Un mariage !

On vous disait récemment qu’Ingrid avait annoncé au retour d’Asie qu’elle et son fiancé avaient décidé de se marier l’été suivant le voyage… Laissant à l’organisation très peu de temps pour se monter !

Mais toute la famille et les amis ont mis la main à la pâte et se sont organisés pour réaliser ce super challenge : préparer un mariage avec plus de 150 invités en 3 mois ! 3 mois, 3, mois, 3… moaw, comme dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre ? Oui. 3 mois donc, c’est à dire le même délai que Cléopâtre laisse à Numérobis pour construire à César un majestueux palais qui l’épatera et lui fera reconnaître la puissance et la grandeur du peuple égyptien.

Sauf que voilà, nous, on n’avait pas la potion magique de Panoramix ! En fait, on avait un truc encore mieux que ça : l’implication, la bonne volonté et l’amour de notre famille ont été (et le sont encore d’ailleurs !) des moteurs bien plus puissants que le contenu de la marmite du druide ! Comme Obélix, tout le monde semble être tombé dedans très petit, car l’énergie déployée pour faire de cet événement un moment merveilleux a été considérable !
Organiser un mariage en quelques semaines n’a pas été de tout repos, surtout que le marié était absent pendant la moitié de ces 3 mois, mais on y est arrivé. Et ce weekend d’août a été un des meilleurs de nos vies. Un moment magique, unique et vraiment génial !

IMG_0238

Et, pour tenter de nous rattraper de notre long silence, voici quelques clichés du week-end.
À noter quand même quelques « stigmates » que notre voyage a laissés : danse Bollywood mettant en face-à-face les garçons et les filles, avec kurtas, saris, bindis, moustaches indiennes et bracelets de chevilles à grelots, bataille de poudre colorée rappelant Holi, la fête des couleurs indiennes. Le buffet du repas était végétarien bien entendu, et nous avons disposé ça et là quelques détails rigolos et insolites : une pièce montée de fromages à la place des choux à la nougatine (que nous avons goulûment avalée à 5h du mat’), de la lavande plutôt que du riz (non mais c’est quoi cette tradition pourrie au nom de laquelle on jette de la nourriture sérieux ?!?), des fioles d’huile d’olive infusée au romarin au lieu des dragées, une Méhari blanche en guise de carrosse des mariés et surtout un moine bouddhiste à son volant (c’est ce que le prêtre a cru en tout cas), un trampoline tzigane géant tissé de laine et même la venue d’un groupe internationalement connu : les MAROON 5 (prononciation : « Marron Cinq ») !
Bref, ce mariage était à la hauteur des espérances des deux amoureux, qui n’arrêtent pas de répéter que « ce week-end était parfait, c’était le mariage de nos rêves ».
Longue vie à eux, longue vie à l’amour, plein de bonheur et de petits MartIngrids !!

Enfin, pour la petite anecdote, c’est Juliette qui attrapé le bouquet…

IMG_0194

IMG_5199

PS : Ingrid et maman sont tellement rodées qu’elles ont même pensé un moment ouvrir une affaire de conseils en wedding-planning, histoire de partager tout le savoir-faire acquis en très peu de temps, mais néanmoins maîtrisé à la perfection ! Elles sont maintenant bien rodées aux éléments aussi techniques que la comptabilité (budget), les ressources humaines (attribution des tâches, mise en valeur des compétences de chacun), la maîtrise d’ouvrage (ateliers DIY), la direction des achats (décoration, vaisselle, cadeaux, matières premières, alimentation), la négociation commerciale (on est devenus des requins de la finance), la gestion de projet (en l’occurrence de l’événement en lui-même), ou encore l’analyse de l’offre et de la demande, donc tout à fait disposées à répondre à vos questions concernant ces domaines, à l’échelle du mariage bien entendu. 

 IMG_4943

IMG_5128

IMG_5146

IMG_5112

DSC_0454-1 (1)

IMG_7396 (1)

IMG_7386

IMG_0188

IMG_0185

DSC_0613-1

DSC_0615-1

DSC_0617-1

IMG_7577

IMG_7573

IMG_0271

IMG_7856

IMG_7857

IMG_7877

IMG_5657

IMG_0282

Crédits photos : Harold Roger – http://hhhaaarold.tumblr.com/http://thebestinternship.com & Famille Delory. 

Publicités

On a testé pour vous (mais surtout pour nous) : Le massage Thaï

L’autre jour, on s’est offert un massage… Genre on était lasses de la vie et on s’est dit « c’est bon, OK, c’est aujourd’hui qu’on fait péter le joker ». Alors on est entrées dans un salon de massage et on a demandé 1h de bouléguage. Bon non, en réalité le terme officiel pour désigner cette heure de détente était « massage thaï ». Mais dans la pratique, une femme te boulègue dans tous les sens pendant 60 minutes.

Pour ceux qui ne connaissent pas la signification de ce terme d’origine patoise occitane/provençale, on vous invite à lire la définition trouvée sur internet. « Bouger, secouer, remuer ». Difficile de le traduire correctement en français français, mais, mis en situation le verbe donne des trucs du genre « Boulègue-toi ! » (= dépêche toi !), « J’ai envie de te bouléguer » (= j’ai envie de te papouiller énergiquement) ou encore « J’ai bien boulégué la pâte à quiche » (= j’ai bien pétri la pâte à quiche). Ici, c’est plus dans cette dernière acception qu’on l’entend !

2015/01/img_7620.jpg

En gros, pour résumer elle te masse de partout, des orteils aux cheveux, en passant par les genoux, l’aine, les fesses, le visage et les oreilles… Côté pile, puis côté face ! Avec craquage d’articulations en cadeau : doigts de pieds, phalanges, chevilles, poignets, bassin et cou (surtout cou en fait…) !
Après un pétrissage en bonne et due forme recto verso, elle teste ta souplesse en tirant sur tes membres et tes muscles, et va même jusqu’à te marcher dessus. Lorsqu’on tournait la tête sur l’autre, il nous est parfois arrivé d’exploser de rire à la vue de positions dignes du plus audacieux des kama-sutras ! Ventre au sol, les jambes enroulées autour de celles de la masseuse, ses genoux posés sur les cuisses et ses mains enfoncées dans les fesses (nan SUR les fesses les mains, pas DANS les fesses… Rolala !!) buste penché sur la nuque pour décoller le bas du corps. Bref un truc inexplicable et vraiment difficile à reproduire.

Pourtant, même quand ta sœur se tourne, te regarde avec des yeux exorbités et te dit « Euh, ma sœur, je crois qu’une thaïlandaise est actuellement debout sur toi… », tu t’en fous parce que ça fait du bien ! Et puis tu te mets à remercier le ciel que les Thaïlandaises soient si petites et menues. Mais qu’est ce qu’elle sont fortes !! Parce qu’il en faut de la force pour manipuler un corps de 70 kilos comme elles l’ont fait…

Par contre, quand elle t’attrape la tête avec ses deux mains pour la faire craquer dans un geste aussi énergique que surprenant, tu redoutes un peu le même geste de l’autre côté parce que tu sais à quoi t’attendre… « Je te jure je souffre, je souffre vraiment. Mais je sais que c’est pour mon bien. *CLAC* Aaaaaaah, bon ben je suis officiellement invertébrée. »

Et quand elle s’appuie sur ton dos avec tout le poids de son corps alors que tu es assise les jambes écartées (vous savez, c’est un peu le même étirement d’après l’heure d’EPS, celui qui brûle entre les jambes et derrière les cuisses, sauf quand vous êtes danseuse ou gymnaste…), tu n’es même pas étonnée de lancer « ah ben c’est sûr qu’en sortant je serai souple hein si tu m’étires comme un chewing-gum… » !

Parfois, ce sont même des hommes qui font le boulot… Et autant vous dire qu’ils le font vraiment très bien !!! Chaque os de ton corps sans exception craque, et t’es anesthésié de la vie tellement l’heure a été éprouvante…

Quand ça fait mal, il suffit de souffler et de se relâcher (croyez-nous, ça sert à rien de lutter…), et quand ça fait du bien, on sombre doucement dans la phase drôle d’avant le sommeil.

On sort de là détendues et toutes légères, en attendant avec impatience le prochain. Ben oui, à 5€ le massage, croyez-nous on va pas s’en priver !

PS : on a aussi enchaîné avec une pédicure, parce que ça faisait 3 mois qu’on n’avait pas porté de vernis aux doigts de pieds, que ça va faire ressortir le bronzage et que ce sera vachement plus photogénique quand on voudra vous narguer avec nos petons enfouis dans le sable fin au bord de la mer limpide ! 🙂

2015/01/img_7623.jpg

Le culte de la beauté

L’Inde est par excellence le pays de la beauté. On a tous en tête des femmes khôlées, qui portent un voile laissant apparaître une partie discrète de leur visage aux traits fins, des bijoux dorés qui contrastent avec le brun de leur peau parfaite, des longs cheveux noirs soyeux pleins de reflets naturels et des saris colorés…
Mais pas seulement les femmes : figurez vous que c’est pareil pour les hommes. Autant en ce qui concerne les bijoux (les indiens portent plus de bagues sur une main que la plupart des femmes françaises en portent sur deux !), que les vêtements (ils sont toujours impeccablement sappés, avec chemise repassée et pantalons à pinces, et même si la mode n’est PAS DU TOUT à notre goût – salut les pantalons patte d’éph’, imprimés chargés dégueulasses et autre association de mauvais goût – il faut reconnaître qu’ils y prennent soin !), le maquillage (les hommes aussi se khôlent les yeux, et les bébés sont presque tous sans exception maquillés et décorés de bijoux, peu importent le sexe ou l’âge, c’est une tradition hindoue !) ou les soins du corps.
Et pour cause, les salons de barbiers sont aussi nombreux que les « beauty parlour » de femmes !! Il faut dire que les critères de beauté masculins indiens demandent de l’assiduité dans la fréquentation du coiffeur et du barbier : une coupe mi longue bien peignée avec raie sur le côté et mèche frivole sur le front, cheveux blancs colorés mais seulement sur le dessus (on évite de colorer les tempes grisonnantes et la nuque pour que ça reste quand même naturel et donner l’illusion qu’on n’utilise pas de coloration !! > ‘sont coquettes ces indiens n’est ce pas ?), jamais de monosourcil, rasage de prés et, summum de la virilité : LA MOUSTACHE !!

[Bon, on ne parlera pas d’un ÉNORME défaut de style typiquement indien – à part la mode douteuse bien entendu – : la coloration au hénné des hommes !! Ça nous a valu de gros fou-rires et des regards d’effroi quand on a souvent croisé des hommes avec une sorte de casque de cheveux Playmobil orange (euh non rectification…orange carotte IMMOOOOOONDE pardon !!) avec moustache assortie… Désolées de ne pas fournir de photos de ces perles esthétiques mais on ne voulait pas avoir l’air de nous moquer, de les vexer, ou encore abîmer l’objectif de notre appareil photo en immortalisant le style (le diaphragme aurait pété c’est sur !!)]

Curieuses de savoir à quoi ressemblaient les endroits dédiés à la beauté en Inde, et volontaires de retrouver le sujet originel de notre blog, nous y avons mis les pieds, en vraies reporters (mais aussi on était contentes de se faire pomponner). On a toujours été fascinées par les sourcils toujours fraichement épilés des femmes dans la rue, de leurs cheveux longs et brillants, de leur peau toute lisse et de leurs lèvres discrètement colorés. On se disait que si on partait de ce pays sans avoir vu des salons de beauté, on aurait manqué quelque chose.

On avait du temps à tuer, on était accompagnées de notre maman et on avait acheté des cônes de henné pour pouvoir s’en faire nous-même (gros looooool, on aurait fini avec des gros pâtés sur les doigts)… On arrête le premier rickshaw croisé et on lui dit « the closest beauty parlour please ».
On entre, on salue les femmes très étonnées de nous voir dans leur salon et on demande les qualités de dessinatrice de la plus jeune. Pour maman, ce sera un massage de tête 🙂

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2015/01/img_6518.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2015/01/img_6521.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2015/01/img_6529.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2015/01/img_6523.jpg

Vu le prix dérisoire des services proposés, c’est normal que toutes les femmes indiennes mettent les pieds dans des endroits pareils régulièrement… La beauté et le bien-être ne sont pas un luxe ici, contrairement à chez nous ! C’est un art de vivre, et une obligation, comme une marque de respect envers l’autre : on n’imagine pas sortir de chez soi mal accoutrée, décoiffée et sans bijoux !

Par chance, accompagnées d’un garçon, au Nouvel An, nous avons eu l’occasion d’entrer aussi dans un salon d’hommes (épiées par le regard abasourdi de tous les hommes du salon, employés comme clients). Le barbier ne parle pas un mot d’anglais, mais peu importe, le langage du corps et le mime sont universels non ?
« Short cut and shave please », « army style », accompagnés du mimage de ciseaux et d’une lame, le coiffeur capte tout de suite. La langue n’a pas de barrière quand elle s’accompagne des gestes ! Juliette rajoutera quand même dans un mouvement de tête avec balayage de cheveux à l’aide de sa main, zyeux qui roulent en arrière et bouche en cul de poule : « Ben oui mais en même temps le langage du cheveu, c’est universeeeeel » – ! Il s’active aussitôt, et dans une sorte de chorégraphie hilarante mais hyper réfléchie et assez impressionnante il faut le reconnaître, commence son boulot.

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2015/01/img_7586.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2015/01/img_7577.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2015/01/img_7584.jpg

Une fois la coupe terminée, il masse le crâne en frappant doucement et il s’attaque à la barbe en attrapant une lame neuve qu’il fixe au vrai rasoir de barbier avant de badigeonner la mâchoire de mousse l’Oréal. Bon ok ça c’est pas très exotique… Mais Liliane est partout, comme Ronald McDonald !!
Il finit le tout en faisant un massage de visage, et nous on le regarde en hésitant entre penser « nan mais c’est de ça dont j’ai besoin tout de suite » ou « vu comme ils nous regardent, on doit être les seules foufounes de l’histoire de ce salon à avoir assisté à ce spectacle… ». Au milieu du soin, notre cobaye se tourne vers nous et nous lance « j’ai l’impression de me faire gifler » : en fait, ce ne sont que des petites giflounettes pour revitaliser et énergiser la peau après le rasage ! Mais c’est probablement la première fois de l’histoire qu’on voit un homme se faire gifler sans répliquer violemment : ah le pouvoir de la beauté…

Après une quantité de manies gestuelles et autres tics bizarres de professionnel, le barbier le rince, lui balaie la nuque, l’essuie, le talque, l’enduit de crème blanchissante (le « Bleach » que les indiens apprécient tant, pour blanchir leur peau selon les critères de beauté modernes > nous on paye une blinde pour avoir l’air bronzé et eux dépensent une fortune pour s’éclaircir la peau… On n’est jamais satisfaits de ce qu’on a !), et prépare la facture : qui s’élève à… une misère ! 1h de soins pour moins que le prix d’une seule coupe de cheveux en France, dans un salon bon marché !!

Vive la beauté du monde ! On a hâte de vous parler des rites de beauté dans les pays qu’on va visiter par la suite !

Le soir où on a travaillé dans un mariage indien

« Allo, yes we would like to know if we could play in a Bollywood movie tomorrow. »
« I don’t have any Bollywood movie tomorrow but there’s a huge wedding and we need western girls to welcome the guests. You’ll wear saris, you know saris ? »

On appelait comme ça, le jour pour le lendemain, juste pour rire, et pouvoir réaliser un rêve dans notre rêve : jouer dans un Bollywood. Ce n’est pas ce qu’on a eu, mais on a eu mieux : assister a un mariage indien, en portant un sari. Parfait.

« Rendez-vous à 16h devant votre hôtel, on vous habillera et vous maquillera, puis la réception commencera à 19h. A 23h vous aurez terminé, vous pourrez alors profiter du buffet du mariage et à minuit vous serez de retour chez vous. Je me chargerai de vous amener, de vous surveiller durant la soirée et de vous ramener. »

Ouais ouais ouais c’est trop génial !!!!!
Donc on se prépare, on attrape une paire de sandales jolies et l’appareil photo, puis on se présente au rendez-vous. Ismaïl est là, mais nous dit que nous allons partir avec son assistant parce que lui doit être a un autre mariage : on prendra le taxi pour aller a la gare, puis le train pour gagner du temps et traverser Mumbai, et enfin un rickshaw pour arriver au lieu de l’événement.
Euh ça sent un peu l’embrouille là nan ??? Munies de notre maman, on se dit qu’on ne risque pas grand chose.

On suit notre escorte spéciale, les moyens de transports se succédant au même rythme que les schémas catastrophes dans nos têtes : au mieux on arrive à bon port et tout se passe bien, au pire on se fait enlever (et oui, même le chauffeur de taxi est dans le coup), et nos corps/organes/cheveux/yeux sont vendus. Sinon il est toujours temps de sauter du rickshaw…

Après 2h de torture d’esprit, on rencontre la jolie Ankita (qui nous a fait de suite penser à Laure, notre boulette/amande), puis on se rend compte qu’on a été complètement paranos.
Elle nous amène chez elle et s’occupe de nous comme si on était des princesses, nous sert à manger et de l’eau fraîche. Ses copines qui se préparent aussi pour travailler comme extras au même mariage, drapent nos saris et nous maquillent dans des éclats de rire et des échanges de regards complices.

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2014/12/img_6321.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2014/12/img_6330.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2014/12/img_6341.jpg

On réalise 3 choses :
Porter un sari n’est absolument pas confortable. On vous parle même pas de traverser une grande artère de Bombai dedans…
Le maquillage, ça brûle les yeux. Et oui, on n’en avait pas porté depuis qu’on est parties…
Si nous on est fascinées par les indiennes, elles sont aussi fascinées par nous (la preuve, on porte des saris, elles portent un chemisier et un pantalon)

Une fois prêtes, on se rend à pieds à l’endroit du mariage, on attend les ordres de l’organisateur en discutant avec les filles, en étant un peu hallucinées de l’ampleur de la réception. Elles nous expliquent que les mariages indiens s’étalent sur plusieurs jours (5 en moyenne), et que ce soir c’est le dernier soir, celui où les invités prennent des photos avec les mariés, partagent le dernier repas puis s’en vont. Ce mariage est celui de deux familles fortunées et a coûté 40 000€. Bien, bien…

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2014/12/img_6343.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2014/12/img_6358.jpg

On apprend qu’il y a 1000 invités, et que notre mission pour la soirée sera de donner les assiettes pour le repas en disant « namasté, enjoy your dinner ». On est en face de l’esplanade où seront les mariés, et on pourra assister à tout le spectacle, c’est pas si mal !!

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2014/12/img_6347.jpg

La soirée commence, les invités arrivent un par un sous le son des cornes à l’entrée. Nous on se contente de sourire et de regarder la parade de danseuses et musiciens, tout en se pinçant pour réaliser ce qu’on vit. C’est un peu comme dans Coup de foudre à Bollywood, notre film indien préféré !!!

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2014/12/img_6393.jpg

Les mariés arrivent en sortant d’une noix de coco géante enfumée (on a pas dit que ça n’allait pas être kitsch) et montent sur l’estrade. Ils resteront là toute la soirée dans la même position pour faire une photo avec chaque invité. Bonjour la funitude du mariage !!!

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/e20/66142269/files/2014/12/img_6400.jpg

Les gens commencent à se diriger vers les 50 types de nourritures végétarienne (punjab, jaïn, nord indien, sud indien, mexicain, italien etc etc).
MAIS, pour cela ils ont besoin d’assiettes. Et c’est là qu’on est « utiles ». Ils s’approchent de nous avec surprise.
Certains nous répondent namasté ravis de nous entendre parler hindi, puis poursuivent dans leur langue sans qu’on puisse comprendre, d’autres ne nous calculent même pas (mais ça va on a l’habitude, on a été caissière toutes les deux), les femmes en général sont fascinées (on sait pas trop si c’est notre couleur de peau, notre sari ou l’ensemble), et les hommes très intimidés…

On observe le spectacle des tenues extravagantes et brillantes, des mains tatouées de henné, des costumes en satin, des chaussures fraîchement cirées et des cheveux gominés. On s’émerveille devant les bijoux dorés, les saris ornés et les yeux khôlés…

Finalement la soirée passera vite et après le millier d’assiettes distribuées, on profitera du buffet divin et on se couchera des étoiles dans les yeux 🙂

Enterrements de vies de fille

Avec notre départ dans 4 jours, le jeudi 23 à 16h très exactement, on a réalisé que ce serait nos dernières heures à vivre en tant que « filles ». C’est à dire en tant que filles qui portent des talons, des robes et se maquillent. Alors c’est vrai,on est au courant que notre nature de fille ne se définit pas par nos atours (so superficiel)… Mais quand même, d’accord ça s’arrête pas à ça, mais ça nous rend un peu triste de devoir dire au revoir à nos garde-robes !! (Et de dire au revoir à plein d’autres gens aussi, d’ailleurs, mais ce n’est pas le sujet de cet article).

En tout dans nos sacs à dos il n’y a que 5 t-shirts, un pull, un short, un pantalon, un pantalon/short (ouais ouais ça existe… Malheureusement !!! C’est les trucs immondes en matière dégueulasse qui ont une fermeture juste au dessus du genou – la hauteur flatteuse quoi….- pour transformer un pantalon en short en enlevant la partie basse, sous la fermeture éclair. Désolée Christina, vraiment, mais c’est papa qui nous a obligées !!), et… UNE ROBE !!!! Ouaiiiiis, on s’est dit qu’il fallait malgré tout en prendre une, qu’on a choisie avec soin : confortable, pas salissante, pas trop courte, pas trop décolletée, qui se lave et sèche facilement, qui va à peu près avec tout et qui ne prend pas trop de place dans la valise.

Alors pour quitter nos vies de filles avant de partir, nous avons décidé de l’enterrer ce week-end, à l’occasion du mariage de notre cousine, en Belgique.

IMG_2342.JPG

On a fait d’une pierre deux coups : retrouver la famille pour fêter l’amour de notre cousine ET s’habiller comme des filles pour la dernière fois avant 8 mois…

Voilà ce que ça a donné !
Au revoir robes, bijoux, chaussures, sacs, vestes et maquillage… À juin 2015 !! Promis, ce n’est qu’un au revoir, on se retrouve l’été prochain !!

IMG_2329-0.JPG

IMG_2364.JPG

IMG_2381.JPG

IMG_2382.JPG

Et comme le ridicule ne tue pas, on vous laisse sur cette belle photo flatteuse… Sachez que derrière chaque photo « normale » se cachent à peu près 15 comme celles-ci 😉

IMG_2369.JPG

#1 : L’astuce pratique

Nous créons une nouvelle rubrique ! C’est l’astuce pratique, le truc de fille qui change tout et qui simplifie la vie 😉

 

Nous sommes toujours à la recherche de petits secrets ! On adore découvrir de nouvelles techniques pour être plus jolie et remplacer les objets/produits qu’on n’a pas. Et là, c’est la gentille Audrey qui nous a dévoilé ce truc génial :

L’utilisation du recourbe-cils peut être dangereuse (genre coinçage de paupière – spécialité de Juliette), mais abîme aussi vos cils. Et oui, parce qu’il les casse en deux pour les recourber, et ça c’est pas top… Alors outre le fait qu’on risque de perdre nos cils d’ici nos 30 ans, on va pas se mentir, c’est absolument pas pratique !

Donc c’est là que super Audrey, reine du maquillage entre en scène et dit

-« Mais j’ai une astuce les filles, j’utilise une cuillère ! »

-« Une CUILLERE ? Mais comment ça ? »

Et là, démonstration et WOW, persuasion !

On vous confirme donc bien sa théorie, une cuillère peut recourber vos cils. Il suffit de mettre la cuillère face creuse vers votre œil tant que le mascara que vous avez appliqué n’est pas encore sec, de poser le bord à la racine de vos cils et de fermer l’œil tout doucement. Les cils vont prendre une forme recourbée, exactement ce que vous cherchez donc !

IMG_1412

 

Préparation de bal

Hier avait lieu le bal de fin d’année du Lycée Fenelon !

L’occasion de faire la fête et profiter des nos derniers moments tous ensemble. Les larmes nous sont montées de nombreuses fois aux yeux quand on réalisait que dans quelques jours tout était terminé. La fin de 15 années de scolarité, le début d’une nouvelle vie et quelques heures pour le célébrer.

Pour me préparer à notre dernier bal de lycéens, la gentille Audrey, collègue d’Ingrid s’est proposée pour me maquiller et me coiffer. Evidemment, j’ai accepté, parce qu’une fille ne refuse jamais de se faire papouiller le visage et les cheveux 😉

Voici ce à quoi je ressemblais ! Faut dire qu’elle est super douée Audrey nan ?

IMG_1388

IMG_1395

IMG_1397

IMG_1402

IMG_1406

IMG_1421

IMG_1424

IMG_1431

IMG_1440

IMG_1466

IMG_1471

IMG_1486

 

IMG_1485

Des vernis, en veux-tu ? En voilà !

Le vernis, c’est un peu le truc de filles par excellence, avec les robes et les chaussures à talons… Ok c’est un peu sexiste comme affirmation, et je suis sûre que les féministes nous blâmeraient pour ce qu’on vient de dire, mais il faut dire ce qui est ! Et d’ailleurs, c’est carrément en train de changer, on voit de plus en plus de mecs qui portent du vernis à ongles (bon on n’est pas encore tout à fait habituées, mais c’est un fait !).

Quelle petite fille n’a pas rêvé petite de vernir ses ongles de mains en rouge rubis ? Et laquelle n’a pas été fatalement déçue et triste face à la réponse de sa maman « non, c’est pour les grandes le vernis » ou « d’accord mais que sur les doigts de pied » ou encore « oui, mais tu as école demain alors on l’enlèvera ce soir » ? C’est d’ailleurs un des premiers éléments de travestissement des garçons quand ils veulent se déguiser en fille (avec le rouge à lèvres et les faux seins, ça doit les fasciner…^^) !

Nous on peut dire qu’on est carrément accro !

On en possède plus d’une cinquantaine, et de toutes les couleurs possibles et imaginables : jaune, orange, vert, bleu, violet, noir, gris, rose, rouge, bordeaux, à paillettes, blanc, nacré, discret, pétant… Avec une prédominance de la marque OPI, prononcé « opi-aïe » (une marque américaine super pour celles qui ne connaissent pas ! Un peu cher, 13€ le flacon, mais un super choix de couleur, ils vieillissent bien et sont super faciles à appliquer grâce au large pinceau breveté par l’enseigne…), et une tendance pour les Kiko (vraiment pas chers pour le coup, 4€ le flacon, avec des couleurs géniales aussi, mais qui durent moins longtemps en revanche), les Mavala (ils sont vendus en pharmacie donc pas très agressifs pour l’ongle, pas très chers non plus, mais les flacons sont très petits !) et les Rouge Baiser (couleurs trop belles et petits prix appréciables, mais un peu trop liquides). Manquent à l’appel, vous l’aurez peut-être remarqué, les super vernis Essie, qui sont certes un peu chers, mais très jolis et de super qualité et qui tiennent aussi bien que des marques comme Dior ou Chanel : on vous conseille d’attendre les soldes ou de profiter d’une vente privée (il y en a régulièrement, mais ça part comme des petits pains) pour faire le plein !

Nos conseils vernis :
– les conserver au frigo les fait durer plus longtemps (même si nous, à part en achetant un mini frigo à brancher dans la chambre rien que pour ça, on ne peut pas le faire vu la quantité ! Tiens on imagine la tête de maman qui serait de voir ses yaourts et ses tomates au milieu de dizaines de flacons multicolores :D)
– toujours appliquer une base sur votre ongle pour le protéger de tous les produits chimiques présents dans les vernis (non on n’a pas encore testé les vernis bio et sans cochonneries à l’intérieur, mais on l’envisage, et vous serez bien entendu les premières au courant si c’est le cas !), et c’est beaucoup plus facile à enlever ensuite, vous verrez !
– retirer le vernis à l’aide d’un produit sans acétone. C’est hyper important, sinon vos ongles vont très vite être dans un sale état !
– appliquer une seule couche un peu épaisse si vous êtes pressées, mais attention de bien laisser sécher, sinon c’est mort, le vernis sera tout « choqué » ! Dans l’idéal il vaut mieux appliquer une première couche quasiment transparente, attendre environ 30 minutes (le temps de regarder une série) et de passer une seconde couche un peu plus épaisse et couvrante, sachant que le tout ne sera pas sec avant 1h après la seconde couche (comptez donc 1h45 d’immobilisation, soit un film). Et après on passe sa main sous l’eau froide pour accélérer le séchage et faire briller le vernis (un truc de grand-mère qui semble bien marcher pour nous en tout cas), et on évite de faire un truc du genre « enfiler des collants ou un jean slim » juste après, parce que ça va pourrir votre boulot et votre patience ! Un jour on a lu que plus la couleur était foncée, plus les pigments mettaient de temps à sécher, à savoir environ 24h pour un vernis rouge… Cela signifie donc que vos ongles sont à épargner pendant au moins une journée, si vous voulez que ça dure ! Pour les plus courageuses, vous pouvez appliquer un top coat (une couche de vernis transparent qui va protéger, faire briller et durer le vernis en dessous) que vous pouvez aussi renouveler les jours suivants en retouches, mais nous on le fait pas, on est un peu des feignasses, et puis on aime bien changer souvent !

D’ailleurs, à ce propos, je ne sais pas si vous avez un secret miracle, mais nous on n’arrive pas à tenir le vernis plus de 24h (et encore…) sans qu’il s’écaille. Alors on sait pas si ça vient de la marque qu’on utilise (mais ça le fait avec toutes, alors j’en doute), du karma de l’univers (mais on croit pas qu’on a été aussi vilaine que ça pourtant…), de la qualité de notre ongle (c’est possible sérieux ??), de notre façon de l’appliquer (on est douées ou on ne l’est pas après tout…) ou du peu de soin qu’on en prend après application (du genre faire la vaisselle, le jardin, enfin des trucs normaux quotidiens quoi !). On a essayé en plusieurs couches, avec un temps de séchage correct et recommandé, du top-coat, etc… Mais non, c’est toujours pareil, il s’abîme hyper vite !

Tout le monde s’en fout mais on avait envie de le dire :
– Ingrid se peint toujours l’annulaire gauche dans une couleur différente des autres doigts (une vieille manie héritée des blogueuses américaines…)
– Les teintes préférées d’Ingrid sont « Big Apple Red » et « Malaga Wine » d’OPI, et celles de Juju les bleux turquoise en général et les rouges prononcés
– Juliette adore se faire des petits dessins sur les ongles : koalas, pingouins, initiales, nuages…

IMG_1347