Des muffins !!

Chez nous, en général, chaque année, il fait super beau pour le jour de la fête des mères. C’est donc l’occasion pour notre grande famille de nous réunir pour fêter les nombreuses mamans autour de nous. Au restaurant l’année dernière, cette année nous avons décidé d’organiser un pique-nique dehors pour profiter de la météo ensoleillée ! On s’est répartis la préparation de ce pique-nique pour faciliter la logistique, et comme le taboulé et la salade de pâtes étaient déjà prises (ben ouais, c’est un pique nique, mais pas question non plus de se contenter de banals sandwichs au jambon/emmental… Déjà parce qu’on est végétariens pour la majeure partie d’entre nous, donc ça limite la garniture, et puis parce que c’est pas parce qu’on mange assis par terre ou sur des sièges pliants qu’on n’est pas civilisés et qu’on peut pas manger dans des assiettes hein !!), il a fallu ruser pour compléter tout ça !

Alors ni une, ni deux, on s’est lancées dans un atelier « muffins » la veille, et ça ne nous a demandé que 2 petites heures après la sieste… C’est pratique, ça ne demande pas de couper contrairement aux cakes ou tartes, ça présente bien en petites parts individuelles, et on peut y mettre tout et n’importe quoi selon son inspiration, et la liberté, nous, on aime bien ! Et puis, pourquoi s’arrêter à la classique version sucrée quand on peut aussi en préparer des salés à grignoter en apéritif : ça change des chips, des cacahouètes et gâteaux apéritifs pleins de (mauvais) sel et de conservateurs, et vous pouvez être sures que ça va plaire à tout le monde ! Bien entendu, vous pouvez aussi en préparer pour un apéritif dinatoire à la maison ou chez des amis, en brunch ou même en plat principal un soir avec une belle salade de crudités en accompagnement.

Pour la version salée (la préférée d’Ingrid), on avait un paquet de fromage râpé qui trainait (on préfère le parmesan ou le pecorino sur les pâtes…), un gros bocal d’olives vertes dénoyautées (AAAAAALÉÉÉÉLUIAH) et un fond d’olives noires qu’il a fallu patiemment dénoyauter pour éviter les accidents style « la fève cachée » lors de la dégustation (tu sais, le moment où tu croques innocemment à pleines dents dans ton morceau de cake et BIM tu tombes sur un truc dur qui te surprend tellement que t’as l’impression d’avoir perdu une molaire ?!). Mais comme pour le cake à la farine de lupin, vous pouvez laisser parler votre inspiration : tofu, fêta, tomates séchées, graines de tournesol/courge, champignons, poivrons grillés, courgettes, aubergines, un reste de ratatouille froide de la semaine qu’on essaye désespérément d’écouler, mais là, dommage, y en n’a pas assez pour faire un repas pour 5 personnes, etc…

Pour la version sucrée (la préférée de Juliette, vous vous en doutez), on a cédé à la gourmandise et opté pour un mélange chocolat praliné (ah ben on a dit gourmandise, du coup on va pas juste mettre du chocolat, on fait pas les choses à moitié les gars !) et saupoudrée de noix de coco râpée. Mais y a plein d’autres options : fruits frais, congelés ou en boîte (genre la boite de poires au sirop que tu te rappelles pas avoir acheté mais qui traine au fond du placard depuis 1000000000 ans – enfin vérifiez quand même la date hein ! -), chocolat de toutes les couleurs/variétés, compote, confiture, nutella, pépites, raisins secs, amandes, noisettes, etc…

Voilà, allez, assez bavé, à vos fourneaux les amis !! 🙂

Les salés (une dizaine) :
250g de farine
1 sachet de levure
125g de margarine
3 oeufs
250g de garniture (olives vertes, olives noires et emmental râpé pour nous, et on a rajouté de l’ail semoule et des herbes de Provence parce qu’on adore ça, mais on peut mettre aussi du cumin, curry, origan, persil, basilic…)

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Les sucrés (une dizaine) :
200g de farine
1 sachet de levure
1càc de bicarbonate de soude
150g de sucre
100g de beurre
2 oeufs
120ml de lait
vanille
200g de garniture (chocolat praliné pour nous, mais là aussi on peut mettre des fruits secs, du chocolat noir/blanc/au lait ou les 3, de la praline, des framboises surgelées… Bref, laissez parler votre imagination/gourmandise !)

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Mélanger les ingrédients secs ensemble, puis les ingrédients mouillés séparément. Une fois que ce dernier est homogène, vous l’ajoutez au mélange sec et incorporez la garniture. Ne pas mélanger trop longtemps, il faut garder un peu de grumeaux, c’est le secret pour faire gonfler les muffins !

Faites cuire pendant 20-30 min à 180° en surveillant, et quand le couteau ressort propre du coeur… DING c’est cuit !!!

NB : Si vous ne voulez pas perdre vos mains au démoulage, attendez un peu que ça refroidisse avant de vous jeter dessus.

Bon appétiiiiit !!

 

 

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Istanbul : de la boule !

Bon c’est vrai 1 an pile poil aujourd’hui s’est écoulé depuis de notre super tour de globe-trotteuses mais ça n’empêche qu’on aime toujours autant vadrouiller, découvrir des nouvelles personnes, des nouveaux paysages, des nouvelles cultures et se goinfrer dans toutes les langues du monde ! Alors aujourd’hui on vous emmène de nouveau un peu sur la route avec nous, et, après Amsterdam, c’est d’Istanbul dont on veut vous parler pour essayer de vous convaincre d’y aller 🙂

La Turquie est un pays qu’on a toujours voulu visiter, et, à l’occasion d’une semaine de vacances de son amoureux (et c’est rare…) Ingrid a sauté sur l’occasion pour réserver des vols, un hôtel et acheter un guide du Routard de la ville. C’est sur qu’en termes de destination en ce moment c’est pas le plus « safe, safe », mais de toutes les façons, quand on voit ce qui se passe à Paris ou Bruxelles, c’est à croire qu’il y a un risque partout et que c’est pas pour autant qu’il faut se priver d’être ouvert au monde, bien au contraire ! On a donc décidé d’ignorer les messages de prévention du ministère des affaires étrangères, et, tout en étant prudents et confiants, de nous envoler vers la belle Istanbul.

Au passage, la compagnie Turkish Airlines est au TOP ! Pour avoir comparé plusieurs compagnies aériennes pendant ces nombreuses semaines dans les airs, on peut se vanter d’être devenues de bonnes connaisseuses des avions et des services proposés en vol. Et là, pour le coup, Turkish n’est pas loin derrière Emirates, qui jusque là avait la place numéro 1 (et de loin) dans nos coeurs. Super bon plateau repas (végétarien ou végétalien sur demande), personnel disponible et gentil, espace pour les pieds, films sympas sur écran agréable à regarder, et la couverture à disposition était tellement jolie que je l’ai gardée pour m’en servir comme écharpe !

À la base, la Turquie devait être notre destination de voyage de noces, mais couplée avec la Grèce, en mode routards et sacs sur le dos, pendant 1 mois ou un peu plus pendant l’été 2016. Malheureusement, chérichou part 4 mois en mission cet été (adieu les 5 semaines de permission luxueuses !!!!), et nos plans ont été un peu bousculés par l’arrivée d’un petit bébé MartIngrid prévue en août ! Alors ce projet de Grèce-Turquie en sac à dos a été momentanément reporté et mon envie pressante de houmous et baba ganoush sur pain pita a été laaaaaaaargement compensée par cette semaine parfaite en amoureux à Istanbul ! Semaine, je dois l’avouer, pendant laquelle un grand nombre d’aprioris et de clichés ont pris un coup… Parce que, quand on visite un pays, on se construit avant une sorte d’imaginaires, de croyances de ce qu’on va y trouver, nourris par les films qu’on a vus, les choses qu’on a entendues ou encore les histoires qu’on a lues, sauf que la vérité est toute autre et que c’est précisément à ça que servent aussi les voyages : à démonter tes préjugés, à apprendre à connaître le pays, sur place, par soi-même, à travers le regard des locaux qu’on rencontre et avec qui on discute, et bien sur en déambulant les yeux plein de curiosité. Selon moi, le plus important en voyage c’est de prendre le temps d’observer ce qui se passe autour de soi : les allers et venues des passants, le comportement des amoureux en public, les étudiants et travailleurs en pause déjeuner, les interactions entre commerçants et clients, les divertissements des enfants dans les parcs… Autant de situations quotidiennes qui nous paraissent banales et familières, mais qui, vécues dans un pays différent, peuvent nous apprendre beaucoup sur les moeurs et habitudes locales souvent éloignées (ou pas) des nôtres.

Ce qui nous a surpris en arrivant à Istanbul est sans doute la propreté : mais vraiment, c’est HYPER PROPRE !! Pas propre genre l’Allemagne ou la Suisse (qui sont déjà super propres par rapport à la France !), non non non, propre genre on n’a pas vu un seul mégot par terre, un seul papier trainer (les gens gardent leurs papiers dans leurs poches, et lorsqu’ils croisent une poubelle, ce qui est fréquent, ils les vident poliment), et malgré nos efforts qui tournaient limite à l’obsession scatophile glauque, on n’a pas croisé un seul caca de chat ou de chien !! Pourtant, il y a des chiens et des chats en liberté partout dans la ville, ils n’appartiennent à personne mais sont nourris par tout le monde. Une chose est sûre, il fait bon vivre à Istanbul pour un chat ou un chien, ils sont gras à souhait, les Stambouliotes leur ont même construit des petites cabanes dans les rues ou les parcs avec des gamelles de croquettes, les chiens ont les oreilles baguées et ils sont tatoués, hyper calmes, n’aboient jamais, passent leurs journées à faire la sieste à l’ombre des arbres, les chats ont tous une queue entière (contrairement au Cambodge où ils ont tous la queue coupée) et se baladent tranquillement avec leurs petits chatons, dorment sur les siège des restaurants, lézardent au soleil et veillent sur les touristes du haut des toits, bref, la belle vie ! En vrai, les seules êtres sales qu’on a croisé lors du séjour n’étaient même pas des animaux, c’était un groupe de touristes iraniens qui avait ouvert un sachet de pistaches sur le bateau et qui laissait tomber les coquilles par terre nonchalamment, avant d’écraser leurs longues canettes de bière et de les laisser trainer sur un banc du pont juste avant de descendre. Mais, chose nouvelle pour nous : le responsable de la sécurité sur le bateau leur a demandé de ramasser leurs canettes et de bien vouloir les jeter dans la poubelle toute proche. T’as déjà vu un flic appliquer la loi et mettre une amende à quelqu’un dans la rue qui jette son mégot par terre ou son emballage de bonbon toi ? (Alors qu’en théorie, il pourrait/devrait le faire… Après on se plaint que c’est cradouille par terre !)

Pour une grande ville, une métropole de plus de 14 millions d’habitants qui s’étend sur 2 continents séparés par un grand bars de mer, il y règne une atmosphère étonnamment calme et reposante. Même en prenant le tramway, le métro, le bus ou le bateau aux heures de pointes, les Stambouliotes sont zen, souriants, ils ne courent pas, ne semblent pas stressés pour un sou et sont toujours prêts à rendre service et donner un renseignement. Et pour un peu qu’on aligne quelques mots de turcs (ils ne parlent pas systématiquement anglais, ce qui est aussi une chose fort appréciable), ils sont ravis et d’autant plus enclins à te filer un bon plan en te gratifiant d’une main tendue pour la serrer ou posée sur l’épaule en t’appelant « arkadaşim » (= mon ami). Franchement, les Stambouliotes, c’est des super potes !
L’architecture est un mélange magnifique : la tradition des bâtiments anciens, le charme des restes archéologiques qui jalonnent les rues de Sultanahmet, la modernité des quartiers de Galata et de Taksim, le romantisme des rives du Bosphore, les terrasses hipsters de Kadıköy, les marchands populaires en Anatolie et bien sur l’horizon systématiquement décoré de toutes parts de centaines de minarets et de coupoles héritées des religions chrétienne et musulmane qui se marient merveilleusement bien.
C’est en feuilletant les premières pages du Routard (vous savez, celles qui ont une bordure hachurée, et qui expliquent l’histoire du pays, la culture, les spécialités culinaires et qui donnent quelques mots traduits pour s’exprimer ?) que j’ai compris que la Turquie avait été le berceau de notre civilisation européenne (oui la fille débarque… Ben quoi ?! Mieux vaut tard que jamais non ? Et puis y a pas d’âge pour apprendre, NA !) : tour à tour grecque, puis romaine, puis chrétienne, puis ottomane, aujourd’hui musulmane, sans cesse envahie, attaquée, brassée, détruite puis reconstruite, il faut y aller pour constater la richesse de Byzance/Constantinople/Istanbul et comprendre le vrai sens du terme « cosmopolite ». Au début, on est un peu étonnés de voir autant de têtes voilées (attention, tous les voiles intégraux qu’on a croisés étaient portés par des touristes saoudiennes venues accompagner leur mari polygame qui se faisaient implanter des cheveux – apparemment, c’est la spécialité là-bas -, je pense qu’il y a très très peu de femmes turques voilées intégralement, et ce malgré le fait que le pays ait la réputation relayée par les médias d’être de plus en plus islamiste intégriste), d’entendre le muezzin chanter 5 fois par jour (l’appel à la prière de 5h15 du matin, surtout le premier jour, est assez surprenant et pique un peu c’est vrai…), de voir se précipiter dans les minutes suivantes des vagues de fidèles qui rejoignent la mosquée la plus proche et de constater que malgré l’alphabet latin proche du notre, il est quasiment impossible de lire les mots, les comprendre, les prononcer ou encore moins de les retenir ! Mais en fait, on s’y fait vite, naturellement, et, vu le nombre d’étrangers qui vivent à Istanbul, il est très facile de se fondre dans la masse, sans être considéré comme un touriste et être harcelé de toute part comme en Asie par les chauffeurs de taxis, vendeurs du bazar ou restaurateurs avides de remplir leur terrasse. Une fois éliminés les passages touristiques obligatoires : musées aux vitrines pleines de vaisselle en céramique, costumes de sultans et bijoux précieux du harem, basilique/mosquée Sainte Sophie, Mosquée Bleue (et les dizaines de mosquées trop belles qu’on n’a pas pu s’empêcher de visiter même si elles donnaient l’impression d’être pareilles), Palais de Topkapı, Tour de Galata, Grand Bazar, on s’est régalés de promenades main dans la main au fil des rues, de croisières sur le Bosphore, la Mer Noire et la Mer de Marmara au prix d’un ticket de métro parisien. Vous l’aurez compris, en tout cas pendant la période à laquelle on y est allés, Istanbul est une ville reposante où on ne sollicite pas les touristes : vous y serez bien accueillis et vos journées seront bien remplies !

Enfin, argument de taille pour finir de vous convaincre : vous y mangerez comme des pachas. Certes, la Turquie est le pays du kebab, or, on est végétariens, mais on a quand même trouvé notre bonheur ! C’est aussi le pays des légumes, de la cuisine méditerranéenne, du houmous, des olives, des jus à la grenade, du fromage de brebis, des yaourts, des mezze, du riz pilaf, du pain pita, du sésame, des soupes de lentilles, des böreks aux épinards et des pâtisseries à la pistache à se rouler par terre (on a accumulé une certaine quantité de couches de gras grâce/à cause des dégustations successives de baklavas délicieux à toute heure de la journée). En gros, pendant une semaine, on a suivi ce programme : « VISIT, EAT, SLEEP > REPEAT ». On a eu peur de devoir descendre de l’avion en roulant, mais bon, avec tout ce qu’on a marché, on a éliminé une partie sur place ! Et comme on est sympas, on a rapporté une valise pleine de provisions locales pour organiser un repas turc avec la famille et leur faire partager un peu de notre séjour.

Les meilleurs fruits d’Asie du Sud-Est

L’autre jour, on petit-déjeunait sur la terrasse des Violettes, et, la voix pleine de mélancolie, on se remémorait un des meilleurs petits-déjeuners avalés pendant notre Tour d’Asie. C’était un matin de novembre, sur une plage du sud du Sri Lanka, avec David, notre copain australien. On avait ce jour-là dégusté une quantité orgiesque de fruits : clémentines, mangues, fruits de la passion, petites bananes sucrées, ananas, caramboles, goyaves, accompagnés de tartinade d’avocat arrosé de citron sur des crackers de blé complet.

En baissant les yeux sur notre assiette de nectarines et de bananes, on avait un peu l’air blasé ! Et oui, c’est vrai, l’Homme est un éternel insatisfait et maintenant qu’on est revenues en France, on commence à se rendre compte que certaines choses nous manquent… En premier sur cette liste : la diversité, la multitude, le goût incroyable et les prix raisonnables des fruits exotiques !
Nous vous proposons donc dans cet article de vous révéler dans quel pays vous mangerez les meilleurs fruits. Bien sur, ces données sont tout à fait subjectives mais si jamais vous passez par là, s’il vous plaît, régalez vous en pensant à nous, ça nous fera super plaisir !

INDE : les bananes, sans hésiter. Vous ne pouvez pas vous tromper, elles sont toutes délicieuses, sans exception, et ce serait un crime de ne pas vous goinfrer de bananes lors d’un séjour en Inde ! Les variétés sont multiples, déclinées sur une palette de couleur allant du vert au rouge en passant par le jaune, et leurs goûts sont tout aussi surprenants et différents. Un jour, sur un petit marché du Kerala, on a compté 8 variétés présentées !
Le début de notre voyage a aussi été marqué par la découverte de fruits exotiques encore inconnus pour nous : le jackfruit (même cuisiné dans des currys salés, sa chair filandreuse rappelle celle du blanc de poulet !), la papaye (qu’on mange avec une foufourche HaHahaaaa 😛 ! Non blague à part, la papaye est EXCELLENTE comme remède aux maux de ventre et régule le transit encore mieux que n’importe quel médicament) ou encore la goyave.

SRI LANKA : les fruits de la passion. Ils sont présents sur cette ile à foison, et ne valent quasiment rien !! Moins cher qu’une baguette de pain au kilo, ils se vendent par montagnes sur les bords de route et les marchés… Et se dégustent en autant de quantité ! On vous promet que même Juliette, auto-proclamée « bouche à suc' » de la famille, prenait plus de plaisir à racler le fond du fruit qu’à vider un paquet de Dragibus. Quant à Ingrid, il lui est arrivée de s’en enquiller 2 kilos en promo à moitié prix en un seul goûter. Une véritable sucrerie végétarienne !

THAÏLANDE : les noix de coco. Autant pour leur eux que pour leur chair, 2 à 3 « arrêts noix de coco » par jour étaient un MINIMUM ! Parfait quand il fait chaud, quand il fait soif ou quand il fait faim (une fois bue on la rend au vendeur il la coupe en deux, et on gratte la chair jusqu’aux os – comprendre la coque hein, on est végétariennes oh !)… Hop un coup de couteau au dessus, un plantage de paille et « goup gloup », on n’entend plus rien d’autre que le bruit des gorgées avalées… On s’est même fait des concours de vitesse. La tradition quotidienne pendant notre séjour sur Koh Lanta : dégustation d’une noix de coco fraîche les fesses dans le sable sur la plage devant notre bungalow en regardant le soleil se coucher. Pour la petite anecdote, un jour quelqu’un qui voulait absolument nous trouver des noix de coco est carrément monter en haut d’un arbre devant nous pour nous en attraper !

CAMBODGE : les mangues. Là encore une fois, à 1$ les 5 langues, on en a tellement mangé à Siem Reap et Phnom Penh qu’on a réussi à s’en dégoûter pour quelques jours. Et dire que maintenant tu payes ta mangue 5€, on aurait du faire des réserves !

BALI : les ananas. Tous murs à point, juteux, sucrés et pas du tout acides (ils ne te laissent pas la langue rapée ou brûlée après consommation). Mais comme c’est difficile à conserver une fois entamé, on est obligées de le finir… Ça va peut-être vous surprendre, mais on a cru faire une overdose… Fou ! Précisons également qu’on a découvert lors de ce voyage d’où venaient les ananas, enfin comment ça poussait quoi… Sur des petits arbustes pas plus haut que la taille, qui ressemblent un peu à une plante grasse, mais qui sont en fait la reproduction exacte des feuillages qui sont au dessus du fruit quand on achète un ananas, mais en taille adulte ! Le fruit pousse au milieu de cet amas de feuilles piquantes. Cette révélation s’est produite le jour où un paysan a cueilli notre ananas commandé dans son jardin, au retour d’une balade vers une cascade au nord de l’île balinaise (le fruit a d’ailleurs été élu meilleur ananas de toutes nos petites vies…).  C’est aussi à Bali qu’on a découvert les mangoustans, les ramboutans, le salak et le sirsak, et qu’on a goûté du durian pour la première fois (BEURK : mais franchement, meilleur au goût qu’à l’odeur).

AUSTRALIE : les avocats. Aussi crémeux que goutus, et disponibles à un prix dérisoire, on a fait une cure de bon gras en Australie. Étalé dans des pitas, sur des crackers, à manger à la cuillère avec un peu de citron… C’est vite un délice !
> On en a aussi utilisé quelques-uns pour nous concocter des super masques de cheveux…

Attention, les photos qui suivent peuvent vous mettre dans un état de faim/envie/jalousie très intense ! Estomacs affamés s’abstenir…

Et s’il vous prend l’envie soudaine de vous rendre au maraîcher le plus proche pour le dévaliser à la vue de ces images, sachez que c’est normal ! Et que (heureusement) rien ne vous en empêche 😉

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Les spécialités indonésiennes végétariennes

Cuisine Padang
Comme un buffet de dizaines d’assiettes de plats cuisinés.
La base c’est le riz, puis on rajoute ce qui nous fait envie.
Nos préférés : aubergines à l’huile et au piment, tofu au gingembre, mélange d’haricots (mungo, verts, plats…), boulettes de pomme de terre et beignets de maïs.

Nasi Goreng
Littéralement « riz frit », il est revenu dans des petits légumes, de la sauce soja, et du chili. Servi avec une grosse chips et un œuf au plat.
La version ‘nouilles’ est aussi très répandue : Mie Goreng.

Nasi Campur
Plat typiquement local. Sorte de Padang format réduit, la base c’est le riz et on y ajoute 3 autre plats. On ne sait jamais ce qu’on va manger, on a juste à préciser qu’on le veut végétarien !

Gado-Gado
Connu pour être le « délice des végétariens ». Mélange de légumes (choux, haricots, carottes etc), avec parfois du tofu servi avec une sauce aux cacahuètes… MIAM

Tahu/Tempeh
Obtenu à partir de la fermentation de soja et haricot mungo, ils sont là à chaque repas. Source de protéines bien plus saines que celles d’origine animale, on les frit ou on les fait caraméliser ! C’est ce que vous voyez à droite derrière le riz dans la photo du Rüstaffel.

Rüstaffel
Inspiré par les Néerlandais qui sont arrivés en Indonesie, ce plat est une des spécialités de Lombok. Le riz est servi en forme de volcan, et est accompagné de plein de sortes de petits plats cuisinés : un peu comme dans le Rice&Curry Sri lankais ! Slioup (bruit de l’eau à la bouche).


Mut Mee

On aime vraiment pas faire de la pub pour des endroits où dormir, où manger etc, parce qu’on pense que la vraie aventure c’est la magie de la découverte.
MAIS, et il faut toujours qu’il y ait un mais, là ça vaut tellement le coup que ça serait dommage de ne pas en parler.

Le sujet de notre coup de cœur cette fois c’est Mut Mee, un petit « village » associatif qui se trouve dans la ville de Nong Khai, sur les bords du Mékong et à la frontière du Laos.

Le principe c’est : notre jardin commun est accessible à tous, notre wifi, nos transats, nos hamacs et nos tables sont disponibles à toute heure de la journée gratuitement, on loue des vélos et des scoots pour que vous puissiez vous balader, vous pouvez troquer des livres dans notre librairie, et vous entrez dans notre cuisine pour nous dire ce que vous voulez qu’on vous prépare et on est ravis de vous montrer comment on cuisine… Un concept sur les bords du cliché idealisto-écolo-hippie, mais un peu de confiance et de foi en l’humanité ne fait pas de mal quand ca fait 3 mois qu’on voyage « seules » et qu’on a drôlement besoin de se sentir comme à la maison…
Nous, on est restées 5 jours à Nong Khai. On avait trouvé un petit bungalow pour rien du tout à deux pas de la promenade principale qui longe le Mékong et à côté du marché. Puis au détour d’une ballade, on a trouvé une pancarte disant « our garden is open to everyone ». On s’est aventurées dans les jolies allées entre les petites maisons pleines de vie, la salle de yoga, la salle d’art, la librairie, le salon de massage, la partie pour les backpackers… Puis on a compris que c’était un centre pour les gens qui veulent se reposer et se recentrer. Un endroit super zen, plein de bonne énergie de gens qui sont heureux de vivre ensemble et fiers de leur communauté.

On s’est tellement bien senties quand on y a mis les pieds qu’on a même demandé si il était possible d’y déménager, mais le concept plait tellement que les chambres étaient complètes. Pas abattues par cette réponse négative, ça ne nous empêchait pas de passer nos après midi et soirées à profiter du coucher du soleil et de la nourriture divine. Durant ces heures passées à traîner dans les fauteuils de ce bel endroit, nous avons eu l’occasion de rencontrer des gens géniaux, ce qui a rendu l’expérience encore meilleure.

Bref en clair, si vous passez par Nong Khai, allez faire un tour à Mut Mee 😀

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La difficulté de manger en Thaïlande

Si manger végétarien en Inde était tout ce qu’il y avait de plus facile, en Thaïlande c’est une autre paire de manche… Mais à chaque pays ses inconvénients !

Tout le monde nous a vendu la cuisine Thaï comme la meilleure au monde. Les sortes de riz, de nouilles, de soupes, de sauces, de légumes, de grillades, de sucreries… Alors nous on se faisait une joie infinie d’y mettre les pieds pour se remplir le bidon de bonnes choses.
SAUF que oui c’est la meilleure cuisine du monde, mais pour les omnivores. Pour les végétariens, c’est vraiment delicat.

Au debut, comme on était encore en train de s’imprégner de la culture et s’adapter au non anglicisme des thaïlandais, on osait pas trop demander certains plats sans certains ingrédients : genre au hasard les pieds de porcs, le poulet reconstitué, la sauce d’huître, les vers grillés !!

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Du coup, on se est retrouvées à manger des fruits toute la journée et du riz gluant a la sauce soja le soir pendant deux semaines… C’est au moment ou on s’est rendues compte qu’on avait perdu 4 kilos en 10 jours qu’on s’est dit qu’il fallait peut-être changer nos habitudes. Et puis autant vous dire que du riz gluant tous les jours, même si c’est très bon, au bout d’un moment c’est plus possible !!

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On était pleines de bonne volonté : on voulait partager le quotidien des locaux en mangeant dans les restos de rue, et passer des moments dans les cuisines thaïlandaises à en apprendre les secrets… Mais tout ce qu’on voyait, c’était des poulets entiers grillés, des calamars en brochette, des rouleaux de printemps au porc, des tripes flottantes dans la soupe ou autres réjouissances culinaires, aussi bien visuelles que gustatives.

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La déception de ne pas pouvoir goûter à tout ca était telle qu’on a passé 20min a faire des bruits d’animaux suivis de coupages de gorges suivis de « NO » pour faire comprendre qu’on voulait juste des légumes sautés avec du riz blanc. Une fois servies, tres fières de nos compétences de mimes, on saute sur nos assiettes a l’odeur divine. Mais à la première bouchée, on voit des morceaux de gras flotter dans la sauce des legumes… INCIDENT MAJEUR, ce que jadis aurait fait pleurer Juliette instantanément, ne vaut qu’un « mais moi tout ce que je voulais c’était des gentils légumes tous contents… » cette fois, suivi d’un tri minutieux des morceaux apparents de la part de son amour de sœur.

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On ne comprenais vraiment pas pourquoi un pays aussi bouddhiste consomme autant de viande… Sérieux les gars, c’est pas censé être vos ancêtres et des réincarnations de personnes humaines ??? Nan parce que si c’est le cas, je crois que tu viens de manger ton grand père…
Jusqu’à ce qu’on ait l’occasion de poser notre question a des locaux. En fait, il est possible de manger de la viande si c’est pas toi qui tue l’animal, et à condition de faire une « puja » (prière) pour s’excuser. Mouais. Vous savez ce qu’on en pense…

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Du coup on essaye tant bien que mal (mais plus mal) de se trouver des trucs dans les magasins, de se faire des sandwichs, de parcourir les marchés à la recherche de légumes frais et pratiques à manger.
Mais déjà que manger végétarien c’est pas facile, si en plus on ne peut pas cuisiner ça réduit considérablement le champs de possibilités de nous nourrir… Alors on reste avec les bons vieux classiques : la carotte, la tomate, le riz, la sauce soja, le mango sticky rice (un délice composé de riz collant arrosé de lait concentré de noix de coco et surmonté de dés de mangues, mais qu’on ne trouve pas partout malheureusement), du tofu, et puis tous les jus de fruits et sorbets qui sont sur notre chemin !!!

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Sommes nous toujours végétaliennes ?

Beaucoup de personnes nous ont posé cette question :
« Ça va, vous arrivez à rester végétaliennes ? »

Nous, on est là pour y répondre, en toute honnêteté.

Et bien figurez-vous que non. Non, parce que quand on est jamais chez soi, ben c’est délicat… C’est délicat de dire :
« Ah vous m’offrez un repas ? Merci mais je mange pas de beurre, parce que c’est à base de lait et je considère que le lait c’est que pour les veaux. »
Ou
« Vous avez vraiment que des œufs ? J’ai décidé de plus en manger parce que c’est des règles de poules et que ça me dégoute » quand quelqu’un s’est cassé la tête à faire un petit déjeuner qu’il considère comme occidental et qu’il pense que tu vas aimer parce que tu viens d’Occident…

Des fois, et on s’y était préparées, il faut faire des concessions. C’est le jeu, ma pauv’ Lucette !!

En Inde la totalité des plats est cuisinée avec du beurre clarifié appelé ghee, considéré comme pur et même utilisé dans certaines cérémonies et prières aux Dieux. Les petits déjeuners, quant à eux, sont composés de galettes faites à base de farines de riz ou de lentilles et de curd (yaourt ou fromage blanc) : utapams, dosas ou idlys.
Alors parfois, pas d’autres choix que d’avaler du lait ou des dérivés, malheureusement…

Mais au fait, pourquoi il y a-t-il du lait PARTOUT ? Parce que les vaches sont sacrées et que leur lait est considéré comme source de vie. En fait, cela est hérité de la religion hindoue, dans laquelle un des Dieu de la trinité, Shiva, celui qui est tout bleu, a comme monture une vache appelée ici Nandi. Dans les lieux sacrés elle est toujours représentée richement parée avec bijoux, maquillage et sculptures décoratives. Elle est bien en chair par rapport à celles qu’on croise dans la rue, et affichent même un visage poupin, presque amical !
Du coup, tradition, superstition et religion obligent, les indiens mettent des produits laitiers un peu partout dans leur cuisine, qui n’en est pas moins délicieuse ! Jusqu’ici, on n’a été déçues par presque aucun plat qu’on a goûtés (sauf peut être à quelques exceptions, on va pas non plus vous faire croire que tout est parfait, mais franchement c’est hyper rare !). Seul bémol concernant nos papilles : il y a toujours du fromage présent dans les plats. Alors dit comme ça, c’est vraiment trop génial parce que le fromage c’est hyper bon, et on se faisait une joie de pouvoir en reconsommer (on l’avoue, c’est ce qui nous manquait le plus France), mais malheureusement le fromage local appelé « paneer » n’a rien à voir avec ce qu’on connait : ce sont des cubes insipides à la consistance du tofu et au goût encore plus fadasse que de la mauvaise mozzarella… C’est dire !

Alors non c’est pas un drame, on n’est pas là a se morfondre parce qu’on a avalé du beurre, et puis on se dit que c’est déjà assez compliqué comme ça de se faire comprendre parce que la langue est une première barrière, si en plus on fait chier tout le monde en ne demandant que des crudités ou du pain… C’est dommage quoi ! Surtout qu’on considère la cuisine comme une grosse partie du voyage. On ne découvre pas mieux une culture que par la nourriture (de rue), on en est convaincues !!!

Ouais OK, très bien, mais alors, qu’en est il de notre sacro-saint végétalisme dans cette histoire de produits laitiers ?? Cette croisade que l’on défendait becs et ongles il y a quelques semaines dans des articles documentés, argumentés et parfois un peu virulants ?? Vous connaissez la phrase populaire qui dit « y a que les cons qui changent pas d’avis » ? Ben on s’y est résolues : même si on pense toujours qu’avaler du lait est d’une part pas très bon pour la santé et d’autre part pas non plus top pour les vaches, on ne va pas non plus faire la grève de la faim et refuser d’avaler quoique ce soit sous prétexte que ça contient du beurre ! On n’est pas débiles, il faut savoir se montrer raisonnable de temps en temps !
Donc au final on s’est dit que pour se faciliter la vie (et celle des gens qu’on rencontre par la même occasion !!), on allait temporairement (ou pas) faire une croix sur notre extrémisme végétalien et se « contenter » d’observer une attitude végétarienne, ou plutôt « lacto-végétarienne » (puisqu’on consomme du lait…) !
Car si être végétalien se révèle un tantinet compliqué (voire quasi impossible rapport au beurre qui traîne partout…), être végétarien en voyage c’est en revanche plutôt simple, surtout en Asie. Beaucoup plus qu’en France en tous cas, pays du fromage (ouais enfin, au moins en France, il a du goût… Ou plutôt devrait on dire « un goût » !!) et de la viande bien rouge. Ici ça n’étonne personne quand on demande « sans viande ». Il sont contents au contraire, de voir que des européennes en aient quelque chose à faire des droits des animaux. En France ce qu’on reçoit comme réactions, c’est plus « et tes protéines tu les as où ? » « C’est vraiment débile comme choix, je le respecte, mais c’est dommage pour toi, un bon steak bien saignant »… Non. Non. Et non. Nous c’est « aaaah une bonne salade de légumes frais, avec du vegetable fried rice aux oignons… », et on vous jure qu’on s’est jamais autant régalées de nos vies de végétariennes.

Ici, il y a carrément 2 sortes de gens : les veg et les non-veg (à prononcer « vèdj » et « none-vèdj »). Veg est donc notre mot magique quand il faut commander des repas. C’est le terme qui nous assure de ne pas trouver un os de poulet qui flotte dans le bouillon, une tête de poisson dans le curry ou des morceaux d’oeufs dans les nouilles sautées !! Le sésame du végétarisme en quelques sortes… Les gens se mettent en 4 pour nous servir comme ils se doit, et nous faire goûter ce qu’il y a de meilleur dans leur menu, croyant que nos attentes sont très élevées. Mais en vrai, tu nous donnes juste à manger et on est contentes hein… Et puis entre nous, vu comment les animaux se nourrissent ici (essentiellement à base de déchets ramassés dans la rue), il vaut mieux éviter la viande pour se garder de chopper des cochonneries : tous les touristes malades rencontrés n’étaient pas végétariens… Coïncidence ??

Et puis on a eu la chance de pouvoir passer notre premier Noël de végétariennes dans un pays où le végétarisme est monnaie courante… OUF, on a échappé aux dindes farcies, aux huîtres et aux tartines de foie gras !!!!

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Nos coups de cœur de la cuisine sri lankaise

Après 10 jours en Inde, on s’était même pas lassées de manger du curry masala des le matin. Mais quand on est arrivées au Sri Lanka, d’abord on s’est dit que les chapatis allaient drôlement nous manquer, et après on a goûté la cuisine sri lankaise…

Et là, c’était une révélation.

Avant de commencer, tous ces plats ont des options poisson, viande, œufs, ou simplement aux légumes. Ce qui nous arrange bien parce qu’ici c’est un peu le paradis des végétariens.

Le Rice and Curry.
En gros, c’est un énorme plat de riz avec plein de petits accompagnements à mélanger et à déguster. Chaque resto fait son propre mélange avec ses propres épices, mais il y a quand même quelques incontournables : un dahl (curry de lentilles), des haricots gluants appelés « lady’s fingers », du sambol (chair de noix de coco râpée avec sel et piment), curry de courge, chips de farine de pois chiches. Mais dans le meilleur qu’on ait goûté jusque là, il y avait des aubergines parfaitement assaisonnées à base de curry, une sorte de pistou de persil et oignions, et un chutney de mangue. A tomber.

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Le Kottu Rotti.
Sorte de crêpe faite de farine de blé cuite à la plancha et découpée en lamelles puis en petits cubes (à peu près de la tailles des crozets savoyards), sautés avec plein de petits légumes délicieux. C’est la préparation qui est la plus impressionnante, le cuisto agite a une vitesse fulgurante deux plaques de métal pour émincer le mélange disposé sur la plancha devant lui.

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Le Rotti.
Signifie « pâte » ou « pain » en cingalais. C’est comme un beignet pané en forme de samossa ou de nem (sauf que c’est pas de la feuille de brique, mais du rotti), avec une préparation très épicée à base de pomme de terre a l’intérieur.

Croquettes de la taille d’une balle de golf (mais plus aplaties) à base de lentilles, de mais, de piment. C’est comme des nuggets, mais en 10 fois meilleur et sans le mousseux dégueulasse du poulet broyé, et avec plein de bonne protéines.

Le Vadai.
C’est le plus proche du pain qu’on ait trouvé. On appelle ça des « beignettes », parce que c’est un mélange entre un beignet et une baguette. Des oignons, des petits morceaux de piment et des cébettes sont incorporés a la pâte avant cuisson.

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Les fruits.
Pour ca, c’est l’endroit parfait. Tu veux une noix de coco, le monsieur va la chercher dans l’arbre, te la coupe pour que tu la boives et te la recoupe pour que tu manges la chair.
Sinon, sur 6 ananas, aucun n’était « moyen ». Ils étaient tous plus sucrés et juteux les uns que les autres. Niveau mangue, ça claque aussi, par contre elles sont très différentes de celles qu’on trouve en France et qui viennent d’Amérique du Sud : elles sont moins sucrées et plus acides, délicieuses quand mêmes. Les papayes sont parfaites aussi, et on vous parle même pas des avocats (qu’ici on mange sucrés, comme un fruit !! D’ailleurs, est ce que quelqu’un saurait nous expliquer ce qui différencie un fruit d’un légume ? On a eu un gros débat à ce propos lors d’une longue après midi de bus la dernière fois…). De quoi faire devenir un viandovore crudivore.

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[Recette] Le granola croustillant « maison »

À taaaaable !!

Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas mis de recettes sur le blog parce qu’on n’avait plus trop d’inspiration, mais voilà que notre gourmandise nous rattrape !!

Dimanche, comme vous le savez, nous avons vidé notre grenier (et pas que) en vendant toutes les merdouilles qui trainaient et dont on ne se servait plus. Dans un élan de bonté, Virguinie alias « le renard aux cheveux longs » (non non, le u après le i n’est pas une coquille…) nous a rejointes pour une partie de la journée. Et comme c’est une fille vraiment cool, elle avait pris à manger : des petits raisins et… un petit pot de Muesli !!! À la vue de ces agapes, nous lui avons expliqué que nous connaissions la recette pour fabriquer le granola « maison »… « Oh » s’exclama-t-elle, « mais c’est d’la bombe, ça doit être hyper bon ». Regrettant aussitôt de ne vous avoir jamais partagé l’info, nous réparons cette erreur aujourd’hui !

Vous allez voir, c’est rigolo à cuisiner, c’est pas compliqué et c’est un vrai délice !!! Rien à voir avec celui acheté en magasin (qui est quand même hyper cher et plein de cochonneries…).

Pour vous régaler, il vous faut :

– 150g de flocons d’avoine
– 40g de sucre complet de canne
– 20g de farine (de blé complet pour notre part), mais avec de la farine de châtaigne ou de riz ça doit pas être mal non plus
– 30g de riz soufflé (genre ‘Rice Krispies’, mais le plus nature et naturel possible) ou de quinoa soufflé si vous en trouvez
– 30g de noix de coco râpée séchée
– 50g de fruits secs : amandes, noisettes, noix,
– 1/2 cuillerée à café de cannelle en poudre (facultatif)
– 55g de miel (ou de sirop d’agave)
– 40g d’huile de pépins de raisins
– 30g d’eau

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Ce qu’il faut faire :

Mettez la farine et le sucre avec l’avoine dans un récipient
Mélangez, puis ajouter la noix de coco et le riz soufflé

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Ajoutez ensuite les fruits secs (astuce : faites au préalable revenir les fruits secs dans une poêle pour qu’ils grillent, le goût est 1000 fois meilleur et la texture est plus sympathique).
Dans un autre récipient, mélanger l’huile de colza et le miel.

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Fouettez pour émulsionner l’ensemble (ça veut dire que ça doit être plus ou moins homogène), puis ajouter au mélange sec.
Ajoutez l’eau froide et mélangez à la main jusqu’à ce que la pâte puisse se former en boule.

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Versez le mélange et l’étaler dans un plat à four.
Mettez au four sur 170°C environ pendant une vingtaine de minutes et vérifier de temps en temps la couleur pour voir si ça ne crame pas ou si c’est assez cuit.
Vous allez voir, avec la cuisson, le mélange va durcir et brunir, comme si vous aviez un gros gateau de muesli ! Sortir du four, laisser refroidir et casser le gros morceau en petites pépites.

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Vous pouvez les conserver dans un pot en verre ou une boîte hermétique pendant plusieurs jours sans qu’elles perdent leur croustillant, mais si vous êtes aussi gourmandes que nous, ça ne durera pas plus d’une semaine !! ^^

Vous pouvez le manger comme ça (si vous fabriquez des barres plutôt que des pépites, vous pouvez même les transporter pour en faire des gouters…), arrosé de lait (pour nous c’est du lait végétal ! amandes, noisettes, soja, avoine) ou encore mélangé dans un  yaourt (de soja pour les végétaliens) ou un sorbet !

Libre à vous de modifier les quantités pour les adapter à vos goûts : plus ou moins de sucre, plus ou moins d’huile (j’ai testé plusieurs quantité avant d’arriver à la texture et au goût que je préfère…), de cannelle, de noix de coco ou l’ajout de trucs comme des raisins, des cranberries, des baies de Goji, des graines de lin, du chocolat…

Le sucre, ce poison

C’est en mangeant un paquet de Dragibus que cette idée de post m’est venue. Oui tout a fait. C’était bientôt le bac, je stressais, j’étais fatiguée, je faisais que travailler (bon ok, je faisais aussi des pauses pour regarder des épisodes de Mindy Project mais bon…) et pour me réconforter des fois je mangais des trucs pas top en faisant des exercices barbants (Virguinie peut en témoigner ;)). Vous savez que j’ai changé radicalement d’alimentation il y a plus de 5 mois (lisez ça si vous n’avez pas lu l’article), et que je fais beaucoup plus attention à ce dont je nourris mon corps. Vous vous doutez bien que les bonbons, plein de sucre ultra raffiné, de dextrose, d’acidifiants etc, ne sont pas les meilleures choses à avaler. Mais en même temps j’ai jamais dit que j’avais une alimentation parfaite, et loin de là. J’essaye juste d’écouter mon corps et de respecter mon éthique. Et la mon corps criait famine de Dragibus… Alors j’ai succombé ! Etre frustrée est encore pire que regretter pour moi. Mais pas là, là le regret était bien pire que la frustration que j’aurais ressentie.

Pourquoi ?

Après la satisfaction que m’a procurée la haute dose de sucres rapides passés dans mon sang (celle qui nous fait nous sentir bien et « sugar high »), je me suis sentie terriblement mal. Une migraine m’a emprisonné le cerveau, j’ai eu mal au ventre et j’avais plus aucune énergie. C’était comme une phase de « desintox ». Et c’est là où j’ai compris en quoi le sucre était une drogue. Et ce que j’étais en train de vivre était une gueule de bois, une gueule de bois de dragibus, un sevrage de sucre.

J’avais diminué ma consommation de sucre d’une manière radicale : avant je pouvais en manger un peu avec tout. J’en mettais dans mes fruits,dans mes céréales le matin (alors qu’elles étaient largement assez sucrées, mais le sucre appelle le sucre alors je n’en sentais même plus le goût), j’en rajoutais toujours dans les gâteaux que je faisais, parce que je pensais « du sucre il y en a jamais assez ». Pour vous dire à quelle point j’étais atteinte par cette addiction, j’avais même l’habitude de creuser 2-3 cuillères dans mon yahourt pour qu’il y ait plus de place pour le sucre… Mais aujourd’hui ça tombe bien, je ne mange plus de yahourt, et plus de sucre raffiné ahah ! J’ai donc décidé, lors de mon changement d’alimentation, de couper complètement ma consommation de sucre. C’était brutal (surtout pour une droguée comme moi), mais je me suis dit que si je ne le faisais pas d’un coup je ne le ferais jamais.

 

Mais je m’égare, revenons-nous à nos bonbons :

Quand j’ai commencé à me sentir mieux, c’est-à-dire à peu près 2h après l’incident, j’ai cherché à comprendre pourquoi je me suis sentie si mal après avoir ingurgité ma première grosse dose de sucre en 5 mois. Puis je tombe sur un article et tout fait sens dans ma tête. Le sucre raffiné est une drogue qui au contact de nos cellules fait libérer de la dopamine au cerveau. C’est pour cela que la descente est si difficile. Je nourris ma curiosité, je lis, je regarde, et je comprends. Je comprends que le sucre est un poison, et un poison très légal, puisqu’il est présent partout, dans chaque plat pré-cuisiné, dans les conserves, dans TOUT.

Morale de l’histoire :
Ce n’est pas parce que c’est vendu en masse que c’est bon pour votre santé. Certains aliments sont toxiques et vous devez apprendre à écouter la façon dont votre corps réagit.

Bien décidée à me calmer pour un bon moment et me sevrer de cette addiction, je me suis renseignée sur les alternatives qui s’offraient à moi pour combler le manque que mes papilles ressentaient. Et j’ai une TRÈS BONNE NOUVELLE : Il y en a des tonnes. Vous pouvez essayer des tas de choses. Le miel, le sirop d’agave, le sucre de noix de coco (delicieuuuuux), le sucre non raffiné (et je ne parle pas du sucre roux, parce que très souvent c’est du sucre raffiné, mais coloré…), et bien d’autres ! Alors laissons tomber le sucre et faisons l’expérience de nouvelles choses 🙂