Être enceinte, c’est génial !! Nan, j’déconne…

En premier, je m’excuse si je heurte la sensibilité de quelqu’un ou si je suis maladroite dans mes paroles, je m’excuse si j’ai l’air de me plaindre de mon état alors qu’une lectrice a actuellement ou eu par le passé des difficultés à tomber enceinte alors qu’elle essaye très fort, mais je vous assure que la meilleure partie dans la maternité ce n’est pas forcément la grossesse, c’est tout ce qui vient après, une fois que votre bébé/enfant est là, dans vos bras, sous votre toit, dans votre foyer, peu importe comment il y est arrivé : naturellement, spontanément, accidentellement, grâce à la science, par adoption…

Pour celles et ceux qui ne le savaient pas encore, on a un truc à vous annoncer : la famille que le ridicule ne tue pas s’agrandit, et va accueillir très bientôt un nouveau membre, parce qu’Ingrid est enceinte !!

Et oui, un petit haricot est apparu dans son bidon en novembre (enfin apparu… Ça tient pas du miracle hein, mais bon on va pas non plus vous expliquer), et depuis il ne fait que grossir, alors même si on continue à l’appeler le petit haricot il semblerait qu’il ait plus la forme d’un mini humain maintenant !
Entre temps, Ingrid a espéré très fort pouvoir accoucher d’un bébé léopard, malgré que Juju lui a expliqué qu’il y avait relativement peu de chance… Et puis sur les écrans pendant les échographies, on n’a entendu aucun ronronnement ou grognement, seulement des battements de cœur à tout rompre hyper rapides (entre 140 et 160 battements minutes, donc environ le double de nous, adultes, pour vous faire une idée) ! Alors à défaut d’avoir un bébé léopard, ce sera un bébé lion, puisqu’il est censé arriver le 8 août, 1 année pile poil après le mariage de MartIngrid 🙂

Vous devez vous en douter, si on écrit un article aujourd’hui, c’est pour vous raconter comment Ingrid vit sa grossesse, comment elle appréhende toutes les nouvelles choses qui se passent dans son corps, auxquelles elle n’était pas forcément prête et aussi pour démystifier un peu cet état en essayant de déculpabiliser les filles qui, comme elle, ne trouvent pas qu' »être enceinte, c’est AB-SO-LU-MENT FAN-TAS-STI-QUE !!! ».

Bon alors déjà, c’est juste impossible de se préparer au concept de la grossesse…  T’as beau t’imaginer comment c’est d’avoir un bébé dans ton ventre, les seins qui gonflent, te mettre un coussin sous le t-shirt pour faire comme si t’avais un gros bidon devant le miroir, t’es loiiiiiiiin du compte en fait !!! D’abord parce que chaque grossesse est unique, donc une même maman ne vivra pas forcément la même chose à toutes ses grossesses (en supposant que la première ne la dégoûte pas des suivantes mouhahahaaaa) et en plus parce que le fait de créer un être vivant est purement naturel, chimique, instinctif et animal, il ne fait absolument pas appel à notre intellect, notre cerveau, notre réflexion, c’est un truc auquel il est donc impossible de se préparer, de réviser ou de s’entraîner !!

Avant de commencer, il faut préciser une chose : tout ce qui va être exprimé dans cet article est complètement subjectif et ne reflète que l’avis et le ressenti d’Ingrid, à tous les coups Juliette ne vivra pas du tout ce que sa sœur a vécu (on ne lui souhaite pas en tout cas…), donc ses propos ne sont pas une généralité, une vérité universelle, juste un moyen d’expression personnel !

« Je ne me suis jamais sentie aussi bien de ma vie »
FAUX
Franchement, la grossesse c’est pas toujours le pied ! Pourtant on en entend des mamans, jeunes ou pas, qui balancent à tout bout de champs « Moi je me sentais teeeeeeeeeeellement bien quand j’étais enceinte, j’étais bien, j’ai adoooooooooré ça !!!! ». Et toi t’es là, en face d’elles, dépitée, en train de te demander ce qui cloche chez toi, pourquoi toi, tu kiffes pas ta life comme toutes les autres ? Pour te rassurer, tu peux te dire comme moi que ces femmes là, soit elles mentent pour « faire bien », soit elles te cachent la vérité pour pas te décourager de la suite, ou alors elles ont juste oublié, tout simplement ! Puis tu rencontres aussi des futures mamans qui vivent les choses de la même manière que toi, et là tu te dis que finalement tu n’es pas si seule dans le mal que ça !

Donc t’inquiète, t’es tout à fait normale, parce que bon, soyons honnêtes, la grossesse c’est pas si chouette (en tous cas pour moi), et je m’en vais t’expliquer pourquoi. Les avantages de la grossesse ne sont pas TOUS flagrants, surtout au début (t’as du mal à en voir tout court en fait… Si ce n’est de se réjouir entre 2 vomis/dodos du fait que tu vas avoir un petit « nous », le fruit de notre amour) :

Les trois premiers mois
– t’as la gerbe tout le temps
– tu ne supportes AUCUNE odeur, même la tienne, celle des tes produits de beauté, de ta cuisine préférée ou encore celle de ton mari
– tu dors à peu près… tout le temps !
– t’as une paire de seins énormes et tu ne supportes pas de porter un soutif, ni de ne pas en porter d’ailleurs > ça donne de l’appétit à ton chéri mais toi t’es tellement dans un état bizarre avec tes nénés endoloris, complètement shootée aux hormones que t’es à peine capable de te lever pour faire pipi toutes les heures sans finir la tête dans la cuvette…
– tu es à fleur de peau, en mode Jean qui rit, Jean qui pleure, Jean qui dort > c’est comme ça qu’on a commencé à se douter d’un truc avant de faire le test du pipi, j’étais encore PLUS CHIANTE que d’habitude (c’est dire… Heureusement qu’on s’est mariés pour le meilleur et pour le pire hahaha !)
– tu dois attendre un peu avant d’annoncer à tout le monde la super nouvelle, alors que toi à l’intérieur tu trépignes d’impatience
– tu dois tenir ta langue alors que ce serait un moyen d’expliquer pourquoi tu es exécrable et pourquoi tu maigris parce que tu ne peux rien avaler qui te transforme en Vomito les 10 minutes suivantes
– tu apprends par coeur les prénoms de toutes les secrétaires médicales et infirmières du laboratoire le plus proche de chez toi et tu leur demandes si elles ont pas une carte de fidélité, parce que tu vas les voir trèèèèèèèèèèèèèès souvent
– tu t’habitues aux rendez-vous médicaux troooooop super, en dose mensuelle voire plus, genre les prises de sang à répétition, les pipis dans un mini pot, les échographies et touchers vaginaux… Toutes les joies qui contribuent à te faire te sentir teeeeellement bien !
– tu apprends à prendre de la distance par rapport à ce que le personnel médical te dit, te conseille, t’impose à tort ou à raison (euuuuuuh, c’est pas censé être un truc naturel de faire un bébé ? Pourquoi c’est aussi médicalisé là ???)
– tu fais le deuil du vin, du chèvre frais et des légumes crus grignotés à la va vite dans les allées du marché par peur de bouffer de la terre et de te choper la toxoplasmose qui peut rendre ton bébé aveugle
– tu imagines le pire parce que tu ne sais pas à quoi t’attendre et que tu entends des choses horribles (en vrac, quelques exemples : on va te découper le périnée, tu vas perdre tes dents, tes cheveux et tes ongles après l’accouchement, des tâches vont apparaître sur ton visage à vie si tu t’exposes au soleil, tu vas avoir des hémorroïdes, tu vas saigner des gencives, avoir un œdème, les jambes gonflées, les chevilles en poteaux, faire des insomnies, être incontinente, tu seras zébrée de vergetures, on va te cercler le col de l’utérus si tu fais trop de voiture, tu vas mettre en danger la santé de ton bébé si tu continues à être végétarienne -genre je vais recommencer à manger de la viande rouge POUR mon bébé, non mais GROS LOL- >>> au passage, au nom de toutes les femmes enceintes pour la première fois, je tiens à remercier tout ce monde de nous rassurer, nous futures mamans qui avons des bouffées d’hormones et qui gérons hyper mal les émotions, surtout les négatives, c’est sympa et hyper rassurant d’entendre ce genre de choses. S’il vous plait, arrêtez ça, ça ne nous aide pas, mais alors, vraiment pas du tout !!)
– tu apprends plein de nouveaux mots/abréviations, et ton mari aussi, sinon les conversations deviennent rapidement difficiles puisque ta vie de couple ne tourne quasiment qu’autour de ça : HCG, SA, SG, DPA, toxoplasmose, primipare, PC, PS, HPGO, albumine, écho morpho, DME, HIN… On enrichit notre vocabulaire quoi !

C’est pas top non plus au milieu
– tu es essoufflée comme un buffle quand tu montes les marches de chez toi, et c’est pas très cool quand tu passes tes journées sur le canapé mais que tu dois monter aux toilettes 10 fois par jour
– tu découvres ce qu’est une hémorroïde (oui oui, c’est féminin comme mot…), chouette ! Ben c’est la joie, le plaisir, c’est l’épanouissement quoi ! Et puis tu perds le peu de dignité qu’il te reste en demandant à ta soeur de regarder à quoi ça ressemble et de te le décrire parce que t’arrives pas à la voir toute seule avec ton miroir (oui oui, j’ai essayé… Quand je vous dis qu’on perd le peu de dignité qu’il nous restait, c’est pas une blague !! Mais après tout, le ridicule ne tue pas si ?)
– tu grossis (c’est que le début, mais ça fait bizarre !!)
– t’arrives plus à rentrer ton ventre : donc t’es dans une espèce de situation ambivalente où les gens que tu croises savent pas si t’as trop mangé, trop bu, si t’es ballonnée ou enceinte… La bonne nouvelle c’est que tu peux le dire pour éviter les moments gênants 😉
– tu commences à avoir mal au ventre (oh bâtard, ça tire vachement à l’intérieur !) et au dos, t’as du mal à rester debout longtemps, mais comme ça se voit pas trop, t’oses pas t’incruster dans la file à la caisse prioritaire, donc tu dois te caresser le ventre comme une femme enceinte (parce que c’est ce que t’es ma vieille) pour bien faire comprendre aux gens que OUI OUI tu es bien prioritaire !
– tu trouves aucun vêtement qui te va ! Je dis pas « qui te mette en valeur », ça non, c’est fini, tu laisses tomber pour quelques mois, mais juste un vêtement dans lequel tu rentres et qui ne te donne pas l’impression de te scier le ventre quand tu t’assois
– la ceinture dans la voiture t’oppresse, alors t’essaies de trouver des stratégies pour qu’elle arrête de t’appuyer comme ça sur le ventre, mais bon du coup le principe de sécurité est un peu nul, c’est bête !
– ton appétit revient et tu as des envies bizarres, voire des « obsessions culinaires » telles que la pomme de terre (sous toutes ses formes : vapeur, sautées, grillées au four, en purée, frites, en forme de gnocchis, de chips…), le brie, les olives, les fruits quels qu’ils soient, en quantité astronomique, et le chocolat
– ta libido remonte en force mais ton gynéco t’explique que « les rapports trop bestiaux et brutaux (appelés aussi « déclenchement à l’italienne » lorsqu’ils sont pratiqués vers la date de terme) sont déconseillés car ils font raccourcir ton col »… AH.
– tu dois ralentir ton rythme de vie parce que t’es fatiguée du moindre effort, alors qu’en vérité t’as arrêté toutes tes séances de sport habituelles et le seul effort que tu fais c’est le ménage et la lessive de la semaine, la vaisselle et les trajets cuisine-salon-toilettes
– tu dois supporter les questions indiscrètes/conseils/avis/expériences/doutes/peurs/tentatives de culpabilisation d’à peu près tous les gens que tu croises partout, ça va des membres du corps médical aux inconnues à la caisse du supermarché quand tu discutes avec eux (surtout quand toi tu n’as pas choisi de faire comme eux… C’est vraiment fatiguant de devoir justifier sans arrêt chacun de tes choix, franchement !)
– tu dois prendre sur toi pour ne pas faire des prises de kung-fu à tous les gens qui ont l’envie déplacée de caresser ton ventre sans te demander ton avis, même les inconnues à la caisse du supermarché (sérieusement, ça te dit quelques chose « sphère privée » ?)
– tu commences à dire « au revoir, à bientôt j’espère » à tes abdominaux (bon au moins, ça te prouve que t’en avais, même si, comme chez moi, c’était pas flagrant à la base)

Et puis c’est pas vraiment l’extase à la fin non plus
– t’es obligée de rouler pour sortir de ton lit, du canapé ou de la voiture
– t’es à 2 doigts d’envoyer un CV à Marineland parce que tu te dis que tu serais vachement bien dans le grand bassin avec tes copines les baleines > ça marche aussi au zoo avec les éléphants et les hippopotames
– tu ne vois plus le bas de ton corps, de ton pubis à tes pieds
– tu as peur de faire un malaise quand tu te penches pour fermer tes chaussures ou te couper les ongles d’orteils
– tu ne peux plus passer l’aspirateur sans avoir l’impression qu’on te laboure les lombaires alors que t’es super maniaque et que t’aimes bien quand le sol est propre
– tu dois garder ton calme face à la cliente insupportable qui te passe devant alors que t’es clairement enceinte sous prétexte que « tu n’as pas de carte de handicap, toi, et que de toute façon, être enceinte c’est pas un handicap, ou alors bien moins grave que le sien »
– les exercices de Pilates que ton bébé adoooooooore faire dans tes intestins le matin te donnent une envie irrépressible de péter ou de courir aux toilettes
– tu dois freiner tes envies de claquer tout ton argent en langes, bodies, doudous, déco et autres mignonneries > ben quoi ? Je nidifie OK ? Mais je vous jure tout est trop mignon aussi…
– tu te poses un millier de questions sur ta capacité à faire sortir ce bébé qui te semble énorme sur l’écran du docteur par un aussi petit orifice
– tu t’en poses un millier de plus sur les choix et décisions qui le concerneront quand il sera là (vaccins, vitamine D, alimentation, médicaments, poussette, écharpe, couches, lingettes, savon…)
– tu commences à psychoter sur le masque de grossesse et les vergetures qui pourraient décider de se pointer, même au dernier moment
– t’as le hoquet… Enfin pour être plus exacte, ton ventre a le hoquet ! Quel glouton ce petit haricot !!
– tu essayes (et tu achètes) des soutiens-gorges d’allaitement : le truc le moins flatteur et le plus dégueulasse qu’on ait créé en terme de lingerie (en top 1, même avant la gaine… Qui semble sexy à côté de ce machin !!)

Bref, quand tu fais la liste, comme ça, tu comprends pourquoi t’as hâte que ce soit fini, et même si tu as conscience qu’il faut être patiente parce que ce bébé a encore besoin de rester au chaud pour être en bonne santé, tu te dis que tu languis du jour où il sera dehors ce petit être, pour pouvoir le rencontrer, le câliner, le bisouiller, interagir avec lui, lui apprendre des trucs, le présenter à son papa et les observer avec des coeurs dans les yeux (et peut-être 1 ou 2 larmes aussi…) quand ils se seront retrouvés :-).

Et oui, car cette aventure de la grossesse je ne la vis pas SEULEMENT avec le papa, qui est parti 4 mois cet été pour le travail et qui ne pourra donc pas assister physiquement à la naissance. Je partage la fin de la grossesse et le début de ma vie de maman avec… Juliette !!!! Hahahahaaaaaa, quand on vous dit qu’on fait beaucoup de choses ensemble, on rigole pas nous !!! En partant, Martin a confié à Juju l’énorme responsabilité de le remplacer pendant les dernières semaines où il ne pourra être présent, pendant l’accouchement, et les quelques semaines après la naissance le temps qu’il revienne en France, relayé par le reste de ma famille quand elle en aura marre (elle est déjà sur le point de craquer, je vous préviens). Ma soeur jouera donc le rôle de papa de substitution lors du moment crucial, l’accouchement, ce qui est plutôt drôle quand on se rappelle qu’en Asie on nous a souvent fait remarquer que notre complicité laissait penser qu’on avait sans doute été en couple dans une vie antérieure… Quoi ? On aurait une histoire à boucler dans cette vie-là ? Oui sans doute, mais quand Juju a accepté sa mission, ni elle ni moi ne savions dans quoi nous nous embarquions, parce que comme vous savez, on aime bien faire les choses à notre manière, remettre en question certaines choses, essayer des nouveaux trucs 🙂
Du coup j’ai poussé ça à la décision de mettre ce bébé haricot au monde non pas dans une maternité, mais à la maison ! Heureusement Martin a été tout de suite partant (et même enthousiaste) pour ce projet, et ce qui a fini de nous décider a été la rencontre d’une sage-femme passionnée trop géniale, hyper compétente, rassurante, qui nous apprend plein de choses intéressantes, avec qui le feeling est passé tout de suite et en qui nous avons une totale confiance (article à venir, soyez à l’affût) ! Du coup, Martin a passé le flambeau et Juju et moi assistons ensemble à la fin des cours de préparation à l’accouchement : échanges, vidéos, questions, schémas, reconstitutions, simulations, explications, la sage-femme ne compte pas ses heures et c’est un régal de passer tout ce temps avec elle à lui poser les centaines de questions bizarres auxquelles elle s’efforce de répondre avec la plus grande patience.

Je l’ai évoqué plus haut, si la grossesse m’a appris un truc et sur lequel elle m’a forcée à travailler (et Dieu sait au quel point j’en ai besoin), c’est bien la patience ! Une grossesse ça dure 9 mois, pas (beaucoup) moins ! Et c’est pas pour rien… Chaque étape, chaque semaine, chaque jour a son importance dans le développement du bébé, de son enveloppe physique, mais aussi de son âme, et on a tendance à l’oublier, ça joue aussi un rôle dans la préparation psychologique des parents : l’arrivée d’un bébé n’est pas soudaine, et même si elle est souhaitée, elle chamboule pas mal de choses, des choses auxquelles il faut un peu de temps pour s’adapter, en tant que personne, que couple, que famille et que foyer. 9 mois ça paraît presque trop court, surtout vers la fin, quand tout s’accélère, et que tu peux avoir l’impression un peu flippante de ne pas encore être prête ! D’ailleurs c’est tout bientôt là… Allez ! Encore un mois pour se préparer psychologiquement, pour trouver la force et la confiance de te dire que TU PEUX LE FAIRE, tu peux réussir à le faire sortir même s’il te semble énorme ! Et puis quand tu réfléchis, 9 mois c’est quand même vachement rapide pour fabriquer un être humain non ? Surtout que tu le fabriques juste comme ça, en faisant rien, ça donne un peu l’impression d’avoir un super pouvoir magique : tu peux créer quelqu’un, purée, c’est OUF quand même !!! La nature est tellement bien faite…

Pour finir sur une note comique,  allez voir le sketch de Florence Foresti, c’est hyper drôle !! Et serrez bien votre périnée quand vous rigolez, sinon vous allez vous faire pipi dessus !!

Istanbul : de la boule !

Bon c’est vrai 1 an pile poil aujourd’hui s’est écoulé depuis de notre super tour de globe-trotteuses mais ça n’empêche qu’on aime toujours autant vadrouiller, découvrir des nouvelles personnes, des nouveaux paysages, des nouvelles cultures et se goinfrer dans toutes les langues du monde ! Alors aujourd’hui on vous emmène de nouveau un peu sur la route avec nous, et, après Amsterdam, c’est d’Istanbul dont on veut vous parler pour essayer de vous convaincre d’y aller 🙂

La Turquie est un pays qu’on a toujours voulu visiter, et, à l’occasion d’une semaine de vacances de son amoureux (et c’est rare…) Ingrid a sauté sur l’occasion pour réserver des vols, un hôtel et acheter un guide du Routard de la ville. C’est sur qu’en termes de destination en ce moment c’est pas le plus « safe, safe », mais de toutes les façons, quand on voit ce qui se passe à Paris ou Bruxelles, c’est à croire qu’il y a un risque partout et que c’est pas pour autant qu’il faut se priver d’être ouvert au monde, bien au contraire ! On a donc décidé d’ignorer les messages de prévention du ministère des affaires étrangères, et, tout en étant prudents et confiants, de nous envoler vers la belle Istanbul.

Au passage, la compagnie Turkish Airlines est au TOP ! Pour avoir comparé plusieurs compagnies aériennes pendant ces nombreuses semaines dans les airs, on peut se vanter d’être devenues de bonnes connaisseuses des avions et des services proposés en vol. Et là, pour le coup, Turkish n’est pas loin derrière Emirates, qui jusque là avait la place numéro 1 (et de loin) dans nos coeurs. Super bon plateau repas (végétarien ou végétalien sur demande), personnel disponible et gentil, espace pour les pieds, films sympas sur écran agréable à regarder, et la couverture à disposition était tellement jolie que je l’ai gardée pour m’en servir comme écharpe !

À la base, la Turquie devait être notre destination de voyage de noces, mais couplée avec la Grèce, en mode routards et sacs sur le dos, pendant 1 mois ou un peu plus pendant l’été 2016. Malheureusement, chérichou part 4 mois en mission cet été (adieu les 5 semaines de permission luxueuses !!!!), et nos plans ont été un peu bousculés par l’arrivée d’un petit bébé MartIngrid prévue en août ! Alors ce projet de Grèce-Turquie en sac à dos a été momentanément reporté et mon envie pressante de houmous et baba ganoush sur pain pita a été laaaaaaaargement compensée par cette semaine parfaite en amoureux à Istanbul ! Semaine, je dois l’avouer, pendant laquelle un grand nombre d’aprioris et de clichés ont pris un coup… Parce que, quand on visite un pays, on se construit avant une sorte d’imaginaires, de croyances de ce qu’on va y trouver, nourris par les films qu’on a vus, les choses qu’on a entendues ou encore les histoires qu’on a lues, sauf que la vérité est toute autre et que c’est précisément à ça que servent aussi les voyages : à démonter tes préjugés, à apprendre à connaître le pays, sur place, par soi-même, à travers le regard des locaux qu’on rencontre et avec qui on discute, et bien sur en déambulant les yeux plein de curiosité. Selon moi, le plus important en voyage c’est de prendre le temps d’observer ce qui se passe autour de soi : les allers et venues des passants, le comportement des amoureux en public, les étudiants et travailleurs en pause déjeuner, les interactions entre commerçants et clients, les divertissements des enfants dans les parcs… Autant de situations quotidiennes qui nous paraissent banales et familières, mais qui, vécues dans un pays différent, peuvent nous apprendre beaucoup sur les moeurs et habitudes locales souvent éloignées (ou pas) des nôtres.

Ce qui nous a surpris en arrivant à Istanbul est sans doute la propreté : mais vraiment, c’est HYPER PROPRE !! Pas propre genre l’Allemagne ou la Suisse (qui sont déjà super propres par rapport à la France !), non non non, propre genre on n’a pas vu un seul mégot par terre, un seul papier trainer (les gens gardent leurs papiers dans leurs poches, et lorsqu’ils croisent une poubelle, ce qui est fréquent, ils les vident poliment), et malgré nos efforts qui tournaient limite à l’obsession scatophile glauque, on n’a pas croisé un seul caca de chat ou de chien !! Pourtant, il y a des chiens et des chats en liberté partout dans la ville, ils n’appartiennent à personne mais sont nourris par tout le monde. Une chose est sûre, il fait bon vivre à Istanbul pour un chat ou un chien, ils sont gras à souhait, les Stambouliotes leur ont même construit des petites cabanes dans les rues ou les parcs avec des gamelles de croquettes, les chiens ont les oreilles baguées et ils sont tatoués, hyper calmes, n’aboient jamais, passent leurs journées à faire la sieste à l’ombre des arbres, les chats ont tous une queue entière (contrairement au Cambodge où ils ont tous la queue coupée) et se baladent tranquillement avec leurs petits chatons, dorment sur les siège des restaurants, lézardent au soleil et veillent sur les touristes du haut des toits, bref, la belle vie ! En vrai, les seules êtres sales qu’on a croisé lors du séjour n’étaient même pas des animaux, c’était un groupe de touristes iraniens qui avait ouvert un sachet de pistaches sur le bateau et qui laissait tomber les coquilles par terre nonchalamment, avant d’écraser leurs longues canettes de bière et de les laisser trainer sur un banc du pont juste avant de descendre. Mais, chose nouvelle pour nous : le responsable de la sécurité sur le bateau leur a demandé de ramasser leurs canettes et de bien vouloir les jeter dans la poubelle toute proche. T’as déjà vu un flic appliquer la loi et mettre une amende à quelqu’un dans la rue qui jette son mégot par terre ou son emballage de bonbon toi ? (Alors qu’en théorie, il pourrait/devrait le faire… Après on se plaint que c’est cradouille par terre !)

Pour une grande ville, une métropole de plus de 14 millions d’habitants qui s’étend sur 2 continents séparés par un grand bars de mer, il y règne une atmosphère étonnamment calme et reposante. Même en prenant le tramway, le métro, le bus ou le bateau aux heures de pointes, les Stambouliotes sont zen, souriants, ils ne courent pas, ne semblent pas stressés pour un sou et sont toujours prêts à rendre service et donner un renseignement. Et pour un peu qu’on aligne quelques mots de turcs (ils ne parlent pas systématiquement anglais, ce qui est aussi une chose fort appréciable), ils sont ravis et d’autant plus enclins à te filer un bon plan en te gratifiant d’une main tendue pour la serrer ou posée sur l’épaule en t’appelant « arkadaşim » (= mon ami). Franchement, les Stambouliotes, c’est des super potes !
L’architecture est un mélange magnifique : la tradition des bâtiments anciens, le charme des restes archéologiques qui jalonnent les rues de Sultanahmet, la modernité des quartiers de Galata et de Taksim, le romantisme des rives du Bosphore, les terrasses hipsters de Kadıköy, les marchands populaires en Anatolie et bien sur l’horizon systématiquement décoré de toutes parts de centaines de minarets et de coupoles héritées des religions chrétienne et musulmane qui se marient merveilleusement bien.
C’est en feuilletant les premières pages du Routard (vous savez, celles qui ont une bordure hachurée, et qui expliquent l’histoire du pays, la culture, les spécialités culinaires et qui donnent quelques mots traduits pour s’exprimer ?) que j’ai compris que la Turquie avait été le berceau de notre civilisation européenne (oui la fille débarque… Ben quoi ?! Mieux vaut tard que jamais non ? Et puis y a pas d’âge pour apprendre, NA !) : tour à tour grecque, puis romaine, puis chrétienne, puis ottomane, aujourd’hui musulmane, sans cesse envahie, attaquée, brassée, détruite puis reconstruite, il faut y aller pour constater la richesse de Byzance/Constantinople/Istanbul et comprendre le vrai sens du terme « cosmopolite ». Au début, on est un peu étonnés de voir autant de têtes voilées (attention, tous les voiles intégraux qu’on a croisés étaient portés par des touristes saoudiennes venues accompagner leur mari polygame qui se faisaient implanter des cheveux – apparemment, c’est la spécialité là-bas -, je pense qu’il y a très très peu de femmes turques voilées intégralement, et ce malgré le fait que le pays ait la réputation relayée par les médias d’être de plus en plus islamiste intégriste), d’entendre le muezzin chanter 5 fois par jour (l’appel à la prière de 5h15 du matin, surtout le premier jour, est assez surprenant et pique un peu c’est vrai…), de voir se précipiter dans les minutes suivantes des vagues de fidèles qui rejoignent la mosquée la plus proche et de constater que malgré l’alphabet latin proche du notre, il est quasiment impossible de lire les mots, les comprendre, les prononcer ou encore moins de les retenir ! Mais en fait, on s’y fait vite, naturellement, et, vu le nombre d’étrangers qui vivent à Istanbul, il est très facile de se fondre dans la masse, sans être considéré comme un touriste et être harcelé de toute part comme en Asie par les chauffeurs de taxis, vendeurs du bazar ou restaurateurs avides de remplir leur terrasse. Une fois éliminés les passages touristiques obligatoires : musées aux vitrines pleines de vaisselle en céramique, costumes de sultans et bijoux précieux du harem, basilique/mosquée Sainte Sophie, Mosquée Bleue (et les dizaines de mosquées trop belles qu’on n’a pas pu s’empêcher de visiter même si elles donnaient l’impression d’être pareilles), Palais de Topkapı, Tour de Galata, Grand Bazar, on s’est régalés de promenades main dans la main au fil des rues, de croisières sur le Bosphore, la Mer Noire et la Mer de Marmara au prix d’un ticket de métro parisien. Vous l’aurez compris, en tout cas pendant la période à laquelle on y est allés, Istanbul est une ville reposante où on ne sollicite pas les touristes : vous y serez bien accueillis et vos journées seront bien remplies !

Enfin, argument de taille pour finir de vous convaincre : vous y mangerez comme des pachas. Certes, la Turquie est le pays du kebab, or, on est végétariens, mais on a quand même trouvé notre bonheur ! C’est aussi le pays des légumes, de la cuisine méditerranéenne, du houmous, des olives, des jus à la grenade, du fromage de brebis, des yaourts, des mezze, du riz pilaf, du pain pita, du sésame, des soupes de lentilles, des böreks aux épinards et des pâtisseries à la pistache à se rouler par terre (on a accumulé une certaine quantité de couches de gras grâce/à cause des dégustations successives de baklavas délicieux à toute heure de la journée). En gros, pendant une semaine, on a suivi ce programme : « VISIT, EAT, SLEEP > REPEAT ». On a eu peur de devoir descendre de l’avion en roulant, mais bon, avec tout ce qu’on a marché, on a éliminé une partie sur place ! Et comme on est sympas, on a rapporté une valise pleine de provisions locales pour organiser un repas turc avec la famille et leur faire partager un peu de notre séjour.

Se couper les cheveux soi-même en 5 étapes

Le dimanche cheveux est de retouuuuuuur 🙂

Les plus futiles seront ravies, aujourd’hui nous parlons de cheveux…
Et de coupe !

Il y a 2 ans, j’ai passé un pacte avec moi-même : j’ai décidé que je ne me couperais plus les cheveux. Je l’expliquais dans cet article nommé « confessions d’une accro aux cheveux », et le résultat est donné dans celui-là.

Mais, très vite rattrapée par la réalité, j’ai dû faire preuve de pragmatisme et abandonner mes convictions (bon pas TOUTES hein) : non, avoir les cheveux jusqu’aux fesses, ce n’est pas pratique.
Si toi aussi :
– tes cheveux se coincent dans les portes, les fenêtres, les portières de voiture, tes pulls au moment de les enlever, tes écharpes et les ceintures de sécurité
– les gens s’assoient dessus quand ils s’assoient à côté de toi
– ils trainent sur le sol et ramassent toutes les saletés quand tu es assise par terre
– tu reçois des messages de 5 personnes de ton entourage dans la même journée disant « Juliette j’ai des cheveux à toi dans mon lit/sur mon manteau/dans ma voiture/sur mon parquet/dans le gâteau que t’as fait, il faut vraiment que tu les coupe j’en peux plus »
Ben il faut se rendre à l’évidence et accepter le boomerang : VOS CHEVEUX SONT TROP LONGS.

Faut dire aussi qu’en voyage, il avaient pris 15cm en 5 mois (si si, je vous jure) et c’était pas trop dérangeant à 12000 km de chez moi, mais à mon retour c’était moins pratique, et laver 80cm de cheveux un jour sur deux n’était ni écologique, ni économique, ni bon pour mes cheveux.
Et puis là j’étais arrivée à un point ou j’avais l’impression d’avoir des lianes sur la tête.

Partisane de longue date du non-coupage de cheveux, autrement appelé « hippisme » ahah, et bien j’ai décidé de rompre ce cercle : je me coupe les cheveux. Et pire, je vous montre comment faire.
Alors la troisième fois que j’ai dû les couper (en 6 mois) j’ai resorti mes ciseaux, et mon appareil photo, pensant que vous montrer comment je fais serait une bonne idée.

ATTENTION :
Je ne suis pas professionnelle, et je vous donne ma technique qui peut-être ne fonctionne pas sur les cheveux très bouclés, très fins. Je vus fait seulement part de mon expérience 🙂
Cette méthode de coupe de remplace pas non plus un rendez-vous chez le coiffeur quand on veut complètement changer de tête.

1 – Bien se brosser les cheveux
Couper sur cheveux sec est mieux, parce qu’on peut directement voir le résultat et ajuster si besoin.

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2 – Faire une queue de cheval au dessus de la tête
Plus la queue est haute, plus le dégradé sera accentué. Inversement, plus elle est basse, moins le dégradé sera important.
Faire attention à bien prendre TOUS les cheveux.

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3 – Prendre le bout de la queue de cheval et couper la longueur dont vous voulez vous débarrasser
Attention, vous allez peut-être avoir l’impression de couper beaucoup la première fois que vous le faites.
Je n’ai pas de ciseaux de coiffeur malheureusement, mais si vous en avez un c’est beaucoup mieux.

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4 – Admirer le travail
Tadaaaaaaaa

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5 – Avant/Après
Et le mieux dans tout ça, c’est de voir avant et après !
La différence n’est pas flagrante cette fois, je voulais surtout désépaissir ma tignasse 🙂

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Les meilleurs fruits d’Asie du Sud-Est

L’autre jour, on petit-déjeunait sur la terrasse des Violettes, et, la voix pleine de mélancolie, on se remémorait un des meilleurs petits-déjeuners avalés pendant notre Tour d’Asie. C’était un matin de novembre, sur une plage du sud du Sri Lanka, avec David, notre copain australien. On avait ce jour-là dégusté une quantité orgiesque de fruits : clémentines, mangues, fruits de la passion, petites bananes sucrées, ananas, caramboles, goyaves, accompagnés de tartinade d’avocat arrosé de citron sur des crackers de blé complet.

En baissant les yeux sur notre assiette de nectarines et de bananes, on avait un peu l’air blasé ! Et oui, c’est vrai, l’Homme est un éternel insatisfait et maintenant qu’on est revenues en France, on commence à se rendre compte que certaines choses nous manquent… En premier sur cette liste : la diversité, la multitude, le goût incroyable et les prix raisonnables des fruits exotiques !
Nous vous proposons donc dans cet article de vous révéler dans quel pays vous mangerez les meilleurs fruits. Bien sur, ces données sont tout à fait subjectives mais si jamais vous passez par là, s’il vous plaît, régalez vous en pensant à nous, ça nous fera super plaisir !

INDE : les bananes, sans hésiter. Vous ne pouvez pas vous tromper, elles sont toutes délicieuses, sans exception, et ce serait un crime de ne pas vous goinfrer de bananes lors d’un séjour en Inde ! Les variétés sont multiples, déclinées sur une palette de couleur allant du vert au rouge en passant par le jaune, et leurs goûts sont tout aussi surprenants et différents. Un jour, sur un petit marché du Kerala, on a compté 8 variétés présentées !
Le début de notre voyage a aussi été marqué par la découverte de fruits exotiques encore inconnus pour nous : le jackfruit (même cuisiné dans des currys salés, sa chair filandreuse rappelle celle du blanc de poulet !), la papaye (qu’on mange avec une foufourche HaHahaaaa 😛 ! Non blague à part, la papaye est EXCELLENTE comme remède aux maux de ventre et régule le transit encore mieux que n’importe quel médicament) ou encore la goyave.

SRI LANKA : les fruits de la passion. Ils sont présents sur cette ile à foison, et ne valent quasiment rien !! Moins cher qu’une baguette de pain au kilo, ils se vendent par montagnes sur les bords de route et les marchés… Et se dégustent en autant de quantité ! On vous promet que même Juliette, auto-proclamée « bouche à suc' » de la famille, prenait plus de plaisir à racler le fond du fruit qu’à vider un paquet de Dragibus. Quant à Ingrid, il lui est arrivée de s’en enquiller 2 kilos en promo à moitié prix en un seul goûter. Une véritable sucrerie végétarienne !

THAÏLANDE : les noix de coco. Autant pour leur eux que pour leur chair, 2 à 3 « arrêts noix de coco » par jour étaient un MINIMUM ! Parfait quand il fait chaud, quand il fait soif ou quand il fait faim (une fois bue on la rend au vendeur il la coupe en deux, et on gratte la chair jusqu’aux os – comprendre la coque hein, on est végétariennes oh !)… Hop un coup de couteau au dessus, un plantage de paille et « goup gloup », on n’entend plus rien d’autre que le bruit des gorgées avalées… On s’est même fait des concours de vitesse. La tradition quotidienne pendant notre séjour sur Koh Lanta : dégustation d’une noix de coco fraîche les fesses dans le sable sur la plage devant notre bungalow en regardant le soleil se coucher. Pour la petite anecdote, un jour quelqu’un qui voulait absolument nous trouver des noix de coco est carrément monter en haut d’un arbre devant nous pour nous en attraper !

CAMBODGE : les mangues. Là encore une fois, à 1$ les 5 langues, on en a tellement mangé à Siem Reap et Phnom Penh qu’on a réussi à s’en dégoûter pour quelques jours. Et dire que maintenant tu payes ta mangue 5€, on aurait du faire des réserves !

BALI : les ananas. Tous murs à point, juteux, sucrés et pas du tout acides (ils ne te laissent pas la langue rapée ou brûlée après consommation). Mais comme c’est difficile à conserver une fois entamé, on est obligées de le finir… Ça va peut-être vous surprendre, mais on a cru faire une overdose… Fou ! Précisons également qu’on a découvert lors de ce voyage d’où venaient les ananas, enfin comment ça poussait quoi… Sur des petits arbustes pas plus haut que la taille, qui ressemblent un peu à une plante grasse, mais qui sont en fait la reproduction exacte des feuillages qui sont au dessus du fruit quand on achète un ananas, mais en taille adulte ! Le fruit pousse au milieu de cet amas de feuilles piquantes. Cette révélation s’est produite le jour où un paysan a cueilli notre ananas commandé dans son jardin, au retour d’une balade vers une cascade au nord de l’île balinaise (le fruit a d’ailleurs été élu meilleur ananas de toutes nos petites vies…).  C’est aussi à Bali qu’on a découvert les mangoustans, les ramboutans, le salak et le sirsak, et qu’on a goûté du durian pour la première fois (BEURK : mais franchement, meilleur au goût qu’à l’odeur).

AUSTRALIE : les avocats. Aussi crémeux que goutus, et disponibles à un prix dérisoire, on a fait une cure de bon gras en Australie. Étalé dans des pitas, sur des crackers, à manger à la cuillère avec un peu de citron… C’est vite un délice !
> On en a aussi utilisé quelques-uns pour nous concocter des super masques de cheveux…

Attention, les photos qui suivent peuvent vous mettre dans un état de faim/envie/jalousie très intense ! Estomacs affamés s’abstenir…

Et s’il vous prend l’envie soudaine de vous rendre au maraîcher le plus proche pour le dévaliser à la vue de ces images, sachez que c’est normal ! Et que (heureusement) rien ne vous en empêche 😉

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Les aventures d’une caissière altermondialiste, féministe et végétarienne : épisode 3

Hello à tous et toutes !

Aujourd’hui, c’est après quelques mois passés en tant que caissière en grande distribution, PIRE que dis-je en grande distribution mais dans un commerce de proximité, que mon alter égo (c’est Juliette qui vous écrit) vient vous faire part de l’ultime florilège de répliques que j’ai pu retenir pendant cette saison.
Si vous ne vous souvenez pas des derniers épisodes, ou que vous ne les avez pas lus, c’est ici que ça se passe : Episode 1 et Episode 2. Donc voici le dernier épisode, un peu moins teinté de révolutionnarisme, mais sachez que j’ai juste appris à le garder pour moi, je ne me suis pas soumise ni habituée à tout ce que la société de consommation nous inflige de vivre 😉

« Bonjour »
« Bonjour, vous savez c’est très important de se laver les mains. Il faut se laver les mains souvent. »
Ouais je sais, et je vous promets que j’aimerais pouvoir me les laver plus souvent quand je vous les doigts qui me donnent les pièces toute la journée…

« Je voudrais un sac avec. » »Un petit ou un grand ? »
« Oh, en plastique ! »
… Un, ça n’empêche pas de dire s’il-vous plait, deux, ça répond pas du tout à ma question !
Dédicace à Jérem

Interception d’une conversation entre jeune pré-pubères :
« M’faudrait un petit taf d’été là »
« T’as 13 ans mec »
« Ben j’m’en fous j’travaille au black. J’demande 20€ de l’heure, c’est bien 20 de l’heure. »
Oui, et réaliste en plus c’est bien… Je gagne 7€50 de l’heure mon gars !

« J’ai des traits blancs sous les yeux. Je voudrais que vous me conseilliez sur quoi mettre. »
« Des traits blancs ? Je ne vois pas de quoi vous parlez monsieur. »
« Oui regardez, je veux plus ça moi (se gratte les cernes et me montre la peau morte qui s’est callée sous ses ongles en la faisant sauter) »
Je retiens un haut-le-cœur d’une intensité phénoménale, me retourne pour garder mon sang froid, et professionnelle jusqu’au bout, le conseille sur une crème hydratante…

« Vous avez la carte monsieur ? »
« Non mais j’ai ma carte de visite si vous voulez… Mais vu la bague que vous avez à l’annulaire gauche, je vais éviter de vous la donner; »
« Voilà. Merci. »
C’est justement pour éviter d’entendre des remarques comme ça que je la porte 😉

« Bonjour Juliette. »
« Bonjour Messieurs. »
« Bonjour Monoprix. »
« Bonjour Messieurs. »
« Bonjour… Euh beauté. »
Ahahah qu’est-ce qu’on se marre !!

« Vas-y, montre-lui la bouteille. »
« A quoi ça sert ? »
« Qu’elle voit qu’on vient de Gouadeloupe. »
« Ah vous venez de Gouada, c’est sympa ! »
« Et ouais, nous on vit au soleil ! »
« Ben ici aussi c’est pas mal non plus, on peut pas trop se plaindre ! »
« Tu vois, toi en fait t’es un rayon de soleil. Mais nous on est le soleil lui-même. »
Voilà, voilà… Comment je peux trouver quelque chose à répondre à ça moi ?

« Bonjour monsieur, vous cherchez quelque chose ? »
« Oui ma copine… »
Ah je peux pas vous aider sur ce coup désolée !

« Elle est jolie cette couleur de vernis, hein ? »
« Oui, c’est vrai ! »
« C’est pour mon nain de jardin »
Je veux pas juger, mais quand même… C’est pas ce à quoi je m’attendais le plus quoi !

« Tu veux pas te marier avec moi ? »
« Mmm… Non merci, ça va. »
« T’es sûre ? Je te fais un petit métis. Avec une belle peau matte et des cheveux tous frisés »
« Non, toujours pas. »
« Allez une petite fille, même qu’elle sera aussi jolie que toi. »

« Et je suppose que vous ne comptiez pas me demander si j’avais la carte du magasin, même si ça fait partie de votre boulot… »
Et toi (excusez la politesse qui va suivre) connasse, je suppose que t’es aussi aimable avec toutes les caissières que tu croises ?
Mention spéciale à Eva !

Me tend sa carte bleu
« Je vous laisse la mettre dans la machine qui est ici. »
« Ah ben je sais pas comment la mettre, d’habitude c’est vous qui le faites »
Ah oui c’est vrai qu’on est assistantes aussi, j’avais oublié qu’on faisait 15 métiers à la fois au temps pour moi !

« J’introduis ma carte dans la fente. La bonne fente. Doucement. Ca y est, j’y suis. C’est bon ? »
Non c’est pas bon du tout, gardes tes cochonneries pour d’autres. Nan en fait, gardes-les pour toi.
Une pensée pour Sonia

« Arrête de secouer ta petite soeur, elle perd des neurones. »
« Ca veut dire quoi perdre ses neurones ? »
« Ca veut dire qu’au lieu d’être très intelligente elle sera juste intelligente. »
« Ca veut dire que les gens qui sont pas intelligents on les a secoués trop tôt ? »
Ahahahahahah

« Vous n’avez pas bien mis votre carte monsieur. »
« Ah, faut insister… Un peu comme avec les femmes. »
Non en général, quand elles disent non, ça veut dire non, on vous ne l’a pas appris ?

« Vous l’avez retirée trop tôt monsieur. »
« C’est l’histoire de ma vie. »
Ça, ça me regarde pas vraiment…

« 2,59 s’il vous plaît monsieur. »
« Combien ? »
« 2€59 »
« Non mais combien ? »
« Ben 2,59 monsieur ! »
« Mais vous pouvez pas me faire une petite ristourne ? »
Si ça tenait qu’à moi, tout serait gratuit ! Ça m’éviterait de toucher de l’argent, d’entendre les gens se plaindre de devoir payer, et ça ferait gagner le temps des négociations à tout le monde…

« Donne-moi un petit sac rose. Rose comme toi. »
Blague raciste bonjouuuur

« Et pour le ticket je me gratte ? »
« Essayez, mais je suis pas sûre que ça marche. »
J’ai été un peu insolente sur le coup, mais j’étais très fatiguée…

« Maman, maman, je peux avoir ce livre ??? »
« Non ca coûte trop cher les livres, je te prendrai des bonbons en bas. »
Et comme c’est comme ça qu’on contribue à l’augmentation de l’obésité les enfaaaants

« Là c’est comme le petit garçon dans le jeu de maman. Si t’écoutes pas, tu meurs ou tu disparais »
De quoi convaincre sa fille de rester sage…

« 55,75 »
« Euh, je ne sais pas monsieur, je n’ai pas encore passé vos articles… »
« Oups, c’est le code de ma carte bleue. »
Bon, on est tous fatigués, je ne le retiens pas ne vous inquiétez pas !

« Vous payez par carte ? »
« Non par American Express »
Ouais vous payez par carte quoi.

« Vous m’attendiez ? »
« Euh non pas vraiment. »
« Fallait dire oui, mauvaise fifille. »
Beurk beurk beurk

Et la médaille de la grosse connasse revient à cette dame, attention, préparez-vous !
« Vous pouvez m’emballer les verres ? »
« Normalement je le fais pas, mais il me reste un peu de papier donc je peux vous le faire. »
Je lui tends les verres emballés, mis avec précaution dans une sac doublé.
« Vous auriez pu vous appliquer. »
« J’ai fais ce que j’ai pu avec ce que j’avais madame. »
« Et ben, vous ne pouvez pas beaucoup hein. »
« Vous n’avez pas besoin d’être désagréable non plus hein, allez acheter les cartons prévus à cet effet si ça ne vous convient pas. »
« Je ne suis pas désagréable… Vous ne méritez pas de compliment, je ne vais pas vous en faire. »
Et vous vous méritez des grosses claques, donc je devrais vous les donner c’est ça ?

Un mariage !

On vous disait récemment qu’Ingrid avait annoncé au retour d’Asie qu’elle et son fiancé avaient décidé de se marier l’été suivant le voyage… Laissant à l’organisation très peu de temps pour se monter !

Mais toute la famille et les amis ont mis la main à la pâte et se sont organisés pour réaliser ce super challenge : préparer un mariage avec plus de 150 invités en 3 mois ! 3 mois, 3, mois, 3… moaw, comme dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre ? Oui. 3 mois donc, c’est à dire le même délai que Cléopâtre laisse à Numérobis pour construire à César un majestueux palais qui l’épatera et lui fera reconnaître la puissance et la grandeur du peuple égyptien.

Sauf que voilà, nous, on n’avait pas la potion magique de Panoramix ! En fait, on avait un truc encore mieux que ça : l’implication, la bonne volonté et l’amour de notre famille ont été (et le sont encore d’ailleurs !) des moteurs bien plus puissants que le contenu de la marmite du druide ! Comme Obélix, tout le monde semble être tombé dedans très petit, car l’énergie déployée pour faire de cet événement un moment merveilleux a été considérable !
Organiser un mariage en quelques semaines n’a pas été de tout repos, surtout que le marié était absent pendant la moitié de ces 3 mois, mais on y est arrivé. Et ce weekend d’août a été un des meilleurs de nos vies. Un moment magique, unique et vraiment génial !

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Et, pour tenter de nous rattraper de notre long silence, voici quelques clichés du week-end.
À noter quand même quelques « stigmates » que notre voyage a laissés : danse Bollywood mettant en face-à-face les garçons et les filles, avec kurtas, saris, bindis, moustaches indiennes et bracelets de chevilles à grelots, bataille de poudre colorée rappelant Holi, la fête des couleurs indiennes. Le buffet du repas était végétarien bien entendu, et nous avons disposé ça et là quelques détails rigolos et insolites : une pièce montée de fromages à la place des choux à la nougatine (que nous avons goulûment avalée à 5h du mat’), de la lavande plutôt que du riz (non mais c’est quoi cette tradition pourrie au nom de laquelle on jette de la nourriture sérieux ?!?), des fioles d’huile d’olive infusée au romarin au lieu des dragées, une Méhari blanche en guise de carrosse des mariés et surtout un moine bouddhiste à son volant (c’est ce que le prêtre a cru en tout cas), un trampoline tzigane géant tissé de laine et même la venue d’un groupe internationalement connu : les MAROON 5 (prononciation : « Marron Cinq ») !
Bref, ce mariage était à la hauteur des espérances des deux amoureux, qui n’arrêtent pas de répéter que « ce week-end était parfait, c’était le mariage de nos rêves ».
Longue vie à eux, longue vie à l’amour, plein de bonheur et de petits MartIngrids !!

Enfin, pour la petite anecdote, c’est Juliette qui attrapé le bouquet…

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PS : Ingrid et maman sont tellement rodées qu’elles ont même pensé un moment ouvrir une affaire de conseils en wedding-planning, histoire de partager tout le savoir-faire acquis en très peu de temps, mais néanmoins maîtrisé à la perfection ! Elles sont maintenant bien rodées aux éléments aussi techniques que la comptabilité (budget), les ressources humaines (attribution des tâches, mise en valeur des compétences de chacun), la maîtrise d’ouvrage (ateliers DIY), la direction des achats (décoration, vaisselle, cadeaux, matières premières, alimentation), la négociation commerciale (on est devenus des requins de la finance), la gestion de projet (en l’occurrence de l’événement en lui-même), ou encore l’analyse de l’offre et de la demande, donc tout à fait disposées à répondre à vos questions concernant ces domaines, à l’échelle du mariage bien entendu. 

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Crédits photos : Harold Roger – http://hhhaaarold.tumblr.com/http://thebestinternship.com & Famille Delory. 

La jolie Puja s’est mariée

Vous vous souvenez du premier article de notre TDA ? Il avait pour sujet la jolie Puja, la première rencontre qu’on a faite dans notre voyage. Si vous ne vous l’avez pas lu, ou si vous ne vous en souvenez plus, le voici.
Et bien dans cet article, on vous annonce qu’elle a réussi à… SE MARRIER avec son amourex, envers et contre tous !!!! Et on a même un cadeau pour accompagner cette heureuse nouvelle : des photooooooos !

Vous pouvez lui souhaiter tout le bonheur du monde !!!!!!!

   
         

Les spécialités indonésiennes végétariennes

Cuisine Padang
Comme un buffet de dizaines d’assiettes de plats cuisinés.
La base c’est le riz, puis on rajoute ce qui nous fait envie.
Nos préférés : aubergines à l’huile et au piment, tofu au gingembre, mélange d’haricots (mungo, verts, plats…), boulettes de pomme de terre et beignets de maïs.

Nasi Goreng
Littéralement « riz frit », il est revenu dans des petits légumes, de la sauce soja, et du chili. Servi avec une grosse chips et un œuf au plat.
La version ‘nouilles’ est aussi très répandue : Mie Goreng.

Nasi Campur
Plat typiquement local. Sorte de Padang format réduit, la base c’est le riz et on y ajoute 3 autre plats. On ne sait jamais ce qu’on va manger, on a juste à préciser qu’on le veut végétarien !

Gado-Gado
Connu pour être le « délice des végétariens ». Mélange de légumes (choux, haricots, carottes etc), avec parfois du tofu servi avec une sauce aux cacahuètes… MIAM

Tahu/Tempeh
Obtenu à partir de la fermentation de soja et haricot mungo, ils sont là à chaque repas. Source de protéines bien plus saines que celles d’origine animale, on les frit ou on les fait caraméliser ! C’est ce que vous voyez à droite derrière le riz dans la photo du Rüstaffel.

Rüstaffel
Inspiré par les Néerlandais qui sont arrivés en Indonesie, ce plat est une des spécialités de Lombok. Le riz est servi en forme de volcan, et est accompagné de plein de sortes de petits plats cuisinés : un peu comme dans le Rice&Curry Sri lankais ! Slioup (bruit de l’eau à la bouche).


L’île des dieux

Que ce soit dans son histoire ou par rapport à l’ambiance qui y règne, oui, Bali est bel(le) et bien à la hauteur de son surnom : l’île des dieux. 



Bali, c’est un peu comme le village d’Astérix et Obélix, au milieu de la Gaulle envahie par les Romains. Car elle résiste encore et depuis toujours à « l’envahisseur ». On va vous expliquer tout ça. Il y a plusieurs centaines d’années, les marchands arabes en revenant de Chine se mettent en tête de convertir les petites îles d’Asie du sud-est, et ils y parviennent ! Sauf que l’élite culturelle et politique hindoue ne se laisse pas faire, elle refuse cette conquête par les prédicateurs de Mahomet et décide de fuir pour se réfugier sur l’île de Bali, transformée en forteresse hindoue contre l’islam. Résultat, l’Indonésie, en Asie, est le pays ou la proportion de musulmans est la plus importante. Oui bon c’est vrai, nous aussi ça nous a surprises de voir des asiatiques portant le voile, mais bien que cette information soit surprenante, il y a quelque chose d’autant plus surprenant : au milieu de Java, Sumatra et Lombok, il existe une île, Bali donc, peuplée d’irréductibles hindous qui luttent fièrement. Enfin « lutter » est un bien grand mot, comme celui d' »envahisseur » d’ailleurs, disons qu’il affichent avec fierté et assiduité leurs croyances hindoues.

D’ailleurs, la légende raconte que la surface de Bali, il y a fort longtemps, n’était qu’une étendue plate au milieu de l’océan. Mais les dieux hindous, mécontents de la présence des musulmans dans le grand pays indonésien, décidèrent, non sans affront, de venir installer leur royaume ici, au beau milieu de l’océan, histoire de bien marquer leur territoire (ralalala, les dieux et leurs égos alors…). Les trois volcans majestueux qui se démarquent dans le paysage aux lever et coucher du soleil (Batur, Batukau et Agung) seraient les vestiges des trônes de leur résidence ! Rien que ça dis donc…

Qu’on croit ou non à ce mythe, toujours est-il que c’est vrai, les Balinais sont hindous et accordent une immense importance à la religion et aux croyances, dont ils nous rappellent l’existence à tout moment de la journée. À renfort non pas de potion magique du druide Panoramix, mais de petits paniers d’offrandes fabriqués en feuilles de palmes de cocotiers remplis d’échantillons de cadeaux pour les dieux. Comment ça ? Un panier garni ?!



Ouais c’est un peu comme, mais pas le genre foie gras, pâte de campagne, cerises au sirop et bouteille de vin… C’est plutôt du genre petite barquette en bois clair de la taille d’une paume de main, dont le fond est tapissé d’une feuille de bananier, sur laquelle sont disposés à loisir plein de éléments qui sont supposés faire plaisir aux Dieux là haut : y a des trucs traditionnels genre des fleurs, du riz, un bâton d’encens, et puis y a des trucs un peu plus… modernes, c’est le moins qu’on puisse dire, style une cigarette (entière, hein, pas un mégot, ‘faut pas exagérer c’est des dieux quand même !!), un Mentos, du chocolat ou encore des crackers. Après tout, si ça leur fait plaisir… 
Les Balinaises (surtout les femmes, parfois des hommes mais c’est extrêmement rare…) déposent donc ça à tout moment de la journée devant la porte de leur maison, à côté de l’autel domestique, sur le trottoir, aux pieds du temple du village, à la porte de leur boutique, sur la plage… Partout partout ! La plupart du temps ça finit par être mangé par des chiens, des chats ou des fourmis, ou alors attrapé par les vagues de la marée. Mais c’est l’occasion d’admirer cette chorégraphie gracieuse pour laquelle les belles Balinaises se parent de leurs plus beaux atours : chemisiers en dentelle traditionnelle, ceinture élégante, gestes précis et concentration extrême. Parfois, après avoir effectué ce rituel aux allures de mini-cérémonie, elles coincent une fleur fraîche derrière leur oreille et disposent du riz sur leur front, en guise de bindi, pour leur porter chance pendant le reste de la journée. 



En tout cas, ici, on ne rigole pas avec les superstitions. L’exemple le plus drôle est sans doute la taille des portes d’entrée chez les Balinais, toutes riquiquies, même pas suffisamment hautes pour un adulte de taille normale, afin que les démons ne puissent pas pénétrer dans les maisons. Comme quoi, ils sont prêts à tout pour rendre la vie difficile à ces démons ! Il y a même une journée dans l’année, pendant la fête de Nyepi, le nouvel an balinais, appelé aussi « fête du silence », où le pays se met véritablement sur « pause ». Tout ferme, les commerces, les restaurants, même l’aéroport (quoi ?? Alors ça peut vraiment fermer un aéroport ?), l’électricité est coupée dans certaines villes et il est interdit de marcher dans la rue ou de se baigner dans la mer (tous les touristes fuient cette période, ou alors ils se parquent dans leurs hôtels…). Mais dans quel but vous demandez-vous ? Simplement pour donner l’illusion aux démons que l’île est inhabitée. En leur faisant croire que leur île est déserte, les balinais espèrent qu’ils passeront au-dessus sans s’y arrêter pour les tourmenter ! C’est un peu naïf, mais c’est mignon ET malin, parce c’est un bon prétexte pour festoyer gaiement comme il se doit une semaine avant et une semaine après ! C’est pas officiel comme raison, mais on est persuadées que c’est une explication plausible…

Pour finir, on veut ajouter qu’on est tombées sous le charme de cette île simple. Et surtout de ses habitants, qui bien que superstitieux sont chaleureux et hyper adorables.
Et comme vous pouvez le constater par vous-mêmes, les représentations démoniaques (qui, soyons honnêtes sont trèèèès nombreuses), sont plutôt photogéniques !



 

Mut Mee

On aime vraiment pas faire de la pub pour des endroits où dormir, où manger etc, parce qu’on pense que la vraie aventure c’est la magie de la découverte.
MAIS, et il faut toujours qu’il y ait un mais, là ça vaut tellement le coup que ça serait dommage de ne pas en parler.

Le sujet de notre coup de cœur cette fois c’est Mut Mee, un petit « village » associatif qui se trouve dans la ville de Nong Khai, sur les bords du Mékong et à la frontière du Laos.

Le principe c’est : notre jardin commun est accessible à tous, notre wifi, nos transats, nos hamacs et nos tables sont disponibles à toute heure de la journée gratuitement, on loue des vélos et des scoots pour que vous puissiez vous balader, vous pouvez troquer des livres dans notre librairie, et vous entrez dans notre cuisine pour nous dire ce que vous voulez qu’on vous prépare et on est ravis de vous montrer comment on cuisine… Un concept sur les bords du cliché idealisto-écolo-hippie, mais un peu de confiance et de foi en l’humanité ne fait pas de mal quand ca fait 3 mois qu’on voyage « seules » et qu’on a drôlement besoin de se sentir comme à la maison…
Nous, on est restées 5 jours à Nong Khai. On avait trouvé un petit bungalow pour rien du tout à deux pas de la promenade principale qui longe le Mékong et à côté du marché. Puis au détour d’une ballade, on a trouvé une pancarte disant « our garden is open to everyone ». On s’est aventurées dans les jolies allées entre les petites maisons pleines de vie, la salle de yoga, la salle d’art, la librairie, le salon de massage, la partie pour les backpackers… Puis on a compris que c’était un centre pour les gens qui veulent se reposer et se recentrer. Un endroit super zen, plein de bonne énergie de gens qui sont heureux de vivre ensemble et fiers de leur communauté.

On s’est tellement bien senties quand on y a mis les pieds qu’on a même demandé si il était possible d’y déménager, mais le concept plait tellement que les chambres étaient complètes. Pas abattues par cette réponse négative, ça ne nous empêchait pas de passer nos après midi et soirées à profiter du coucher du soleil et de la nourriture divine. Durant ces heures passées à traîner dans les fauteuils de ce bel endroit, nous avons eu l’occasion de rencontrer des gens géniaux, ce qui a rendu l’expérience encore meilleure.

Bref en clair, si vous passez par Nong Khai, allez faire un tour à Mut Mee 😀

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