Pour eux, le mariage est un contrat passé entre 2 personnes qui s’associent pour faire des enfants et s’épauler une vie entière. Et c’est en vivant ensemble qu’on apprend à s’aimer (ou pas).
La différence avec notre vision des choses, c’est la place de l’amour. En France, et en Occident plus généralement, l’amour est le moteur de toute relation de couple, on suit notre coeur et pas des dictats ancestraux… L’argument des indiens c’est que nous on a des divorces, et des familles qui se déchirent, des enfants qui souffrent, alors qu’eux sont ensemble ni par choix ni par envie. C’est alors difficile de dire ce qui est mieux. C’est un phénomène dont il est difficile de tirer des conclusions… Disons juste que c’est « une autre culture » !

Évidemment, vous l’aurez compris cet article n’est absolument pas objectif. Il est juste écrit par deux filles françaises assez révoltées de voir que dans un pays on pense encore comme ça ! Mais amusées de voir qu’à une file réservée aux femmes (« ladies only », comme il existe des compartiments dans les trains, les métros et beaucoup de lieux publics), une dame culottée et énervée de voir que beaucoup d’hommes faisaient la queue, les dépassera sans gêne et virera d’un geste brut du coude l’homme en train d’acheter ses tickets de métro en lui montrant le panneau affiché au dessus de sa tête d’un air de dire « non mais tu sais pas lire ou quoi ? » !
Les choses changent, les choses changent, et ce n’est pas un mal !!

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