Avoir les cheveux brillants grâce au henné neutre

Bonjour à touuuuus !

Le dimanche cheveux revient, avec la période estivale qui approche et qui donne envie d’avoir une crinière de rêve (enfin nous c’est ce que ça nous fait ahah).
Le dimanche cheveux, pour ceux et celles qui ne connaissent pas, c’est le jour où on parle de trucs et astuces pour rendre les cheveux jolis, que ce soit avec des soins faits-maison, des masques aux huiles, des produits dont on a envie de vous parler, ou encore des coiffures 🙂

Le jour préféré de Juliette donc, qui est la spécialiste ès cheveux du duo de soeurs !!
C’est donc Juju qui vous écrit aujourd’hui, pour vous présenter une de nos façons préférées  de sublimer nos cheveux : le masque au henné neutre.

Qu’est-ce que le henné ?
Le henné est une plante, dont les feuilles sont broyées pour obtenir une poudre très volatile. Cette plante pousse dans les climats chauds et secs (du Maroc à l’Inde, en passant par l’Egypte, la Syrie, l’Iran ou le Pakistan), et l’utilisation du henné est donc historiquement originaire du Moyen-Orient à l’Orient.

Son utilisation remonte, selon des recherches, à il y a près de 9000ans dans l’actuelle Turquie et plus précisément dans la cité de çatal höyük (site archéologique magnifique en passant). A l’époque de l’Egypte Ancienne, on l’utilisait pour colorer les ongles ou les cheveux des momies, c’est pour dire…
Bon bien sûr aujourd’hui on a pas besoin de colorer nos momies, mais les femmes s’en servent pour colorer leur belles chevelure (en Inde, au Maghreb, au Moyen-Orient…), orner leurs mains et pieds de jolis dessins pour les fêtes… Enfin voilà quoi !

MAIS, grâce au miracle de la mondialisation… On en trouve dans nos magasins 😀
Du coup on a aucune raison de ne pas utiliser un produit qui sublime les cheveux de millions de femmes depuis des siècles pas vrai ?? Alors on s’y met !

Henné neutre ou coloré ?
Le henné est souvent mélangé à des pigments naturels qui permettent de colorer la peau et les cheveux, et peut avoir une pigmentation orange, rouge, auburn, acajou, blond…
Enfin il y en a pour tous les goûts quoi !
Cependant, il en existe aussi du neutre : c’est à dire qu’il ne colore pas. Quel intérêt vous allez me dire ? Eh bien lisez plus bas 🙂

PS : faites aussi attention aux henné qui ne sont pas « naturels » –> on y a ajouté un tas de choses au nom imprononçables et mauvaises pour les cheveux ou la santé. Prenez donc toujours votre henné NATUREL. Le choisir bio est aussi un bon investissement. Et bannissez les colorations « au henné », qui ont seulement 3% de henné à l’intérieur juste « pour faire bien ».


Quels bienfaits ?
Premièrement, le henné est le meilleur moyen de colorer sa chevelure sans lui faire de mal.
En plus de cela, il « enveloppe » le cheveux et le protège des agressions extérieures. C’est à dire qu’au lieu de décoller les cuticules du cheveu (ce que fait n’importe quelle coloration), il gaine le cheveux et le rend plus fort. Et qui dit cheveux plus fort, dit cheveu plus brillant !!
Sur cheveux secs : il les rend moins ternes et moins cassants
Sur cheveux gras : il régule la production de sébum, et prévient la chute de cheveux
Il régule aussi le ph de votre cuir chevelu, ce qui veut dire qu’il apaise les plaques, rougeurs ou pellicules.

Imaginez donc, la chance que vous offrez à vos cheveux de leur faire un masque au henné neutre si vous les voulez juste en meilleure santé !!

Comment s’y prendre ?
Achetez le henné de votre choix.
Moi j’ai pris du henné neutre de la marque Henné de Shiraz et le pot contient 150g de henné et coûte 9€90 chez Naturalia.

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Depuis que j’ai coupé mes cheveux (oui J’AI COUPÉ MES CHEVEUX), ils devenaient gras très vite et c’était pénible. J’attendais donc qu’ils ravivent mes cheveux, et soigne mon cuir chevelu.

1- Mélanger la poudre de henné à de l’eau tiède
Par exemple moi j’ai mis 50g de poudre pour 150ml d’eau. 50g étaient largement suffisants pour mes cheveux qui m’arrivent en dessous des épaules.
Pour 100g par exemple, on utilisera 300ml d’eau.

2- Bien mélanger jusqu’à l’obtention d’une mixture lisse un peu gélatineuse
Je vous l’accorde, cette pâte s’apparente à de la bouillasse, ou bien de la bouse, et puis il faut reconnaitre que l’odeur n’est pas non plus très agréable… Mais pensez aux bien que cela va faire à vos longueurs 🙂
Si l’odeur vous dérange beaucoup vous pouvez mettre quelques gouttes d’huile essentielle de votre choix, ou bien de l’hydrolat.

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3- Répartir la boue en commençant par le cuir chevelu (en mettre bien partout), puis descendez jusqu’aux longueurs
Fates bien attention à mettre des gants si vous utilisez du henné coloré, sinon il teint vos mains et tous les autres endroit ou vous en mettez !

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4- Laisser poser entre 30 et 40 minutes
Pendant ce temps-là, faites en sorte de ne croiser personne au risque de provoquer une crise cardiaque…
Les henné risque de durcir un peu, à l’image de l’argile, mais tout est normal !

5- Rincer abondamment
A peu près jusqu’à ce que le bac de douche ne soit plus vert 😉
Vous pouvez faire un shampoing neutre (exemple : sans silicone, sans paraben, sans colorant etc, moi j’ai utilisé le shampoing solide Montalbano de  Lush par exemple) dessus si l’odeur vous dérange ou si la texture de vos cheveux ne vous plait pas. Vous allez quand même sentir rien qu’après les avoir rincés, qu’ils sont déjà beaucoup plus forts.

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Et voilà, le tour est joué, en 1h vous avez une nouvelle chevelure toute belle, toute douce 😀

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Se couper les cheveux soi-même en 5 étapes

Le dimanche cheveux est de retouuuuuuur 🙂

Les plus futiles seront ravies, aujourd’hui nous parlons de cheveux…
Et de coupe !

Il y a 2 ans, j’ai passé un pacte avec moi-même : j’ai décidé que je ne me couperais plus les cheveux. Je l’expliquais dans cet article nommé « confessions d’une accro aux cheveux », et le résultat est donné dans celui-là.

Mais, très vite rattrapée par la réalité, j’ai dû faire preuve de pragmatisme et abandonner mes convictions (bon pas TOUTES hein) : non, avoir les cheveux jusqu’aux fesses, ce n’est pas pratique.
Si toi aussi :
– tes cheveux se coincent dans les portes, les fenêtres, les portières de voiture, tes pulls au moment de les enlever, tes écharpes et les ceintures de sécurité
– les gens s’assoient dessus quand ils s’assoient à côté de toi
– ils trainent sur le sol et ramassent toutes les saletés quand tu es assise par terre
– tu reçois des messages de 5 personnes de ton entourage dans la même journée disant « Juliette j’ai des cheveux à toi dans mon lit/sur mon manteau/dans ma voiture/sur mon parquet/dans le gâteau que t’as fait, il faut vraiment que tu les coupe j’en peux plus »
Ben il faut se rendre à l’évidence et accepter le boomerang : VOS CHEVEUX SONT TROP LONGS.

Faut dire aussi qu’en voyage, il avaient pris 15cm en 5 mois (si si, je vous jure) et c’était pas trop dérangeant à 12000 km de chez moi, mais à mon retour c’était moins pratique, et laver 80cm de cheveux un jour sur deux n’était ni écologique, ni économique, ni bon pour mes cheveux.
Et puis là j’étais arrivée à un point ou j’avais l’impression d’avoir des lianes sur la tête.

Partisane de longue date du non-coupage de cheveux, autrement appelé « hippisme » ahah, et bien j’ai décidé de rompre ce cercle : je me coupe les cheveux. Et pire, je vous montre comment faire.
Alors la troisième fois que j’ai dû les couper (en 6 mois) j’ai resorti mes ciseaux, et mon appareil photo, pensant que vous montrer comment je fais serait une bonne idée.

ATTENTION :
Je ne suis pas professionnelle, et je vous donne ma technique qui peut-être ne fonctionne pas sur les cheveux très bouclés, très fins. Je vus fait seulement part de mon expérience 🙂
Cette méthode de coupe de remplace pas non plus un rendez-vous chez le coiffeur quand on veut complètement changer de tête.

1 – Bien se brosser les cheveux
Couper sur cheveux sec est mieux, parce qu’on peut directement voir le résultat et ajuster si besoin.

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2 – Faire une queue de cheval au dessus de la tête
Plus la queue est haute, plus le dégradé sera accentué. Inversement, plus elle est basse, moins le dégradé sera important.
Faire attention à bien prendre TOUS les cheveux.

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3 – Prendre le bout de la queue de cheval et couper la longueur dont vous voulez vous débarrasser
Attention, vous allez peut-être avoir l’impression de couper beaucoup la première fois que vous le faites.
Je n’ai pas de ciseaux de coiffeur malheureusement, mais si vous en avez un c’est beaucoup mieux.

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4 – Admirer le travail
Tadaaaaaaaa

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5 – Avant/Après
Et le mieux dans tout ça, c’est de voir avant et après !
La différence n’est pas flagrante cette fois, je voulais surtout désépaissir ma tignasse 🙂

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Un mariage !

On vous disait récemment qu’Ingrid avait annoncé au retour d’Asie qu’elle et son fiancé avaient décidé de se marier l’été suivant le voyage… Laissant à l’organisation très peu de temps pour se monter !

Mais toute la famille et les amis ont mis la main à la pâte et se sont organisés pour réaliser ce super challenge : préparer un mariage avec plus de 150 invités en 3 mois ! 3 mois, 3, mois, 3… moaw, comme dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre ? Oui. 3 mois donc, c’est à dire le même délai que Cléopâtre laisse à Numérobis pour construire à César un majestueux palais qui l’épatera et lui fera reconnaître la puissance et la grandeur du peuple égyptien.

Sauf que voilà, nous, on n’avait pas la potion magique de Panoramix ! En fait, on avait un truc encore mieux que ça : l’implication, la bonne volonté et l’amour de notre famille ont été (et le sont encore d’ailleurs !) des moteurs bien plus puissants que le contenu de la marmite du druide ! Comme Obélix, tout le monde semble être tombé dedans très petit, car l’énergie déployée pour faire de cet événement un moment merveilleux a été considérable !
Organiser un mariage en quelques semaines n’a pas été de tout repos, surtout que le marié était absent pendant la moitié de ces 3 mois, mais on y est arrivé. Et ce weekend d’août a été un des meilleurs de nos vies. Un moment magique, unique et vraiment génial !

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Et, pour tenter de nous rattraper de notre long silence, voici quelques clichés du week-end.
À noter quand même quelques « stigmates » que notre voyage a laissés : danse Bollywood mettant en face-à-face les garçons et les filles, avec kurtas, saris, bindis, moustaches indiennes et bracelets de chevilles à grelots, bataille de poudre colorée rappelant Holi, la fête des couleurs indiennes. Le buffet du repas était végétarien bien entendu, et nous avons disposé ça et là quelques détails rigolos et insolites : une pièce montée de fromages à la place des choux à la nougatine (que nous avons goulûment avalée à 5h du mat’), de la lavande plutôt que du riz (non mais c’est quoi cette tradition pourrie au nom de laquelle on jette de la nourriture sérieux ?!?), des fioles d’huile d’olive infusée au romarin au lieu des dragées, une Méhari blanche en guise de carrosse des mariés et surtout un moine bouddhiste à son volant (c’est ce que le prêtre a cru en tout cas), un trampoline tzigane géant tissé de laine et même la venue d’un groupe internationalement connu : les MAROON 5 (prononciation : « Marron Cinq ») !
Bref, ce mariage était à la hauteur des espérances des deux amoureux, qui n’arrêtent pas de répéter que « ce week-end était parfait, c’était le mariage de nos rêves ».
Longue vie à eux, longue vie à l’amour, plein de bonheur et de petits MartIngrids !!

Enfin, pour la petite anecdote, c’est Juliette qui attrapé le bouquet…

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PS : Ingrid et maman sont tellement rodées qu’elles ont même pensé un moment ouvrir une affaire de conseils en wedding-planning, histoire de partager tout le savoir-faire acquis en très peu de temps, mais néanmoins maîtrisé à la perfection ! Elles sont maintenant bien rodées aux éléments aussi techniques que la comptabilité (budget), les ressources humaines (attribution des tâches, mise en valeur des compétences de chacun), la maîtrise d’ouvrage (ateliers DIY), la direction des achats (décoration, vaisselle, cadeaux, matières premières, alimentation), la négociation commerciale (on est devenus des requins de la finance), la gestion de projet (en l’occurrence de l’événement en lui-même), ou encore l’analyse de l’offre et de la demande, donc tout à fait disposées à répondre à vos questions concernant ces domaines, à l’échelle du mariage bien entendu. 

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Crédits photos : Harold Roger – http://hhhaaarold.tumblr.com/http://thebestinternship.com & Famille Delory. 

Bangkok ou « si le monde du shopping avait un paradis en Asie du Sud-Est »

Au moment précis où nos pieds sont sortis du taxi pour se poser sur le sol de Bangkok, nous avons su que nous aimerions ce pays… Et que nous dépenserions certainement plus de sous en fringues qu’en sites culturels, contrairement aux pays précédents !! Mais en même temps, qui a dit que s’immerger totalement dans les marchés thaïlandais avec force de marchandage et de fouille d’étalage n’était pas quelque part une expérience culturelle ?

Outre le fait que les thaïlandaises (et les thaïlandais aussi en fait…) sont extrêmement coquettes et ont un goût pointu pour les fringues et la mode en général, le textile ici est une religion (ici il y a 3 religions : les fringues, la viande et le bouddhisme…). La Thaïlande est en effet réputée pour fabriquer des vêtements à moindre coût : regardez les étiquettes de vêtements, il y est souvent inscrit « Made in Thailand ». Ainsi les articles en coton et autres attirails de vacances (shorts, robes, jupes, débardeurs, tongs, lunettes, chapeaux…) s’échangent ici pour guère plus que 1 ou 2€, 5€ graaaand maximum pour les shorts en jean coupés dans des Levis Vintage. De quoi se faire plaisir quoi !

En plus, après avoir passé plus de 2 mois couvertes de la tête aux pieds dans deux pays où montrer ne serait-ce que ta cheville est un outrage à la pudeur et fait limite de toi une fille de mauvaise vie, on a été contentes d’abandonner pantalons et t-shirts à manches pour s’adapter aux tenues locales plus légères et estivales ! (Non on sait, c’est pas l’été ici, mais les températures battent les records de chaleur de la Côte d’Azur en juillet/août, donc c’est tout comme !!). Après un tri drastique de nos sacs de fringues dont on en avait ras le bol à force des les avoir portées, on décide de renouveler nos garde-robes de baroudeuses en rattrapant ces 3 mois d’abstinence de shopping (sans compter les bijoux en Inde hein !)… Au total, 3 jours de promenades, errances et recherches pour découvrir 3 façons différentes de faire les magasins à Bangkok ! 3 jours bien mérités sans sac à dos ni nez fourrés dans notre guide touristique, bien différents de nos journées jusqu’à présent mais tout aussi agréables, intéressantes et… fatigantes ! (En vrai, on en a parcouru des kilomètres… Et discuter les prix ça bouffe de l’énergie !)

Nous arrivons donc un dimanche matin par bus de nuit à Bangkok, tellement tôt qu’il fait encore nuit. On monte sans attendre dans un bus local guidé par adorable contrôleur de bus (mais vous savez maintenant que la gentillesse des thaïlandais n’est pas légendaire) pour rejoindre le fameux quartier de Khao San Road, repère des routards par excellence. C’est ici qu’on trouve la plus grande concentration d’hôtels, salons de massages, tatoueurs, magasins de touristes, restaurants et bars musicaux pas chers de la ville ! On s’enregistre à l’hôtel, on pose les sacs, et pleines d’énergies, on décide de ressortir direct pour aller dévaliser la vendeuse de fruits fraîchement découpés qu’on a repérée un peu plus loin dans la rue.

Et puis on réalise qu’on est le week-end et que souvent, week-end rime avec…???? Marché ou brocante ! Oui bon c’est vrai que ça rime pas trop, mais est une ex-pres-sion !!
Après une recherche rapide dans le Routard (c’est la seule fois de notre séjour qu’on l’ouvrira sur le terrain…), on repère un « week-end market » où l’on trouve parait-il un choix immense de fringues, chaussures et accessoires, répartis autour de gargotes de plats locaux pour se remplir l’estomac au milieu de la séance shopping.
Le nom de cet endroit merveilleux ? Chatuchak Park !
Et en effet ce n’est qu’une multitude de petits locaux ouverts qui déballent leurs tringles sur la terrasse devant, et surprise, l’endroit est fréquenté essentiellement par des locaux, on ne croise qu’une poignée de touristes ! C’est gigantesque, on peut même se procurer un plan pour se repérer, mais nous on se fie à notre instinct (pas trop mauvais ma foi…). Les allées ressemblent un peu aux petites boutiques disposées sur les ports l’été, les soirs de marchés nocturnes. Ce ne sont que des successions d’étalages de fringues et accessoires branchés à des prix dérisoires ! Seuls inconvénients : impossible d’essayer, et il n’y a que des tailles uniques… Hors-gabarits s’abstenir donc !! Et la taille(landaise hahaha la bonne blague :D) est vraiment très fine. Conséquence : si on rentre en largeur (OUF !!), en longueur c’est un peu juste vu qu’on fait environ 2 têtes de plus que la moyenne ! Mais il en faudra plus pour nous arrêter… C’est à Chatuchak qu’on formera notre plus gros butin !

Le lendemain, on décide de découvrir le Bangkok qu’on imaginait avant de venir : celui plein de buildings rivalisant de modernité et d’architecture audacieuse, de taxis jaunes et verts, de passerelles au-dessus des routes pleines de trafic pour passer de tours en tours et de jeunes thaïlandais à la pointe de la technologie !

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Leur lieu de rassemblement : les shopping-centers, ou « malls » comme disent les américains, hyper occidentaux, gigantesques et luxueux.

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Ça tombe bien, on est en mal de magasins familiers, et ça ne nous ferait pas de mal de retrouver ça juste pour une demi-journée, un peu comme un bond en France. Et on n’est pas déçues ! Ces complexes capitalistes sont dingues : cascades immenses dans le hall, murs végétaux de plusieurs mètres, 7 étages, des enseignes comme Maserati, Porsche, Hermès ou Ladurée, il y a même un aquarium au sous-sol !! Non mais allô ???

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Mais nous, c’est quand même les habits qui nous intéressent le plus ! Alors on attrape un plan au comptoir d’information des centres Siam, on repère en cochant les magasins où on veut aller, et c’est parti ! On y trouve tous les magasins connus et familiers de nos centres commerciaux, en aussi chers, voire plus chers : Sephora, H&M, Zara, Mango, Promod, Accessorize ; quelques magasins américains (mondialisation oblige…) comme Forever 21 ou Victoria’s Secrets ; et bien sur des enseignes thaïlandaises inconnues mais dont le style est largement inspiré voire carrément copié sur des marques internationales comme Abercrombie & Fitch ou Hollister. Mais cette journée sera sensiblement moins fructueuse car les prix explosent tous notre budget, déjà peu extensible, même si on aura appris des choses intéressantes sur la vie quotidienne des jeunes à Bangkok, pas si éloignée de la notre finalement !

Le dernier jour, on décide courageusement de s’immerger dans un des endroits mythiques de Bangkok : le Patunam Market.

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Encore un marché certes, comme les autres nombreux marchés de la ville, mais celui là est un peu particulier car en théorie il ne s’adresse qu’aux professionnels et non aux particuliers, encore moins aux touristes que nous sommes ! En fait, c’est le repère des professionnels qui viennent se fournir ici en gros pour leurs propres boutiques. Les pancartes se multiplient derrière les amas monstrueux de tissus colorés : « no try », « only one size », « 1=60, 3=40 ». Les prix promettent donc d’être au plus bas… À condition d’acheter en quantité ! Mais finalement, si les venders sont sympas (et ils le sont, croyez-nous !), ils acceptent de ne te vendre qu’une seule pièce à des prix raisonnables et pas beaucoup plus élevés que le « wholesale price » (entendre « prix de gros », valable pour plus de 3 articles achetés…). Résultat : en farfouillant et en essayant de couvrir les voix bruyantes des marchandages énergiques aux alentours, on parvient à conclure pas mal d’affaires. Ce jour là, on rencontrera pas mal de commerçants français venus faire du business ici. Ils ont l’habitude de venir en Thaïlande une fois par an à la basse saison (l’hiver, comme ça en bonus ça fait des vacances bien sympathiques !) pour remplir leurs stocks de l’année. Les vendeurs de marché en particulier viennent se fournir ici : ils remplissent des housses en plastique tissé caractéristiques (vous savez en forme de cube avec des rayures, anses et fermetures éclairs, dans lesquels on pet un peu tout fourrer ?) qu’ils font ensuite envoyer par la poste en France pour ne pas se charger en bagages. Les colis arrivent deux mois plus tard par bateau, et hop la saison commence chez nous ! On aura même surpris une conversation entre des français qui expliquaient que lorsque tu passais carrément des commandes pour faire fabriquer tes fringues ici, tu pouvais demander à faire inscrire sur l’étiquette du vêtement (en France, il est interdit de vendre un vêtement sans étiquette, vous le saviez ?) n’importe quoi ! Même en ce qui concerne la composition ! Exemple : 100% coton alors que c’est du viscose… Super les arnaques !! On va essayer d’être plus vigilantes, mais au moins on sait qu’on est susceptibles de se faire avoir en France aussi !

Ces trois jours ont donc été fructueux : on s’est remontées le moral, on s’est baladées, on a découvert un monde qui nous était inconnu jusque là et on a constitué une petite réserve de fringues jolies et de circonstance ( Adieu les pantalons de marche, chaussures de randonnée, sac à dos Quechua 30L et autres t-shirts couvrants : vive les débardeurs, shorts, tongs et lunettes de soleil extravagantes !)… A la fin, on s’est même dit que ça aurait été vraiment dommage d’avoir été à Bangkok sans avoir découvert ce côté de la Thailande !!

Pour couronner le tout, on s’est rendue compte que la mode thaïlandaise avait principalement deux courants :
– un courant très girly avec des tons pastels et poudrés, des matières un peu chics et des coupes classiques. Des robes de fifilles, des accessoires à base de nœuds, des bas taille haute et des hauts très courts style brassières chics.
– un courant plus cool à base de shorts en jean, débardeurs échancrés en cotons, lunettes branchées, robes ouvertes dans le dos et hauts courts et amples. Des imprimés aztèques et des chapeaux de plage de hispters.
Vous l’aurez compris, de quoi ravir chacune de nous… Même si on s’est déjà piquées quelques pièces et qu’on a des doublons !!
On vous laisse deviner quoi est à qui 🙂 (si vous nous connaissez c’est plutôt flagrant)

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On a testé pour vous (mais surtout pour nous) : Le massage Thaï

L’autre jour, on s’est offert un massage… Genre on était lasses de la vie et on s’est dit « c’est bon, OK, c’est aujourd’hui qu’on fait péter le joker ». Alors on est entrées dans un salon de massage et on a demandé 1h de bouléguage. Bon non, en réalité le terme officiel pour désigner cette heure de détente était « massage thaï ». Mais dans la pratique, une femme te boulègue dans tous les sens pendant 60 minutes.

Pour ceux qui ne connaissent pas la signification de ce terme d’origine patoise occitane/provençale, on vous invite à lire la définition trouvée sur internet. « Bouger, secouer, remuer ». Difficile de le traduire correctement en français français, mais, mis en situation le verbe donne des trucs du genre « Boulègue-toi ! » (= dépêche toi !), « J’ai envie de te bouléguer » (= j’ai envie de te papouiller énergiquement) ou encore « J’ai bien boulégué la pâte à quiche » (= j’ai bien pétri la pâte à quiche). Ici, c’est plus dans cette dernière acception qu’on l’entend !

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En gros, pour résumer elle te masse de partout, des orteils aux cheveux, en passant par les genoux, l’aine, les fesses, le visage et les oreilles… Côté pile, puis côté face ! Avec craquage d’articulations en cadeau : doigts de pieds, phalanges, chevilles, poignets, bassin et cou (surtout cou en fait…) !
Après un pétrissage en bonne et due forme recto verso, elle teste ta souplesse en tirant sur tes membres et tes muscles, et va même jusqu’à te marcher dessus. Lorsqu’on tournait la tête sur l’autre, il nous est parfois arrivé d’exploser de rire à la vue de positions dignes du plus audacieux des kama-sutras ! Ventre au sol, les jambes enroulées autour de celles de la masseuse, ses genoux posés sur les cuisses et ses mains enfoncées dans les fesses (nan SUR les fesses les mains, pas DANS les fesses… Rolala !!) buste penché sur la nuque pour décoller le bas du corps. Bref un truc inexplicable et vraiment difficile à reproduire.

Pourtant, même quand ta sœur se tourne, te regarde avec des yeux exorbités et te dit « Euh, ma sœur, je crois qu’une thaïlandaise est actuellement debout sur toi… », tu t’en fous parce que ça fait du bien ! Et puis tu te mets à remercier le ciel que les Thaïlandaises soient si petites et menues. Mais qu’est ce qu’elle sont fortes !! Parce qu’il en faut de la force pour manipuler un corps de 70 kilos comme elles l’ont fait…

Par contre, quand elle t’attrape la tête avec ses deux mains pour la faire craquer dans un geste aussi énergique que surprenant, tu redoutes un peu le même geste de l’autre côté parce que tu sais à quoi t’attendre… « Je te jure je souffre, je souffre vraiment. Mais je sais que c’est pour mon bien. *CLAC* Aaaaaaah, bon ben je suis officiellement invertébrée. »

Et quand elle s’appuie sur ton dos avec tout le poids de son corps alors que tu es assise les jambes écartées (vous savez, c’est un peu le même étirement d’après l’heure d’EPS, celui qui brûle entre les jambes et derrière les cuisses, sauf quand vous êtes danseuse ou gymnaste…), tu n’es même pas étonnée de lancer « ah ben c’est sûr qu’en sortant je serai souple hein si tu m’étires comme un chewing-gum… » !

Parfois, ce sont même des hommes qui font le boulot… Et autant vous dire qu’ils le font vraiment très bien !!! Chaque os de ton corps sans exception craque, et t’es anesthésié de la vie tellement l’heure a été éprouvante…

Quand ça fait mal, il suffit de souffler et de se relâcher (croyez-nous, ça sert à rien de lutter…), et quand ça fait du bien, on sombre doucement dans la phase drôle d’avant le sommeil.

On sort de là détendues et toutes légères, en attendant avec impatience le prochain. Ben oui, à 5€ le massage, croyez-nous on va pas s’en priver !

PS : on a aussi enchaîné avec une pédicure, parce que ça faisait 3 mois qu’on n’avait pas porté de vernis aux doigts de pieds, que ça va faire ressortir le bronzage et que ce sera vachement plus photogénique quand on voudra vous narguer avec nos petons enfouis dans le sable fin au bord de la mer limpide ! 🙂

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Le culte de la beauté

L’Inde est par excellence le pays de la beauté. On a tous en tête des femmes khôlées, qui portent un voile laissant apparaître une partie discrète de leur visage aux traits fins, des bijoux dorés qui contrastent avec le brun de leur peau parfaite, des longs cheveux noirs soyeux pleins de reflets naturels et des saris colorés…
Mais pas seulement les femmes : figurez vous que c’est pareil pour les hommes. Autant en ce qui concerne les bijoux (les indiens portent plus de bagues sur une main que la plupart des femmes françaises en portent sur deux !), que les vêtements (ils sont toujours impeccablement sappés, avec chemise repassée et pantalons à pinces, et même si la mode n’est PAS DU TOUT à notre goût – salut les pantalons patte d’éph’, imprimés chargés dégueulasses et autre association de mauvais goût – il faut reconnaître qu’ils y prennent soin !), le maquillage (les hommes aussi se khôlent les yeux, et les bébés sont presque tous sans exception maquillés et décorés de bijoux, peu importent le sexe ou l’âge, c’est une tradition hindoue !) ou les soins du corps.
Et pour cause, les salons de barbiers sont aussi nombreux que les « beauty parlour » de femmes !! Il faut dire que les critères de beauté masculins indiens demandent de l’assiduité dans la fréquentation du coiffeur et du barbier : une coupe mi longue bien peignée avec raie sur le côté et mèche frivole sur le front, cheveux blancs colorés mais seulement sur le dessus (on évite de colorer les tempes grisonnantes et la nuque pour que ça reste quand même naturel et donner l’illusion qu’on n’utilise pas de coloration !! > ‘sont coquettes ces indiens n’est ce pas ?), jamais de monosourcil, rasage de prés et, summum de la virilité : LA MOUSTACHE !!

[Bon, on ne parlera pas d’un ÉNORME défaut de style typiquement indien – à part la mode douteuse bien entendu – : la coloration au hénné des hommes !! Ça nous a valu de gros fou-rires et des regards d’effroi quand on a souvent croisé des hommes avec une sorte de casque de cheveux Playmobil orange (euh non rectification…orange carotte IMMOOOOOONDE pardon !!) avec moustache assortie… Désolées de ne pas fournir de photos de ces perles esthétiques mais on ne voulait pas avoir l’air de nous moquer, de les vexer, ou encore abîmer l’objectif de notre appareil photo en immortalisant le style (le diaphragme aurait pété c’est sur !!)]

Curieuses de savoir à quoi ressemblaient les endroits dédiés à la beauté en Inde, et volontaires de retrouver le sujet originel de notre blog, nous y avons mis les pieds, en vraies reporters (mais aussi on était contentes de se faire pomponner). On a toujours été fascinées par les sourcils toujours fraichement épilés des femmes dans la rue, de leurs cheveux longs et brillants, de leur peau toute lisse et de leurs lèvres discrètement colorés. On se disait que si on partait de ce pays sans avoir vu des salons de beauté, on aurait manqué quelque chose.

On avait du temps à tuer, on était accompagnées de notre maman et on avait acheté des cônes de henné pour pouvoir s’en faire nous-même (gros looooool, on aurait fini avec des gros pâtés sur les doigts)… On arrête le premier rickshaw croisé et on lui dit « the closest beauty parlour please ».
On entre, on salue les femmes très étonnées de nous voir dans leur salon et on demande les qualités de dessinatrice de la plus jeune. Pour maman, ce sera un massage de tête 🙂

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Vu le prix dérisoire des services proposés, c’est normal que toutes les femmes indiennes mettent les pieds dans des endroits pareils régulièrement… La beauté et le bien-être ne sont pas un luxe ici, contrairement à chez nous ! C’est un art de vivre, et une obligation, comme une marque de respect envers l’autre : on n’imagine pas sortir de chez soi mal accoutrée, décoiffée et sans bijoux !

Par chance, accompagnées d’un garçon, au Nouvel An, nous avons eu l’occasion d’entrer aussi dans un salon d’hommes (épiées par le regard abasourdi de tous les hommes du salon, employés comme clients). Le barbier ne parle pas un mot d’anglais, mais peu importe, le langage du corps et le mime sont universels non ?
« Short cut and shave please », « army style », accompagnés du mimage de ciseaux et d’une lame, le coiffeur capte tout de suite. La langue n’a pas de barrière quand elle s’accompagne des gestes ! Juliette rajoutera quand même dans un mouvement de tête avec balayage de cheveux à l’aide de sa main, zyeux qui roulent en arrière et bouche en cul de poule : « Ben oui mais en même temps le langage du cheveu, c’est universeeeeel » – ! Il s’active aussitôt, et dans une sorte de chorégraphie hilarante mais hyper réfléchie et assez impressionnante il faut le reconnaître, commence son boulot.

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Une fois la coupe terminée, il masse le crâne en frappant doucement et il s’attaque à la barbe en attrapant une lame neuve qu’il fixe au vrai rasoir de barbier avant de badigeonner la mâchoire de mousse l’Oréal. Bon ok ça c’est pas très exotique… Mais Liliane est partout, comme Ronald McDonald !!
Il finit le tout en faisant un massage de visage, et nous on le regarde en hésitant entre penser « nan mais c’est de ça dont j’ai besoin tout de suite » ou « vu comme ils nous regardent, on doit être les seules foufounes de l’histoire de ce salon à avoir assisté à ce spectacle… ». Au milieu du soin, notre cobaye se tourne vers nous et nous lance « j’ai l’impression de me faire gifler » : en fait, ce ne sont que des petites giflounettes pour revitaliser et énergiser la peau après le rasage ! Mais c’est probablement la première fois de l’histoire qu’on voit un homme se faire gifler sans répliquer violemment : ah le pouvoir de la beauté…

Après une quantité de manies gestuelles et autres tics bizarres de professionnel, le barbier le rince, lui balaie la nuque, l’essuie, le talque, l’enduit de crème blanchissante (le « Bleach » que les indiens apprécient tant, pour blanchir leur peau selon les critères de beauté modernes > nous on paye une blinde pour avoir l’air bronzé et eux dépensent une fortune pour s’éclaircir la peau… On n’est jamais satisfaits de ce qu’on a !), et prépare la facture : qui s’élève à… une misère ! 1h de soins pour moins que le prix d’une seule coupe de cheveux en France, dans un salon bon marché !!

Vive la beauté du monde ! On a hâte de vous parler des rites de beauté dans les pays qu’on va visiter par la suite !

Silver and stones are the girls’ best friends

On a un peu craqué, on avoue…
Dans le pays de la beauté et des pierres, évidemment on n’a pas pu résister en voyant tant de bijoux magnifiques.
Après avoir passé des heures et des heures dans les échoppes kashmiries remplies de pierres précieuses ou semi-précieuses, à discuter longuement avec les bijoutiers sur les pierres et leur provenance, une fois qu’on maîtrisait assez le sujet on s’est lancées et on s’est offerts nos coups de cœurs !!
Turquoise, corail, péridot, lapis, rubis, émeraude… Il y avait de quoi nous combler !

OK c’est vrai, on a essayé d’être raisonnables et de se dire qu’il ne fallait pas acheter trop de choses et dépenser trop de sous mais plusieurs raisons ont vite fait tomber notre retenue déjà fragile (ben quand même, on est des filles, on adore les bijoux, c’est génétique !) :
– on ne s’encombrait que pour quelques temps puisque nos visiteurs pourraient rapporter tout ça en France quand ils viendraient nous rendre visite (on a quand même rempli un sac entier de trucs accumulés > quitte à avoir la possibilité de se débarrasser, autant charger autant qu’on peut plutôt que de tout se trimballer les prochains mois pas vrai ? )
– une dame qu’on a rencontrée et qui a beaucoup voyagé nous a sagement raconté que si elle avait retenu une chose de ses années de voyages à travers le monde au cours de sa vie est qu’il faut toujours acheter un truc qu’on aime à un endroit parce qu’on est sûrs de ne jamais le retrouver plus tard ailleurs. Et c’est dommage de regretter quelque chose non ? (On en a fait l’expérience : à chaque fois qu’on s’est dit « oh mais c’est bon, je vais pas l’acheter maintenant, y en aura forcément à un autre endroit », on n’en a plus jamais croisé, ou alors plus cher, et on a regretté de ne pas avoir craqué la première fois…)
– ce ne sont pas des dépenses en l’air, on a adopté à chaque fois la stratégie « on fait un repérage au début, en flânant sans rien acheter la première fois, et puis on laisse le temps faire son travail. Si le lendemain ou le surlendemain on y pense encore, alors on retourne à l’endroit, on sympathise avec le commerçant (si le gars est un con, on n’achète rien, c’est la règle !) et on marchande du mieux qu’on peut ». Ce sont tous des coups de cœur, mûrement réfléchis pour les plus onéreux, et ce sera autant de souvenirs que l’on rapportera de notre périple et qui nous rappelleront cette super expérience !

Chacun a sa propre histoire et sa propre signification.

L’association de deux pierres signifie l’amour, et ce symbole est le plus important du bouddhisme tibétain : c’est celui du cycle des réincarnations, la Roue du Dharma. Un petit pied de nez à notre amour soeurternel 😀

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On est un peu tombées en amour avec ces bagues, et on s’est dit que si il n’y en avaient que deux et en plus avec nos pierres précieuses préférées, c’était un signe. Du coup on a pas hésité très longtemps !

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Cette petite guirlande de boucles est la récolte d’un mois de voyage, on vous laisse deviner qu’on a eu le temps d’en accumuler d’autres depuis le temps…

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Mais vous viendrez admirer le fruit de plusieurs mois de voyage quand on reviendra, on est même prêtes à vous en prêter si ça vous dit ! 🙂

Le soir où on a travaillé dans un mariage indien

« Allo, yes we would like to know if we could play in a Bollywood movie tomorrow. »
« I don’t have any Bollywood movie tomorrow but there’s a huge wedding and we need western girls to welcome the guests. You’ll wear saris, you know saris ? »

On appelait comme ça, le jour pour le lendemain, juste pour rire, et pouvoir réaliser un rêve dans notre rêve : jouer dans un Bollywood. Ce n’est pas ce qu’on a eu, mais on a eu mieux : assister a un mariage indien, en portant un sari. Parfait.

« Rendez-vous à 16h devant votre hôtel, on vous habillera et vous maquillera, puis la réception commencera à 19h. A 23h vous aurez terminé, vous pourrez alors profiter du buffet du mariage et à minuit vous serez de retour chez vous. Je me chargerai de vous amener, de vous surveiller durant la soirée et de vous ramener. »

Ouais ouais ouais c’est trop génial !!!!!
Donc on se prépare, on attrape une paire de sandales jolies et l’appareil photo, puis on se présente au rendez-vous. Ismaïl est là, mais nous dit que nous allons partir avec son assistant parce que lui doit être a un autre mariage : on prendra le taxi pour aller a la gare, puis le train pour gagner du temps et traverser Mumbai, et enfin un rickshaw pour arriver au lieu de l’événement.
Euh ça sent un peu l’embrouille là nan ??? Munies de notre maman, on se dit qu’on ne risque pas grand chose.

On suit notre escorte spéciale, les moyens de transports se succédant au même rythme que les schémas catastrophes dans nos têtes : au mieux on arrive à bon port et tout se passe bien, au pire on se fait enlever (et oui, même le chauffeur de taxi est dans le coup), et nos corps/organes/cheveux/yeux sont vendus. Sinon il est toujours temps de sauter du rickshaw…

Après 2h de torture d’esprit, on rencontre la jolie Ankita (qui nous a fait de suite penser à Laure, notre boulette/amande), puis on se rend compte qu’on a été complètement paranos.
Elle nous amène chez elle et s’occupe de nous comme si on était des princesses, nous sert à manger et de l’eau fraîche. Ses copines qui se préparent aussi pour travailler comme extras au même mariage, drapent nos saris et nous maquillent dans des éclats de rire et des échanges de regards complices.

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On réalise 3 choses :
Porter un sari n’est absolument pas confortable. On vous parle même pas de traverser une grande artère de Bombai dedans…
Le maquillage, ça brûle les yeux. Et oui, on n’en avait pas porté depuis qu’on est parties…
Si nous on est fascinées par les indiennes, elles sont aussi fascinées par nous (la preuve, on porte des saris, elles portent un chemisier et un pantalon)

Une fois prêtes, on se rend à pieds à l’endroit du mariage, on attend les ordres de l’organisateur en discutant avec les filles, en étant un peu hallucinées de l’ampleur de la réception. Elles nous expliquent que les mariages indiens s’étalent sur plusieurs jours (5 en moyenne), et que ce soir c’est le dernier soir, celui où les invités prennent des photos avec les mariés, partagent le dernier repas puis s’en vont. Ce mariage est celui de deux familles fortunées et a coûté 40 000€. Bien, bien…

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On apprend qu’il y a 1000 invités, et que notre mission pour la soirée sera de donner les assiettes pour le repas en disant « namasté, enjoy your dinner ». On est en face de l’esplanade où seront les mariés, et on pourra assister à tout le spectacle, c’est pas si mal !!

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La soirée commence, les invités arrivent un par un sous le son des cornes à l’entrée. Nous on se contente de sourire et de regarder la parade de danseuses et musiciens, tout en se pinçant pour réaliser ce qu’on vit. C’est un peu comme dans Coup de foudre à Bollywood, notre film indien préféré !!!

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Les mariés arrivent en sortant d’une noix de coco géante enfumée (on a pas dit que ça n’allait pas être kitsch) et montent sur l’estrade. Ils resteront là toute la soirée dans la même position pour faire une photo avec chaque invité. Bonjour la funitude du mariage !!!

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Les gens commencent à se diriger vers les 50 types de nourritures végétarienne (punjab, jaïn, nord indien, sud indien, mexicain, italien etc etc).
MAIS, pour cela ils ont besoin d’assiettes. Et c’est là qu’on est « utiles ». Ils s’approchent de nous avec surprise.
Certains nous répondent namasté ravis de nous entendre parler hindi, puis poursuivent dans leur langue sans qu’on puisse comprendre, d’autres ne nous calculent même pas (mais ça va on a l’habitude, on a été caissière toutes les deux), les femmes en général sont fascinées (on sait pas trop si c’est notre couleur de peau, notre sari ou l’ensemble), et les hommes très intimidés…

On observe le spectacle des tenues extravagantes et brillantes, des mains tatouées de henné, des costumes en satin, des chaussures fraîchement cirées et des cheveux gominés. On s’émerveille devant les bijoux dorés, les saris ornés et les yeux khôlés…

Finalement la soirée passera vite et après le millier d’assiettes distribuées, on profitera du buffet divin et on se couchera des étoiles dans les yeux 🙂

DIY #9 : Le masque de la mort

Cheveux mort, sec, cramés.

Oui, c’était l’état de nos cheveux. Après plus d’un mois à cuire sous le soleil, à se baigner dans toutes les étendues d’eau plutôt claires qu’on croisait et à supporter la pollution des grandes villes, on s’est rendues compte que nos chevelures étaient devenues blondes et commençaient à rendre l’âme. Pourtant, on avait prévu le coup, et on avait chargé nos réserves d’huile de noix de coco. En même temps, ici ça coûte 1€10 la bouteille de 300ml, alors s’en priver aurait vraiment été idiot…
Mais là, après 2 jours de farniente sur la plage de Kovalam, on a réalisé que l’heure était critique et que si on n’agissait pas de suite, on pouvait dire adieu à nos longueurs et bonjour aux ciseaux les plus aiguisés.

Après s’être observée dans le miroir, Ingrid lance à Juliette :
« Nan mais là il faut que tu trouves une solution ma sœur je reste pas comme ça un jour de plus j’ai de la paille à la place des cheveux… »
« Euuuuh… Attends je vais trouver !!! On a de l’avocat ? »
« Non… »
« Aaaah mais on a de la banane !!!!! »
« T’es en train de me dire que je vais mettre de la banane sur mes cheveux ? Je te fais confiance, mais quand même… »
« Et ben fais-moi confiance alors ! »

Ce qu’il vous faut :
Une banane (une a suffi pour nos deux têtes)
De l’huile végétale (nous on a pris amande douce, mais ça marche avec coco, olive etc)

Ce qu’il faut faire :
Écraser la banane
Ajouter l’huile et bien mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène
Mettre sur toute la longueur des cheveux en commençant par les extrémités, puis bien masser la tête
Laisser reposer pendant 1 à 2h
Bien rincer a l’eau chaude et coiffer au peigne pour enlever au maximum la banane (et faire gaffe au siphon – d’où l’intérêt de vraiment bien mixer)
Laver les cheveux comme d’habitude, deux fois si nécessaire

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Vos cheveux seront doux et brillants de nouveau, c’est magique !
Du coup on s’est promis d’en prendre soin pour de vrai, et pour ça on a acheté de nouveaux produits (c’est pas notre faute, ça coûte rien de prendre soin de ses cheveux en Inde…) 🙂

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J’aime bien comme t’es habillée cette semaine

Des fois on a envie de se faire « jolies » pour sortir le soir…

Définir « sortir le soir » : se rendre à pied (parce que tuk-tuk = hors budget) dans un endroit où on mange avec les doigts des ingrédients dont on ne connait pas l’identité ni la provenance pour une somme plus que modique (ou merdique ça dépend).
Définir « jolies » : abandonner pour la soirée l’uniforme de la voyageuse (t-shirt + pantalon + sac à dos), pour revêtir des habits de lumière plus ou moins (plutôt moins que plus) lumineux.

Qu’on soit bien d’accord, « se faire jolies pour une soirée », c’est valable pour toutes les soirées de la semaine. On est bien obligées de rentabiliser les dépenses fringues/lessive… En effet, nous n’avons investi que dans une seule tenue habillée faute de place, et ce voyage nous a fait réaliser que nous détestons faire la lessive. Dans ce voyage nous suivons donc un principe fondamental : tant que l’odeur de l’une n’importune pas l’autre, elle peut remettre le même t-shirt !
Mais revenons au sujet : nous disions donc qu’il nous arrive de porter en moyenne 7 fois d’affilée la même tenue (mais comme une soirée dure 2h, si tu fais le calcul ça fait que 14h donc ça vaaaaaaaaa !!! – non, ce voyage ne nous aura pas transformées en pouilleuses, enfin pas encore ! -).
Bon c’est pas non plus la tenue de ouf malade avec robe, talons hauts, sac et bijoux assortis hein !! Déjà on aurait l’air con, et en plus le but de ce voyage n’était pas de se transformer en bombasses européennes vulgaires à la tombée de la nuit ! Donc on se contente de changer de fringues (et vu comme on transpire dans notre tenue de jour, c’est pas du luxe !!), de mettre un vrai soutien gorge (et pas une brassière de sport), d’enfiler des chaussures potables au lieu de tongs dont la semelle est complètement affaissée, de porter les jolies paires de boucles d’oreilles qu’on s’est offertes pour une bouchée de pain chez un bijoutier local (et pourquoi pas, les grands soirs, de faire péter le collier !!!), de se laver les cheveux et d’afficher un super bronzage du aux nombreuses heures passées sous le soleil à visiter la ville… Bon bien sur, on adapte le tout à l’endroit et on a toujours un châle sur nous pour nous couvrir si besoin 🙂

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Croyez nous, ça parait pas grand chose comme ça, parce qu’avant ça faisait partie de notre quotidien et de notre rituel de préparation matinale, mais ça fait tellement un bien fou de se pomponner quand on a macéré toute la journée sous la chaleur cuisante !
C’est un luxe et un confort que nous savourerons d’autant plus à nos retours, c’est sur !!