Être enceinte, c’est génial !! Nan, j’déconne…

En premier, je m’excuse si je heurte la sensibilité de quelqu’un ou si je suis maladroite dans mes paroles, je m’excuse si j’ai l’air de me plaindre de mon état alors qu’une lectrice a actuellement ou eu par le passé des difficultés à tomber enceinte alors qu’elle essaye très fort, mais je vous assure que la meilleure partie dans la maternité ce n’est pas forcément la grossesse, c’est tout ce qui vient après, une fois que votre bébé/enfant est là, dans vos bras, sous votre toit, dans votre foyer, peu importe comment il y est arrivé : naturellement, spontanément, accidentellement, grâce à la science, par adoption…

Pour celles et ceux qui ne le savaient pas encore, on a un truc à vous annoncer : la famille que le ridicule ne tue pas s’agrandit, et va accueillir très bientôt un nouveau membre, parce qu’Ingrid est enceinte !!

Et oui, un petit haricot est apparu dans son bidon en novembre (enfin apparu… Ça tient pas du miracle hein, mais bon on va pas non plus vous expliquer), et depuis il ne fait que grossir, alors même si on continue à l’appeler le petit haricot il semblerait qu’il ait plus la forme d’un mini humain maintenant !
Entre temps, Ingrid a espéré très fort pouvoir accoucher d’un bébé léopard, malgré que Juju lui a expliqué qu’il y avait relativement peu de chance… Et puis sur les écrans pendant les échographies, on n’a entendu aucun ronronnement ou grognement, seulement des battements de cœur à tout rompre hyper rapides (entre 140 et 160 battements minutes, donc environ le double de nous, adultes, pour vous faire une idée) ! Alors à défaut d’avoir un bébé léopard, ce sera un bébé lion, puisqu’il est censé arriver le 8 août, 1 année pile poil après le mariage de MartIngrid 🙂

Vous devez vous en douter, si on écrit un article aujourd’hui, c’est pour vous raconter comment Ingrid vit sa grossesse, comment elle appréhende toutes les nouvelles choses qui se passent dans son corps, auxquelles elle n’était pas forcément prête et aussi pour démystifier un peu cet état en essayant de déculpabiliser les filles qui, comme elle, ne trouvent pas qu' »être enceinte, c’est AB-SO-LU-MENT FAN-TAS-STI-QUE !!! ».

Bon alors déjà, c’est juste impossible de se préparer au concept de la grossesse…  T’as beau t’imaginer comment c’est d’avoir un bébé dans ton ventre, les seins qui gonflent, te mettre un coussin sous le t-shirt pour faire comme si t’avais un gros bidon devant le miroir, t’es loiiiiiiiin du compte en fait !!! D’abord parce que chaque grossesse est unique, donc une même maman ne vivra pas forcément la même chose à toutes ses grossesses (en supposant que la première ne la dégoûte pas des suivantes mouhahahaaaa) et en plus parce que le fait de créer un être vivant est purement naturel, chimique, instinctif et animal, il ne fait absolument pas appel à notre intellect, notre cerveau, notre réflexion, c’est un truc auquel il est donc impossible de se préparer, de réviser ou de s’entraîner !!

Avant de commencer, il faut préciser une chose : tout ce qui va être exprimé dans cet article est complètement subjectif et ne reflète que l’avis et le ressenti d’Ingrid, à tous les coups Juliette ne vivra pas du tout ce que sa sœur a vécu (on ne lui souhaite pas en tout cas…), donc ses propos ne sont pas une généralité, une vérité universelle, juste un moyen d’expression personnel !

« Je ne me suis jamais sentie aussi bien de ma vie »
FAUX
Franchement, la grossesse c’est pas toujours le pied ! Pourtant on en entend des mamans, jeunes ou pas, qui balancent à tout bout de champs « Moi je me sentais teeeeeeeeeeellement bien quand j’étais enceinte, j’étais bien, j’ai adoooooooooré ça !!!! ». Et toi t’es là, en face d’elles, dépitée, en train de te demander ce qui cloche chez toi, pourquoi toi, tu kiffes pas ta life comme toutes les autres ? Pour te rassurer, tu peux te dire comme moi que ces femmes là, soit elles mentent pour « faire bien », soit elles te cachent la vérité pour pas te décourager de la suite, ou alors elles ont juste oublié, tout simplement ! Puis tu rencontres aussi des futures mamans qui vivent les choses de la même manière que toi, et là tu te dis que finalement tu n’es pas si seule dans le mal que ça !

Donc t’inquiète, t’es tout à fait normale, parce que bon, soyons honnêtes, la grossesse c’est pas si chouette (en tous cas pour moi), et je m’en vais t’expliquer pourquoi. Les avantages de la grossesse ne sont pas TOUS flagrants, surtout au début (t’as du mal à en voir tout court en fait… Si ce n’est de se réjouir entre 2 vomis/dodos du fait que tu vas avoir un petit « nous », le fruit de notre amour) :

Les trois premiers mois
– t’as la gerbe tout le temps
– tu ne supportes AUCUNE odeur, même la tienne, celle des tes produits de beauté, de ta cuisine préférée ou encore celle de ton mari
– tu dors à peu près… tout le temps !
– t’as une paire de seins énormes et tu ne supportes pas de porter un soutif, ni de ne pas en porter d’ailleurs > ça donne de l’appétit à ton chéri mais toi t’es tellement dans un état bizarre avec tes nénés endoloris, complètement shootée aux hormones que t’es à peine capable de te lever pour faire pipi toutes les heures sans finir la tête dans la cuvette…
– tu es à fleur de peau, en mode Jean qui rit, Jean qui pleure, Jean qui dort > c’est comme ça qu’on a commencé à se douter d’un truc avant de faire le test du pipi, j’étais encore PLUS CHIANTE que d’habitude (c’est dire… Heureusement qu’on s’est mariés pour le meilleur et pour le pire hahaha !)
– tu dois attendre un peu avant d’annoncer à tout le monde la super nouvelle, alors que toi à l’intérieur tu trépignes d’impatience
– tu dois tenir ta langue alors que ce serait un moyen d’expliquer pourquoi tu es exécrable et pourquoi tu maigris parce que tu ne peux rien avaler qui te transforme en Vomito les 10 minutes suivantes
– tu apprends par coeur les prénoms de toutes les secrétaires médicales et infirmières du laboratoire le plus proche de chez toi et tu leur demandes si elles ont pas une carte de fidélité, parce que tu vas les voir trèèèèèèèèèèèèèès souvent
– tu t’habitues aux rendez-vous médicaux troooooop super, en dose mensuelle voire plus, genre les prises de sang à répétition, les pipis dans un mini pot, les échographies et touchers vaginaux… Toutes les joies qui contribuent à te faire te sentir teeeeellement bien !
– tu apprends à prendre de la distance par rapport à ce que le personnel médical te dit, te conseille, t’impose à tort ou à raison (euuuuuuh, c’est pas censé être un truc naturel de faire un bébé ? Pourquoi c’est aussi médicalisé là ???)
– tu fais le deuil du vin, du chèvre frais et des légumes crus grignotés à la va vite dans les allées du marché par peur de bouffer de la terre et de te choper la toxoplasmose qui peut rendre ton bébé aveugle
– tu imagines le pire parce que tu ne sais pas à quoi t’attendre et que tu entends des choses horribles (en vrac, quelques exemples : on va te découper le périnée, tu vas perdre tes dents, tes cheveux et tes ongles après l’accouchement, des tâches vont apparaître sur ton visage à vie si tu t’exposes au soleil, tu vas avoir des hémorroïdes, tu vas saigner des gencives, avoir un œdème, les jambes gonflées, les chevilles en poteaux, faire des insomnies, être incontinente, tu seras zébrée de vergetures, on va te cercler le col de l’utérus si tu fais trop de voiture, tu vas mettre en danger la santé de ton bébé si tu continues à être végétarienne -genre je vais recommencer à manger de la viande rouge POUR mon bébé, non mais GROS LOL- >>> au passage, au nom de toutes les femmes enceintes pour la première fois, je tiens à remercier tout ce monde de nous rassurer, nous futures mamans qui avons des bouffées d’hormones et qui gérons hyper mal les émotions, surtout les négatives, c’est sympa et hyper rassurant d’entendre ce genre de choses. S’il vous plait, arrêtez ça, ça ne nous aide pas, mais alors, vraiment pas du tout !!)
– tu apprends plein de nouveaux mots/abréviations, et ton mari aussi, sinon les conversations deviennent rapidement difficiles puisque ta vie de couple ne tourne quasiment qu’autour de ça : HCG, SA, SG, DPA, toxoplasmose, primipare, PC, PS, HPGO, albumine, écho morpho, DME, HIN… On enrichit notre vocabulaire quoi !

C’est pas top non plus au milieu
– tu es essoufflée comme un buffle quand tu montes les marches de chez toi, et c’est pas très cool quand tu passes tes journées sur le canapé mais que tu dois monter aux toilettes 10 fois par jour
– tu découvres ce qu’est une hémorroïde (oui oui, c’est féminin comme mot…), chouette ! Ben c’est la joie, le plaisir, c’est l’épanouissement quoi ! Et puis tu perds le peu de dignité qu’il te reste en demandant à ta soeur de regarder à quoi ça ressemble et de te le décrire parce que t’arrives pas à la voir toute seule avec ton miroir (oui oui, j’ai essayé… Quand je vous dis qu’on perd le peu de dignité qu’il nous restait, c’est pas une blague !! Mais après tout, le ridicule ne tue pas si ?)
– tu grossis (c’est que le début, mais ça fait bizarre !!)
– t’arrives plus à rentrer ton ventre : donc t’es dans une espèce de situation ambivalente où les gens que tu croises savent pas si t’as trop mangé, trop bu, si t’es ballonnée ou enceinte… La bonne nouvelle c’est que tu peux le dire pour éviter les moments gênants 😉
– tu commences à avoir mal au ventre (oh bâtard, ça tire vachement à l’intérieur !) et au dos, t’as du mal à rester debout longtemps, mais comme ça se voit pas trop, t’oses pas t’incruster dans la file à la caisse prioritaire, donc tu dois te caresser le ventre comme une femme enceinte (parce que c’est ce que t’es ma vieille) pour bien faire comprendre aux gens que OUI OUI tu es bien prioritaire !
– tu trouves aucun vêtement qui te va ! Je dis pas « qui te mette en valeur », ça non, c’est fini, tu laisses tomber pour quelques mois, mais juste un vêtement dans lequel tu rentres et qui ne te donne pas l’impression de te scier le ventre quand tu t’assois
– la ceinture dans la voiture t’oppresse, alors t’essaies de trouver des stratégies pour qu’elle arrête de t’appuyer comme ça sur le ventre, mais bon du coup le principe de sécurité est un peu nul, c’est bête !
– ton appétit revient et tu as des envies bizarres, voire des « obsessions culinaires » telles que la pomme de terre (sous toutes ses formes : vapeur, sautées, grillées au four, en purée, frites, en forme de gnocchis, de chips…), le brie, les olives, les fruits quels qu’ils soient, en quantité astronomique, et le chocolat
– ta libido remonte en force mais ton gynéco t’explique que « les rapports trop bestiaux et brutaux (appelés aussi « déclenchement à l’italienne » lorsqu’ils sont pratiqués vers la date de terme) sont déconseillés car ils font raccourcir ton col »… AH.
– tu dois ralentir ton rythme de vie parce que t’es fatiguée du moindre effort, alors qu’en vérité t’as arrêté toutes tes séances de sport habituelles et le seul effort que tu fais c’est le ménage et la lessive de la semaine, la vaisselle et les trajets cuisine-salon-toilettes
– tu dois supporter les questions indiscrètes/conseils/avis/expériences/doutes/peurs/tentatives de culpabilisation d’à peu près tous les gens que tu croises partout, ça va des membres du corps médical aux inconnues à la caisse du supermarché quand tu discutes avec eux (surtout quand toi tu n’as pas choisi de faire comme eux… C’est vraiment fatiguant de devoir justifier sans arrêt chacun de tes choix, franchement !)
– tu dois prendre sur toi pour ne pas faire des prises de kung-fu à tous les gens qui ont l’envie déplacée de caresser ton ventre sans te demander ton avis, même les inconnues à la caisse du supermarché (sérieusement, ça te dit quelques chose « sphère privée » ?)
– tu commences à dire « au revoir, à bientôt j’espère » à tes abdominaux (bon au moins, ça te prouve que t’en avais, même si, comme chez moi, c’était pas flagrant à la base)

Et puis c’est pas vraiment l’extase à la fin non plus
– t’es obligée de rouler pour sortir de ton lit, du canapé ou de la voiture
– t’es à 2 doigts d’envoyer un CV à Marineland parce que tu te dis que tu serais vachement bien dans le grand bassin avec tes copines les baleines > ça marche aussi au zoo avec les éléphants et les hippopotames
– tu ne vois plus le bas de ton corps, de ton pubis à tes pieds
– tu as peur de faire un malaise quand tu te penches pour fermer tes chaussures ou te couper les ongles d’orteils
– tu ne peux plus passer l’aspirateur sans avoir l’impression qu’on te laboure les lombaires alors que t’es super maniaque et que t’aimes bien quand le sol est propre
– tu dois garder ton calme face à la cliente insupportable qui te passe devant alors que t’es clairement enceinte sous prétexte que « tu n’as pas de carte de handicap, toi, et que de toute façon, être enceinte c’est pas un handicap, ou alors bien moins grave que le sien »
– les exercices de Pilates que ton bébé adoooooooore faire dans tes intestins le matin te donnent une envie irrépressible de péter ou de courir aux toilettes
– tu dois freiner tes envies de claquer tout ton argent en langes, bodies, doudous, déco et autres mignonneries > ben quoi ? Je nidifie OK ? Mais je vous jure tout est trop mignon aussi…
– tu te poses un millier de questions sur ta capacité à faire sortir ce bébé qui te semble énorme sur l’écran du docteur par un aussi petit orifice
– tu t’en poses un millier de plus sur les choix et décisions qui le concerneront quand il sera là (vaccins, vitamine D, alimentation, médicaments, poussette, écharpe, couches, lingettes, savon…)
– tu commences à psychoter sur le masque de grossesse et les vergetures qui pourraient décider de se pointer, même au dernier moment
– t’as le hoquet… Enfin pour être plus exacte, ton ventre a le hoquet ! Quel glouton ce petit haricot !!
– tu essayes (et tu achètes) des soutiens-gorges d’allaitement : le truc le moins flatteur et le plus dégueulasse qu’on ait créé en terme de lingerie (en top 1, même avant la gaine… Qui semble sexy à côté de ce machin !!)

Bref, quand tu fais la liste, comme ça, tu comprends pourquoi t’as hâte que ce soit fini, et même si tu as conscience qu’il faut être patiente parce que ce bébé a encore besoin de rester au chaud pour être en bonne santé, tu te dis que tu languis du jour où il sera dehors ce petit être, pour pouvoir le rencontrer, le câliner, le bisouiller, interagir avec lui, lui apprendre des trucs, le présenter à son papa et les observer avec des coeurs dans les yeux (et peut-être 1 ou 2 larmes aussi…) quand ils se seront retrouvés :-).

Et oui, car cette aventure de la grossesse je ne la vis pas SEULEMENT avec le papa, qui est parti 4 mois cet été pour le travail et qui ne pourra donc pas assister physiquement à la naissance. Je partage la fin de la grossesse et le début de ma vie de maman avec… Juliette !!!! Hahahahaaaaaa, quand on vous dit qu’on fait beaucoup de choses ensemble, on rigole pas nous !!! En partant, Martin a confié à Juju l’énorme responsabilité de le remplacer pendant les dernières semaines où il ne pourra être présent, pendant l’accouchement, et les quelques semaines après la naissance le temps qu’il revienne en France, relayé par le reste de ma famille quand elle en aura marre (elle est déjà sur le point de craquer, je vous préviens). Ma soeur jouera donc le rôle de papa de substitution lors du moment crucial, l’accouchement, ce qui est plutôt drôle quand on se rappelle qu’en Asie on nous a souvent fait remarquer que notre complicité laissait penser qu’on avait sans doute été en couple dans une vie antérieure… Quoi ? On aurait une histoire à boucler dans cette vie-là ? Oui sans doute, mais quand Juju a accepté sa mission, ni elle ni moi ne savions dans quoi nous nous embarquions, parce que comme vous savez, on aime bien faire les choses à notre manière, remettre en question certaines choses, essayer des nouveaux trucs 🙂
Du coup j’ai poussé ça à la décision de mettre ce bébé haricot au monde non pas dans une maternité, mais à la maison ! Heureusement Martin a été tout de suite partant (et même enthousiaste) pour ce projet, et ce qui a fini de nous décider a été la rencontre d’une sage-femme passionnée trop géniale, hyper compétente, rassurante, qui nous apprend plein de choses intéressantes, avec qui le feeling est passé tout de suite et en qui nous avons une totale confiance (article à venir, soyez à l’affût) ! Du coup, Martin a passé le flambeau et Juju et moi assistons ensemble à la fin des cours de préparation à l’accouchement : échanges, vidéos, questions, schémas, reconstitutions, simulations, explications, la sage-femme ne compte pas ses heures et c’est un régal de passer tout ce temps avec elle à lui poser les centaines de questions bizarres auxquelles elle s’efforce de répondre avec la plus grande patience.

Je l’ai évoqué plus haut, si la grossesse m’a appris un truc et sur lequel elle m’a forcée à travailler (et Dieu sait au quel point j’en ai besoin), c’est bien la patience ! Une grossesse ça dure 9 mois, pas (beaucoup) moins ! Et c’est pas pour rien… Chaque étape, chaque semaine, chaque jour a son importance dans le développement du bébé, de son enveloppe physique, mais aussi de son âme, et on a tendance à l’oublier, ça joue aussi un rôle dans la préparation psychologique des parents : l’arrivée d’un bébé n’est pas soudaine, et même si elle est souhaitée, elle chamboule pas mal de choses, des choses auxquelles il faut un peu de temps pour s’adapter, en tant que personne, que couple, que famille et que foyer. 9 mois ça paraît presque trop court, surtout vers la fin, quand tout s’accélère, et que tu peux avoir l’impression un peu flippante de ne pas encore être prête ! D’ailleurs c’est tout bientôt là… Allez ! Encore un mois pour se préparer psychologiquement, pour trouver la force et la confiance de te dire que TU PEUX LE FAIRE, tu peux réussir à le faire sortir même s’il te semble énorme ! Et puis quand tu réfléchis, 9 mois c’est quand même vachement rapide pour fabriquer un être humain non ? Surtout que tu le fabriques juste comme ça, en faisant rien, ça donne un peu l’impression d’avoir un super pouvoir magique : tu peux créer quelqu’un, purée, c’est OUF quand même !!! La nature est tellement bien faite…

Pour finir sur une note comique,  allez voir le sketch de Florence Foresti, c’est hyper drôle !! Et serrez bien votre périnée quand vous rigolez, sinon vous allez vous faire pipi dessus !!

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Les aventures d’une caissière altermondialiste, féministe et végétarienne : épisode 3

Hello à tous et toutes !

Aujourd’hui, c’est après quelques mois passés en tant que caissière en grande distribution, PIRE que dis-je en grande distribution mais dans un commerce de proximité, que mon alter égo (c’est Juliette qui vous écrit) vient vous faire part de l’ultime florilège de répliques que j’ai pu retenir pendant cette saison.
Si vous ne vous souvenez pas des derniers épisodes, ou que vous ne les avez pas lus, c’est ici que ça se passe : Episode 1 et Episode 2. Donc voici le dernier épisode, un peu moins teinté de révolutionnarisme, mais sachez que j’ai juste appris à le garder pour moi, je ne me suis pas soumise ni habituée à tout ce que la société de consommation nous inflige de vivre 😉

« Bonjour »
« Bonjour, vous savez c’est très important de se laver les mains. Il faut se laver les mains souvent. »
Ouais je sais, et je vous promets que j’aimerais pouvoir me les laver plus souvent quand je vous les doigts qui me donnent les pièces toute la journée…

« Je voudrais un sac avec. » »Un petit ou un grand ? »
« Oh, en plastique ! »
… Un, ça n’empêche pas de dire s’il-vous plait, deux, ça répond pas du tout à ma question !
Dédicace à Jérem

Interception d’une conversation entre jeune pré-pubères :
« M’faudrait un petit taf d’été là »
« T’as 13 ans mec »
« Ben j’m’en fous j’travaille au black. J’demande 20€ de l’heure, c’est bien 20 de l’heure. »
Oui, et réaliste en plus c’est bien… Je gagne 7€50 de l’heure mon gars !

« J’ai des traits blancs sous les yeux. Je voudrais que vous me conseilliez sur quoi mettre. »
« Des traits blancs ? Je ne vois pas de quoi vous parlez monsieur. »
« Oui regardez, je veux plus ça moi (se gratte les cernes et me montre la peau morte qui s’est callée sous ses ongles en la faisant sauter) »
Je retiens un haut-le-cœur d’une intensité phénoménale, me retourne pour garder mon sang froid, et professionnelle jusqu’au bout, le conseille sur une crème hydratante…

« Vous avez la carte monsieur ? »
« Non mais j’ai ma carte de visite si vous voulez… Mais vu la bague que vous avez à l’annulaire gauche, je vais éviter de vous la donner; »
« Voilà. Merci. »
C’est justement pour éviter d’entendre des remarques comme ça que je la porte 😉

« Bonjour Juliette. »
« Bonjour Messieurs. »
« Bonjour Monoprix. »
« Bonjour Messieurs. »
« Bonjour… Euh beauté. »
Ahahah qu’est-ce qu’on se marre !!

« Vas-y, montre-lui la bouteille. »
« A quoi ça sert ? »
« Qu’elle voit qu’on vient de Gouadeloupe. »
« Ah vous venez de Gouada, c’est sympa ! »
« Et ouais, nous on vit au soleil ! »
« Ben ici aussi c’est pas mal non plus, on peut pas trop se plaindre ! »
« Tu vois, toi en fait t’es un rayon de soleil. Mais nous on est le soleil lui-même. »
Voilà, voilà… Comment je peux trouver quelque chose à répondre à ça moi ?

« Bonjour monsieur, vous cherchez quelque chose ? »
« Oui ma copine… »
Ah je peux pas vous aider sur ce coup désolée !

« Elle est jolie cette couleur de vernis, hein ? »
« Oui, c’est vrai ! »
« C’est pour mon nain de jardin »
Je veux pas juger, mais quand même… C’est pas ce à quoi je m’attendais le plus quoi !

« Tu veux pas te marier avec moi ? »
« Mmm… Non merci, ça va. »
« T’es sûre ? Je te fais un petit métis. Avec une belle peau matte et des cheveux tous frisés »
« Non, toujours pas. »
« Allez une petite fille, même qu’elle sera aussi jolie que toi. »

« Et je suppose que vous ne comptiez pas me demander si j’avais la carte du magasin, même si ça fait partie de votre boulot… »
Et toi (excusez la politesse qui va suivre) connasse, je suppose que t’es aussi aimable avec toutes les caissières que tu croises ?
Mention spéciale à Eva !

Me tend sa carte bleu
« Je vous laisse la mettre dans la machine qui est ici. »
« Ah ben je sais pas comment la mettre, d’habitude c’est vous qui le faites »
Ah oui c’est vrai qu’on est assistantes aussi, j’avais oublié qu’on faisait 15 métiers à la fois au temps pour moi !

« J’introduis ma carte dans la fente. La bonne fente. Doucement. Ca y est, j’y suis. C’est bon ? »
Non c’est pas bon du tout, gardes tes cochonneries pour d’autres. Nan en fait, gardes-les pour toi.
Une pensée pour Sonia

« Arrête de secouer ta petite soeur, elle perd des neurones. »
« Ca veut dire quoi perdre ses neurones ? »
« Ca veut dire qu’au lieu d’être très intelligente elle sera juste intelligente. »
« Ca veut dire que les gens qui sont pas intelligents on les a secoués trop tôt ? »
Ahahahahahah

« Vous n’avez pas bien mis votre carte monsieur. »
« Ah, faut insister… Un peu comme avec les femmes. »
Non en général, quand elles disent non, ça veut dire non, on vous ne l’a pas appris ?

« Vous l’avez retirée trop tôt monsieur. »
« C’est l’histoire de ma vie. »
Ça, ça me regarde pas vraiment…

« 2,59 s’il vous plaît monsieur. »
« Combien ? »
« 2€59 »
« Non mais combien ? »
« Ben 2,59 monsieur ! »
« Mais vous pouvez pas me faire une petite ristourne ? »
Si ça tenait qu’à moi, tout serait gratuit ! Ça m’éviterait de toucher de l’argent, d’entendre les gens se plaindre de devoir payer, et ça ferait gagner le temps des négociations à tout le monde…

« Donne-moi un petit sac rose. Rose comme toi. »
Blague raciste bonjouuuur

« Et pour le ticket je me gratte ? »
« Essayez, mais je suis pas sûre que ça marche. »
J’ai été un peu insolente sur le coup, mais j’étais très fatiguée…

« Maman, maman, je peux avoir ce livre ??? »
« Non ca coûte trop cher les livres, je te prendrai des bonbons en bas. »
Et comme c’est comme ça qu’on contribue à l’augmentation de l’obésité les enfaaaants

« Là c’est comme le petit garçon dans le jeu de maman. Si t’écoutes pas, tu meurs ou tu disparais »
De quoi convaincre sa fille de rester sage…

« 55,75 »
« Euh, je ne sais pas monsieur, je n’ai pas encore passé vos articles… »
« Oups, c’est le code de ma carte bleue. »
Bon, on est tous fatigués, je ne le retiens pas ne vous inquiétez pas !

« Vous payez par carte ? »
« Non par American Express »
Ouais vous payez par carte quoi.

« Vous m’attendiez ? »
« Euh non pas vraiment. »
« Fallait dire oui, mauvaise fifille. »
Beurk beurk beurk

Et la médaille de la grosse connasse revient à cette dame, attention, préparez-vous !
« Vous pouvez m’emballer les verres ? »
« Normalement je le fais pas, mais il me reste un peu de papier donc je peux vous le faire. »
Je lui tends les verres emballés, mis avec précaution dans une sac doublé.
« Vous auriez pu vous appliquer. »
« J’ai fais ce que j’ai pu avec ce que j’avais madame. »
« Et ben, vous ne pouvez pas beaucoup hein. »
« Vous n’avez pas besoin d’être désagréable non plus hein, allez acheter les cartons prévus à cet effet si ça ne vous convient pas. »
« Je ne suis pas désagréable… Vous ne méritez pas de compliment, je ne vais pas vous en faire. »
Et vous vous méritez des grosses claques, donc je devrais vous les donner c’est ça ?

Le ridicule ne tue pas non plus en Australie

On vous l’avait déjà dit dans l’article précédent, on s’est bien marrés en Australie ! 

On a passé en gros une semaine à manger du houmous et des TimTams (les meilleurs gâteaux du monde, ou presque : des gaufrettes feuilletées avec nappage au goût de nougat au milieu et enrobés de chocolat. Si vous voulez connaître le paradis dans votre bouche, essayez donc ! Les paquets violets seulement, « double coat », les autres déclinaisons ne valent pas la peine…) et à se taper des barres dans la voiture, les magasins et sur la route !

Voici donc un florilège d’images de nos bêtises… XD

          

Les connasses en voyage #2

Un homme, la soixantaine, passe devant nous alors qu’on est allongées sur la plage à bronzer, en nous jetant un regard malsain. Il dit « vous êtes de loin les plus belles de la plage ».
La connasse lance « je vous aurais bien retourné le compliment, mais je mentirais… »

Sur la plage de Kovalam, des rabatteurs essaient de convaincre les touristes de venir se dorer la pilule sur leur bout de plage. Les prix tombent et passent de 400 roupies à 200 juste après le déjeuner. Un énième s’approche de nous et nous interpellent « Hello Darlings, for one umbrella and two beds, 200 only !! ».
La connasse répond « Quand tu m’auras vue en maillot de bain, c’est toi qui vas payer pour que je m’allonge sur ton transat ! »

Attablées a un restaurant, on attend notre commande : deux plats que nous allons partager. Le serveur arrive, pose les assiettes devant nous et commence à séparer en deux là nourrtiure pour nous servir.
La connasse, blessée, dit « merci, je suis une femme, mais je peux quand même me servir toute seule. »

Tous les rabatteurs et vendeurs de magasins ont une technique bien rodée pour appeler les touristes. A Delhi, ils lancent un « Yesss excuse me, come come ! »
Fatiguée d’être sollicitée, la connasse à bout, s’arrête et dit « ouais excuse toi, ouais. »

C’est la première fois qu’on se retrouve à manger avec des baguettes en Asie. Et là, le riz n’est particulièrement pas collant, d’où la difficulté d’une des connasses à manger normalement.
L’autre lui envoi « tu peux faire semblant de savoir manger stp ? J’ai un peu honte de toi là. »

Après une journée entière à marcher sous le soleil, on manque furieusement d’eau et de nourriture, et nos neurones commencent doucement à faiblir. Après avoir recommencé la même phrase près de 4 fois sans avoir pu mettre les mots dans le bon ordre ou avoir pu prononcer toutes les syllabes correctement, une des deux connasses constate avec désespoir son incapacité à aligner des mots. L’autre connasse s’impatiente : « bon ce qu’on va faire c’est qu’on va prétendre que cette phrase s’arrête là OU que tu ne l’as jamais commencée si tu veux bien. Merci. »

En voyant tous les chinois couverts de la tête au pieds pour éviter de prendre le soleil, la connasse lance « il fallait peut-être pas choisir la Thailande comme destination si tu voulais éviter le soleil… L’Islande c’était une bien meilleure idée, et avec un peu de chance c’est l’époque de l’année où il fait même pas jour. »

En voyant tant de surfeurs dans un coin d’une île, une des connasse reste bloquée sur l’un d’eux, faisant son jogging. Fier d’être regardé, il lance « Hi girls how are you doing ? »
La connasse dit « ah, ben c’était mieux quand tu parlais pas en fait »

Les phrases qu’on n’est même pas étonnées de s’entendre dire #2

« – C’était un enfant ça ?
– Ouais mais il était vivant je l’ai vu respirer »

« – Oh trop cool tu fais chauffer de l’eau pour faire du thé !!!
– Ah non, je fais bouillir ma cup pour la stériliser. »

« – Il y a un truc qui vient de me monter sur la jambe
– Aaaah c’était quoi ?
– J’ai vu des antennes, ça devait être un cafard… Mais genre c’était des antennes de homard alors j’imagine même pas la taille du truc. »

« – Hi girls how are you today ?
– Hi, good mate ! »

« – Ah mais tu le connais ? (Du haut de l’escalier)
– Non non
– Il est comment ?
– Torse-nu bronzé ? Sûrement Australien ? »

« – Oh elle est trop jolie cette fille !! »
– Je crois que c’est un homme… »

« Du coup je sais pas ce que je dois dire… Il ou elle (?) a une super belle robe ! »

« – Yes ok kap kun kha
– Ah mais t’as compris ce qu’elle t’a dit ?
– Pas un mot. »

« – Qu’est-ce que tu fais ?
– J’essaye de bronzer des sourcils »

« J’ai marché sur un truc de consistance molle et plutôt mouillé. Je crois que je vais vomir je veux pas voir ce que c’était. »

« Aujourd’hui je t’ai fait une surprise !! On va changer un peu, je t’emmène manger vietnamien. »

« – Demain si vous avez besoin d’un tuk-tuk appelez moi, je suis un bon chauffeur. Vous m’appelez hein ? Demain, qu’est-ce que vous faites demain ? »
– Écoute, on sait même pas où on dort ce soir… »

« Tu vois le berceau du bébé au fond de la cuisine. Derrière y a une trappe. Ben c’est de là que le rat est sorti hier soir ! »

« – Est ce que toi aussi t’as une abeille morte noyée dans ton jus de canne ?
– Attends je regarde. Ah non pas cette fois. Mais c’est bon aussi sans ! »

« – Cache les bananes, les singes vont encore te les piquer.
– Ah ouais c’était chiant la dernière fois de se battre pour récupérer l’ananas ! »

« Oh ! Je viens de capter que j’ai roulé 4 bornes avec la roue arrière crevée. C’est pour ça que ça couinait…  »

« Quand on checkout il faut pas qu’on oublie de pickup la laundry »

Les baroudeuses

Un jour l’amoureux d’Ingrid lui a dit « tu es superbe avec tes talons de 12cm et tes belles robes, ça me fait d’autant plus kiffer de me dire que pendant des mois tu vas vivre comme une clocharde ». Sur le coup, elle a rigolé, fort, sans prendre la mesure de ce que « voyager longtemps en n’ayant pour fidèle compagnon qu’un sac de 15 kilos dont seul le cinquième du contenu est consacré à tes vêtements et sous-vêtements » signifiait réellement.

Voici donc une liste des trucs dégueux auxquels nous avons été confrontées pendant ce voyage (malheureusement non-exhaustive, parce qu’il est loin d’être fini et on est sûres de pouvoir faire pire…). Non, on ne va pas vous faire croire que le voyage c’est QUE trop génial, y a aussi des moments où tu es à deux doigts (mais alors vraiment deux doigts, genre plus un doigt et trois quarts que deux même…) de perdre définitivement le peu de dignité qu’il te reste… Mais souvenez vous, le ridicule ne tue pas !!

NB : autant vous prévenir tout de suite, nous avons fait un pacte, nous ne révélerons JAMAIS (même sous la torture…) qui de nous deux a fait quoi !!!

– se couper les poils des jambes avec une paire de ciseaux

– renifler les aisselles de son tshirt après 5 jours et se dire « oh ça va, ça tiendra bien un sixième ! »

– faire renifler ce même tshirt à l’autre pour obtenir son approbation, et l’avoir

– se brosser les dents à l’eau (du robinet bien sur…), parce que défaire son sac juste pour du dentifrice c’est vraiment pour les crâneurs !

– attendre 20 jours avant de stériliser sa coupe menstruelle

– faire tomber un quartier de clémentine sur le sol d’une gare indienne (je sais pas si vous avez déjà vu une gare indienne, mais sérieux, c’est hardcore !!), le ramasser, souffler dessus vite fait et le gober

– avoir la flemme de faire une lessive et repousser au lendemain le nettoyage d’une fiente de corbeau sur ton tshirt (oui, la procrastination existe aussi en voyage…)

– être obligée de faire pipi dans la douche de la salle de bain parce qu’il y a des bestioles vraiment bizarres qui remontent sur les parois des toilettes

– faire tomber son savon dans les toilettes parce que la cuvette est juste à côté de la douche, récupérer le savon et se laver avec

– rentrer dans des toilettes turques pieds nus, ou pire… Rentrer dans des toilettes turques d’aire d’autoroute indienne pieds nus !

– ne pas se laver pendant 4 jours parce que l’eau est froide et qu’il fait 5 degrés dehors.

– se faire vomir parce qu’un truc n’est pas passé, et savoir qu’attendre que ce soit digéré vaudra bien plus de peine que deux doigts dans la gorge

– essayer des fringues dans la rue et se rendre compte 24h après que certaines parties de son corps sont recouvertes de piqûres et de boutons rouges qui grattent et brûlent. Voir que les boutons dessinent la forme des vêtements essayés et réaliser que ce sont des piqures de puces…

– trouver une bébête morte dans son riz, la mettre de côté et continuer à s’empiffrer jusqu’à trouver la prochaine (ouais enfin en priant quand même de pas en retrouver… On est végétariennes après tout !)

Les règles à savoir pour voyager en Inde

Le quartier musulman de n’importe quelle grande ville sera toujours là où vous vous sentirez chez vous.
–> C’est d’ailleurs tellement chaleureux que bien souvent on s’y retrouve complètement par hasard, à croire que c’est instinctif.

Les classes « DELUXE », que ce soit pour les hôtels ou les bus, sont tout sauf luxueuses, ce sont en fait les pires. Fuyez quand vous voyez DELUXE ULTRA.
–> Et par « tout sauf luxueuses » on veut dire qu’il y a à boire et à manger sur les sièges et que des choses non identifiables vous tomberont dessus.

C’est en mangeant dans les boui-bouis les plus douteux/sales que vous gouterez la meilleure nourriture de votre voyage.
–> C’est aussi là que vous baignerez réellement dans la culture indienne, c’est un excellent spot d’observation ! Et pour les peureux, oui il y a des blattes et oui c’est sale. Mais la seule différence avec les restaurants, c’est que la cuisine ne vous est pas cachée.

Si vous obtenez un signe de tête en guise réponse, c’est que votre question n’a pas été comprise.
–> C’est un peu comme répondre « oui » à « combien j’ai de doigts ? »

Au bout d’un moment, on s’habitue aux épices.
–> Mais pas maintenant, là je suis trop occupée à baver, me moucher et essuyer mes larmes.

Pour vous faire comprendre, vous devez parler anglais avec un accent indien.
–> L’accent anglais/américain c’est mort, l’accent français ça va un peu mieux mais si vous gérez (et au bout de quelques jours vous le gérerez) l’accent indien, vous pourrez tout obtenir.

Il faut une certaine capacité de détachement pour supporter ce que vous verrez
–> Que ce soit des poulets se faire égorger à la chaine dans la rue, une personne assise par terre avec de multiples fractures aux jambes, des gros cacas flotter dans le canal où tout le monde lave son linge… Et là on vous épargne pas mal de détails. Ouais, l’Inde c’est hardcore.

Si vous attendez d’avoir les mains propres pour les utiliser, vous ne vous en servirez jamais
–> Et spécialement quand le moment et venu de manger (avec ses doigts bien sur), dites-vous que vous développerez de nouveaux anticorps.

Si vous êtes une femme, vous allez vous découvrir une capacité remarquable de contenance de vessie.
–> Et ouais, quand on est un homme la vie est plus facile, c’est indéniable.

Si vous payez plus que 50 roupies votre repas dans un truc local, c’est que vous payez le fait d’être blanc.
–> Ou le fait que la carte soit traduite en anglais. (Mais bien souvent il n’y a même pas de carte)

J’aime bien comme t’es habillée cette semaine

Des fois on a envie de se faire « jolies » pour sortir le soir…

Définir « sortir le soir » : se rendre à pied (parce que tuk-tuk = hors budget) dans un endroit où on mange avec les doigts des ingrédients dont on ne connait pas l’identité ni la provenance pour une somme plus que modique (ou merdique ça dépend).
Définir « jolies » : abandonner pour la soirée l’uniforme de la voyageuse (t-shirt + pantalon + sac à dos), pour revêtir des habits de lumière plus ou moins (plutôt moins que plus) lumineux.

Qu’on soit bien d’accord, « se faire jolies pour une soirée », c’est valable pour toutes les soirées de la semaine. On est bien obligées de rentabiliser les dépenses fringues/lessive… En effet, nous n’avons investi que dans une seule tenue habillée faute de place, et ce voyage nous a fait réaliser que nous détestons faire la lessive. Dans ce voyage nous suivons donc un principe fondamental : tant que l’odeur de l’une n’importune pas l’autre, elle peut remettre le même t-shirt !
Mais revenons au sujet : nous disions donc qu’il nous arrive de porter en moyenne 7 fois d’affilée la même tenue (mais comme une soirée dure 2h, si tu fais le calcul ça fait que 14h donc ça vaaaaaaaaa !!! – non, ce voyage ne nous aura pas transformées en pouilleuses, enfin pas encore ! -).
Bon c’est pas non plus la tenue de ouf malade avec robe, talons hauts, sac et bijoux assortis hein !! Déjà on aurait l’air con, et en plus le but de ce voyage n’était pas de se transformer en bombasses européennes vulgaires à la tombée de la nuit ! Donc on se contente de changer de fringues (et vu comme on transpire dans notre tenue de jour, c’est pas du luxe !!), de mettre un vrai soutien gorge (et pas une brassière de sport), d’enfiler des chaussures potables au lieu de tongs dont la semelle est complètement affaissée, de porter les jolies paires de boucles d’oreilles qu’on s’est offertes pour une bouchée de pain chez un bijoutier local (et pourquoi pas, les grands soirs, de faire péter le collier !!!), de se laver les cheveux et d’afficher un super bronzage du aux nombreuses heures passées sous le soleil à visiter la ville… Bon bien sur, on adapte le tout à l’endroit et on a toujours un châle sur nous pour nous couvrir si besoin 🙂

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Croyez nous, ça parait pas grand chose comme ça, parce qu’avant ça faisait partie de notre quotidien et de notre rituel de préparation matinale, mais ça fait tellement un bien fou de se pomponner quand on a macéré toute la journée sous la chaleur cuisante !
C’est un luxe et un confort que nous savourerons d’autant plus à nos retours, c’est sur !!

Les phrases qu’on n’est même pas étonnées de s’entendre dire #1

Des fois, on réalise à quel point on a fait du chemin en terme de tolérance quand on s’entend dire certaines choses… Sur le coup c’est complètement banal dans la discussion, puis on se rend compte que c’est pas normal du tout. Voici le tout compilé !

« Ah regarde, il y a un cafard par terre ! »
« C’est pas là où on a mangé ce matin ? »

« J’aime bien comme tu t’habilles cette semaine. »

« En fait je crois que je préfère quand les chiens ont 4 pattes… »

« Le mec de l’auberge m’a dit que les moustiques d’ici n’avaient pas la malaria. »

« Oh j’ai un poil dans mon dahl… Ah non en fait c’est juste un cheveu. Très épais. »

« Un oiseau m’a encore chié dessus. Mais ça n’a pas du tout la même consistance que le précédent… »

« Ok, je te Skype dans 10min, si d’ici là il y a pas eu de coupure d’électricité. »

« J’ai battu mon record de piqûres de moustiques sur un seul pied : 39 !! »

« Est ce que je dois remettre du déo tu crois ? »

« Putain c’est cher ici ils s’enmerdent pas !! » (70 roupies = 90 centimes)

« Oh regarde le serveur il est torse-nu. »

« Purée c’est petit une aisselle, mais qu’est ce que c’est long à épiler à la pince !! »

« J’avais oublié que ça ressemblait à ça le torse d’un homme… »

« C’est vraiment pas cher ici les rubis et les émeraudes ! »

« Viens voir la grenouille dans la salle de bain elle est trop mignonne, elle a un air de famille avec le gecko qui est au dessus du lit. »

« Ils faut qu’ils arrêtent de mettre les douches au dessus des toilettes, j’ai encore fait tombé le savon dans les chiottes… »

« Fais gaffe, de ton côté il y a plein de trous dans la moustiquaire. Bonne nuit. »

« Take off your shoes please. »
« Ah mais c’est pour toi hein, mes pieds sont plus sales que mes chaussures… »

« Ah ça va, dans ce bus les cafards ils sont pas très gros. »

« Je crois que vu l’état de notre chambre ce soir, je peux pas te souhaiter bonne nuit… Juste nuit. »

« Je peux avoir une lingette stp, il y a encore quelqu’un qui m’a vomis dessus… »

« Ce soir on s’offre une chambre avec du papier toilette et des draps propres. »

« J’ai aucune idée de ce que je suis en train de manger, mais qu’est-ce que c’est bon… »

Les connasses en voyage #1

Inspirée par la célèbre série de la chaîne Canal +, et bien entendu par nos caractères de pestes, on tente avec cet article de lancer une série d’articles intitulés « Les connasses en voyage ». Désolées par avance pour ceux qui découvrent que parfois on n’est pas si gentilles que ça ! Néanmoins, face à la difficulté de compiler nos phrases empreintes de venin de vipère pour rédiger cet article, on est bien obligées de reconnaître qu’on n’est pas autant des connasses qu’on pensait !

Un chauffeur de tuktuk se tient adossé à son tuktuk pendant qu’il textote le nez sur son écran. Nous passons juste à côté, il nous entend et lève la tête. On se rend compte qu’il a un œil de verre. Il nous propose sans grande surprise « Hello Madam, you want a tuktuk ? »
La connasse lance « Ah non ça va merci, déjà que ton véhicule n’a que 3 roues, je vais pas faire confiance a un chauffeur qui n’a qu’un œil »

Un des nombreux vendeurs ambulants monte dans le bus en marche par la porte avant. Il longe l’allée centrale pour proposer ses journaux aux voyageurs. Ce sont des journaux en cinghalais, on reconnaît l’alphabet très rond qui se distingue du tamoul un peu plus pointu. Arrivé au fond du bus, il s’apprête à sortir mais s’arrête devant nous et nous propose aussi un de ses articles.
La connasse réplique « T’as vraiment l’impression qu’on lit le cinghalais ? Déjà qu’on n’arrive même pas à retenir le nom du bled où va le bus… »

On est plantées au milieu d’un carrefour, le guide du Routard 2014 dans les mains, on cherche une fabrique d’instruments de musique, qui ne devrait pas être loin. On tourne le bouquin dans tous les sens pour comprendre où on est et où on doit aller. Un homme s’approche de nous et voyant bien qu’on est perdues, nous demande « Hello Madam, where are you going ? »
La connasse répond « None of you business ! »

Lors d’une séance de photos sur une plage paradisiaque srilankaise, avec océan bleu, vagues régulières, sable fin et cocotiers en arrière plan, on essaie tant bien que mal de prendre des clichés où on n’a pas l’air rouge, pleines de sable, transpirante et décoiffées par les rouleaux qu’on s’est mangées un peu plus tôt dans la tête.
Une des deux connasses, celle qui tient l’appareil en main, explique à l’autre « Attends, est-ce que tu peux paraître moins grosse stp ? »

Alors qu’on se rend compte que dès qu’on croise des touristes européens ou qui semblent occidentaux, ils ont tous systématiquement la même réaction : ils nous sourient chaleureusement, nous saluent d’un geste amical ou nous regardent avec un petit regard de connivence.
La connasse pense « C’est pas parce que t’as un sac aussi moche que le mien, qu’on est potes. »

Après un mois de repas à base de riz et de trucs frits, on est super contentes de trouver ENFIN un restaurant avec des légumes. Pas seulement bouillis les légumes, la carte proposé aussi des crudités, et se targue d’être un restaurant vegan !! WHAOUW, ni une ni deux, on s’installe en salivant déjà au l’idée de manger un repas sain. On ouvre la carte, tout nous fait envie mais c’est un peu cher (les légumes coûtent plus cher que l’huile, comme en France…), tant pis pour la note, pour une fois on se fait plaisir en mangeant correctement ! Il est précisé sur la carte que le service peut être un peu long étant donné que les produits sont frais et travaillés à la commande. Après de longues minutes d’attente donc, le serveur pointe son nez avec deux immenses assiettes dans les mains. On ne voit pas encore le contenu mais on imagine une énoooooorme salade avec plein de choses bien vertes et savoureuses. Il pose les assiettes, et là, déception, il y a au total 4 tranches d’avocats, 5 de tomates, quelques râpures de carottes et un malheureux oignon qui se battent en duel.
La connasse s’adresse au serveur « Euh, excusez-moi… On est végétariennes, pas anorexiques. »

Entassés en plein après midi dans un bus bringuebalant avec des dizaines de personnes qui viennent de sortir du travail et rejoignent leur maison, on ne sait pas quel miracle on est parvenues au trouver une place assise. Sauf que, au Sri Lanka, ils n’ont aucune conscience de la capacité d’accueil des bus et continent de faire monter du monde. Aussi bien que l’on se retrouve à 4 sur une banquette conçue pour 3 personnes (et les sri lankais ne sont pas épais, donc les banquettes pour trois sont juste assez larges pour accueillir nos deux fessiers…), Ingrid au couloir avec les sacs de deux inconnues sur les genoux (les sri lankaises ont pour curieuse habitude de poser leur sac sur toi quand elles jugent que c’est trop compliqué de le porter debout dans l’allée centrale ou que tu es mieux installée qu’elles… Elles te le filent comme ça, sans rien dire et ça leur semble tout à fait normal !!) , Juliette au milieu, et à sa droite côté fenêtre – qui ne s’ouvre pas – une maman débordée qui tente tant bien que mal de consoler son bébé qui n’arrête pas de pleurer ET de vomir. Chouette, y a le bruit et les odeurs !! En parlant d’odeur, un homme vient de rentrer dans le bus et se poste juste à côté de la banquette. Il n’est pas grand, son buste est à hauteur de nos têtes et visiblement il a très chaud (comme nous) à en croire ses incroyables auréoles aux aisselles et les effluves acides qui s’en dégagent. Le chauffeur du bus ne fait que freiner et accélérer, et au chaque fois, le monsieur transpirant se rattrape de justesse pour ne pas nous tomber dessus. Mais au fur et à mesure, il se colle de plus en plus à nous…
La connasse se demande « C’est pas que j’aime pas l’odeur de vos aisselles hein, mais vous aurez la même demain ? »