Les meilleurs fruits d’Asie du Sud-Est

L’autre jour, on petit-déjeunait sur la terrasse des Violettes, et, la voix pleine de mélancolie, on se remémorait un des meilleurs petits-déjeuners avalés pendant notre Tour d’Asie. C’était un matin de novembre, sur une plage du sud du Sri Lanka, avec David, notre copain australien. On avait ce jour-là dégusté une quantité orgiesque de fruits : clémentines, mangues, fruits de la passion, petites bananes sucrées, ananas, caramboles, goyaves, accompagnés de tartinade d’avocat arrosé de citron sur des crackers de blé complet.

En baissant les yeux sur notre assiette de nectarines et de bananes, on avait un peu l’air blasé ! Et oui, c’est vrai, l’Homme est un éternel insatisfait et maintenant qu’on est revenues en France, on commence à se rendre compte que certaines choses nous manquent… En premier sur cette liste : la diversité, la multitude, le goût incroyable et les prix raisonnables des fruits exotiques !
Nous vous proposons donc dans cet article de vous révéler dans quel pays vous mangerez les meilleurs fruits. Bien sur, ces données sont tout à fait subjectives mais si jamais vous passez par là, s’il vous plaît, régalez vous en pensant à nous, ça nous fera super plaisir !

INDE : les bananes, sans hésiter. Vous ne pouvez pas vous tromper, elles sont toutes délicieuses, sans exception, et ce serait un crime de ne pas vous goinfrer de bananes lors d’un séjour en Inde ! Les variétés sont multiples, déclinées sur une palette de couleur allant du vert au rouge en passant par le jaune, et leurs goûts sont tout aussi surprenants et différents. Un jour, sur un petit marché du Kerala, on a compté 8 variétés présentées !
Le début de notre voyage a aussi été marqué par la découverte de fruits exotiques encore inconnus pour nous : le jackfruit (même cuisiné dans des currys salés, sa chair filandreuse rappelle celle du blanc de poulet !), la papaye (qu’on mange avec une foufourche HaHahaaaa 😛 ! Non blague à part, la papaye est EXCELLENTE comme remède aux maux de ventre et régule le transit encore mieux que n’importe quel médicament) ou encore la goyave.

SRI LANKA : les fruits de la passion. Ils sont présents sur cette ile à foison, et ne valent quasiment rien !! Moins cher qu’une baguette de pain au kilo, ils se vendent par montagnes sur les bords de route et les marchés… Et se dégustent en autant de quantité ! On vous promet que même Juliette, auto-proclamée « bouche à suc' » de la famille, prenait plus de plaisir à racler le fond du fruit qu’à vider un paquet de Dragibus. Quant à Ingrid, il lui est arrivée de s’en enquiller 2 kilos en promo à moitié prix en un seul goûter. Une véritable sucrerie végétarienne !

THAÏLANDE : les noix de coco. Autant pour leur eux que pour leur chair, 2 à 3 « arrêts noix de coco » par jour étaient un MINIMUM ! Parfait quand il fait chaud, quand il fait soif ou quand il fait faim (une fois bue on la rend au vendeur il la coupe en deux, et on gratte la chair jusqu’aux os – comprendre la coque hein, on est végétariennes oh !)… Hop un coup de couteau au dessus, un plantage de paille et « goup gloup », on n’entend plus rien d’autre que le bruit des gorgées avalées… On s’est même fait des concours de vitesse. La tradition quotidienne pendant notre séjour sur Koh Lanta : dégustation d’une noix de coco fraîche les fesses dans le sable sur la plage devant notre bungalow en regardant le soleil se coucher. Pour la petite anecdote, un jour quelqu’un qui voulait absolument nous trouver des noix de coco est carrément monter en haut d’un arbre devant nous pour nous en attraper !

CAMBODGE : les mangues. Là encore une fois, à 1$ les 5 langues, on en a tellement mangé à Siem Reap et Phnom Penh qu’on a réussi à s’en dégoûter pour quelques jours. Et dire que maintenant tu payes ta mangue 5€, on aurait du faire des réserves !

BALI : les ananas. Tous murs à point, juteux, sucrés et pas du tout acides (ils ne te laissent pas la langue rapée ou brûlée après consommation). Mais comme c’est difficile à conserver une fois entamé, on est obligées de le finir… Ça va peut-être vous surprendre, mais on a cru faire une overdose… Fou ! Précisons également qu’on a découvert lors de ce voyage d’où venaient les ananas, enfin comment ça poussait quoi… Sur des petits arbustes pas plus haut que la taille, qui ressemblent un peu à une plante grasse, mais qui sont en fait la reproduction exacte des feuillages qui sont au dessus du fruit quand on achète un ananas, mais en taille adulte ! Le fruit pousse au milieu de cet amas de feuilles piquantes. Cette révélation s’est produite le jour où un paysan a cueilli notre ananas commandé dans son jardin, au retour d’une balade vers une cascade au nord de l’île balinaise (le fruit a d’ailleurs été élu meilleur ananas de toutes nos petites vies…).  C’est aussi à Bali qu’on a découvert les mangoustans, les ramboutans, le salak et le sirsak, et qu’on a goûté du durian pour la première fois (BEURK : mais franchement, meilleur au goût qu’à l’odeur).

AUSTRALIE : les avocats. Aussi crémeux que goutus, et disponibles à un prix dérisoire, on a fait une cure de bon gras en Australie. Étalé dans des pitas, sur des crackers, à manger à la cuillère avec un peu de citron… C’est vite un délice !
> On en a aussi utilisé quelques-uns pour nous concocter des super masques de cheveux…

Attention, les photos qui suivent peuvent vous mettre dans un état de faim/envie/jalousie très intense ! Estomacs affamés s’abstenir…

Et s’il vous prend l’envie soudaine de vous rendre au maraîcher le plus proche pour le dévaliser à la vue de ces images, sachez que c’est normal ! Et que (heureusement) rien ne vous en empêche 😉

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…Le retour !!

Oui, c’est vrai, on avait un peu disparu de cet endroit virtuel qu’est ce super blog.

On s’est astreintes durant 5 mois et 1 semaine à l’alimenter hyper régulièrement pour vous raconter nos péripéties quasiment au jour le jour (on écrivait dans les bus – et Dieu sait qu’on en a pris des bus… -, sur les terrasses de resto, dans les chambres de nos guesthouses, sur les banquettes des aéroports – et même parfois par terre, installées à même le sol -, sur nos serviettes de plage, bref un peu partout !).
Mais il faut l’avouer, après notre retour, on a un peu décroché et lâchement laissé tomber la rédaction : il faut dire aussi que, paradoxalement, les moments de « creux » pendant lesquels il était facile d’écrire à l’autre bout du Monde, sont beaucoup moins nombreux dans la vie quotidienne. Lorsqu’on est en vacances, il est en fait plus facile de s’aménager une plage horaire dans la journée pendant laquelle s’atteler à une tâche en particulier, un peu comme les enfants qui s’appliquent, plus ou moins contraints, à remplir une page de leur cahier de devoirs de vacances, et ce tous les matins de juillet et août !
Et puis, aussi, il s’est passé pas mal de choses depuis la fin de ce voyage : le temps de retrouver tout le monde, d’aller rendre visite à nos proches, de faire des surprises aux uns et aux autres, d’accueillir un ami indien pour lui faire à notre tour découvrir la vie ici, de candidater dans un IUT pour Juliette, de chercher un boulot pour Ingrid, la vie commençait peu à peu à reprendre son cours tranquille… 

Mais ce répis a été de courte durée, car les Delory n’ont pas vraiment l’habitude de rester tranquilles et n’aiment pas s’ennuyer ! Quasiment aussitôt rentrée, donc, deux semaines après avoir atterri en France exactement, Ingrid a annoncé son mariage l’été qui arrivait, en août. Haha, quelle surprise, et surtout, quel planning serré !

Bref, tout ça pour dire que ces 4 derniers mois ont donc été quelque peu chargés, cela explique sans doute notre absence, même si ça ne l’excuse pas. 
Quoiqu’il en soit, maintenant que le calme est revenu, et qu’un rythme normal s’installe, on est bien décidés à revenir et à continuer de vous raconter nos aventures, moins exotiques, certes, mais toujours aussi agréables à lire, on l’espère. 

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Juste avant notre départ, on avait organisé un petit repas pour présenter à tout le monde notre projet. Ça avait été l’occasion d’expliquer à notre famille et nos amis, le parcours, les pays visités, nos attentes, de recevoir les précieux conseils et adresses des uns et des autres.
Et bien, l’heure est venue de faire un peu la même chose, mais après le voyage cette fois ! L’idée c’est de réunir les mêmes personnes, mais aussi ceux qui n’avaient pas pu être là en octobre dernier, afin parler de ces mois écoulés et de vous raconter plus en détails que sur le blog notre super périple !
Lecteurs du blog, vous êtes donc tous conviés à venir débriefer cette expérience autour d’un goûter aux Violettes le dimanche 4 octobre. Y compris ceux qui nous ont découvertes en cours de route, par l’intermédiaire d’Internet, et qui ne nous connaissent pas forcément « en vrai ». Ce sera l’occasion de se rencontrer :-). Au programme : photos pour les plus patients, vidéos, troc de guides du Routard, échanges de bons plans, explications sur nos changements de plans, ressentis, anecdotes exclusives, rires, chai massala et chocolat :D. 

Venez nombreux !

De retour à la maison

Et voilà, le chemin se termine.

On vous écrit, au chaud (ouais enfin c’est un printemps un peu frisquet, donc par rapport à la canicule de Bali, c’est léger quoi…), de notre jolie maison grassoise. De LA MAISON. De l’endroit où on se sent le mieux au monde. De la où tout a commencé, il y a un peu plus d’un an.
Les idées balancées comme ça, juste pour rire, les listes de choses qu’on ne veut pas rater sur cette Terre, puis voir tout se concrétiser à une vitesse fulgurante, et ce non sans efforts. Ce voyage c’est notre bébé, c’est la chose qu’on a créée de A à Z et qu’on a vécue ensemble en se soutenant.

Mais attention cette expérience n’a pas été de tout repos !! Non non non, au contraire ça a été compliqué, à réfléchir, à organiser, à financer, à vivre, à digérer, et on oublie un tas de verbes… Le seul truc qui a été hyper facile pour nous en fait c’était de le partager. Entre nous, tout le temps, avec vous, régulièrement, et puis avec les locaux, souvent !

Le retour à la maison est plus facile que prévu, le pays nous manquait, nos proches nous manquaient, donc l’adaptation se passe vraiment bien. Ce retour au calme et au familier nous donne le temps de digérer, de comprendre et de revenir sur tous les moments de cette expérience incroyable et inoubliable, qu’on n’aurait pu rater pour rien au monde ! On est fières et heureuses de l’avoir accompli, surtout ensemble (on ne peut s’empêcher de se projeter plusieurs années dans le futur et s’imaginer en train de raconter à nos enfants et nos neveux « tu vois, dans ce pays, on y était avec tatie quand on était plus jeunes, on est parties en sac à dos toutes les deux 5 mois pour voyager et découvrir une partie du Monde ». Et ça nous fait bien rire !), et quelque part ça nous manque un peu de ne plus se supporter (dans le sens de se soutenir, non pas de se subir ^^) H24. 

Alors voilà, aujourd’hui, après exactement 161 jours de vagabondage à travers l’Asie et après en avoir pris plein la vue et le cœur chaque seconde de chacun de ces 161 jours, nous sommes de retour. 

Voici notre itinéraire final, celui, il faut l’avouer, qu’on n’avait jamais envisagé une seule fois, dans tous les scénarios qu’on s’était montés 14 mois auparavant :
France -> Inde -> Sri Lanka ->Thaïlande -> Laos -> Thaïlande -> Cambodge -> Thaïlande -> Singapour -> Indonésie -> Australie -> Indonésie -> Inde -> France

On vous remercie de nous avoir suivies tout ce temps, on vous remercie d’être partis avec nous, et surtout on vous remercie de tous vos mots gentils qui nous ont aidées tout le long de la route. Sachez que vous avez été avec nous a chaque instant, dans les meilleurs moments bien sur, mais surtout dans les plus mauvais. Heureusement ils ont été moindres mais vous nous avez donné le sourire et le courage de poursuivre quand le moral était un peu mouligasse !

Vous aurez dans tous les cas l’occasion de nous recroiser et on ne manquera pas cette opportunité de vous raconter, vous faire flipper, vous faire marrer, vous faire voyager une fois de plus avec nous 🙂

On vous aime ❤

Bali en vidéos

Oyé oyé les amis !!

Ce soir nous avons l’immeeeeeeense plaisir de vous dévoiler les deux vidéos de Bali. Ben oui, parce que résumer ces 4 semaines passées sur l’île des Dieux en une seule vidéo, c’était pas possible… Alors on en a fait deux !

La première partie réunit les images prises avec le super appareil de Juliette, son Canon d’amour.

La seconde quant à elle est montée à partir des images de la GoPro (GP pour les initiés…).

Cliquez, chargez, regardez, biffez, faites tourner, c’est trop super pouces en l’air !

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Non, la lecture de ce titre ne s’accompagne en aucun cas du geste qui consiste à chatouiller du bout des doigts le dessous du menton ou les flancs d’un enfant…

Gili c’est le nom de 3 petites « îlounettes » situées au nord-ouest de la grande île de Lombok, la copine de Bali. Elles sont réputées comme spot de plongée, et les fonds marins ont la particularité d’être plein de tortues !! Au choix, on peut loger sur Gili Trawangan, Gili Meno ou Gili Air, chacune ayant sa propre ambiance. La première  est fêtarde, avec distribution de champignons magiques à tout va lors de grosses teufs sur la plage, la seconde est réservée aux lunes de miel et aux amoureux qui préfèrent profiter de leur chambre d’hôtel dans un décor paradisiaque, et la dernière est la plus « normale » avec un petit village musulman, une mosquée, des logements chez l’habitant en pagaille, des restaurants, des bars, des clubs de plongée et même un cinema de plage !!

Vous l’aurez compris, on correspond davantage au public de Gili Air, et c’est là qu’on a décidé d’établir notre campement. On y passe une semaine, notre dernière semaine en Indonésie. Le temps de se reposer, de profiter de la plage, de la délicieuse nourriture de Lombok, et de snorkeller en priant pour croiser une ou deux tortues (?!!???… C’est surtout pour ça qu’on est venues en fait ! En plus c’est la saison des bébés tortues, vous savez comme dans les reportages sur Arte où on voit les œufs éclore sur la plage et les mini-tortues à la carapace encore molle se ruer dans l’eau guidées par les plus grosses ? On a bien essayé de savoir où cette scène se jouait pour y assister en vrai mais bien évidemment les lieux de reproduction et de ponte sont secrets et même énormément protégés à ce qu’on a entendu !!).

Le détail qui est un peu venu tout gâcher c’est qu’il n’a pas cessé de pleuvoir, donc on n’a pas pu profiter au max de notre séjour sous les cocotiers : 10 minutes après avoir posé nos serviettes sur la plage, à chaque fois, on se prend une rincée de chez rincée et on est obligées de regagner le bungalow en courant sous la pluie pour épargner nos livres qui sont en train de se noyer ! Mais on nous avait prévenues, c’est la saison des pluies en Indonésie, donc à Bali mais aussi à Lombok !… Argh.

Voici donc quelques clichés de notre séjour à Gili. Vous verrez le reste dans la vidéo, parce qu’on a surtout filmé à vrai dire ! Et si vous voulez savoir si finalement oui ou non on a réussi à croiser une tortue (le slogan des locaux ici c’est « Snorkell here and you’ll see turtles, it’s guarantee ! If you don’t, I give your money back ! »), vous aurez la réponse un peu plus tard dans la video de Bali que Juliette commence déjà à monter…

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Défi rando #2 : le Mont Batur

 Vous connaissez déjà notre passion pour l’ascension des montagnes en période nocturne… Par notre récit du Pic d’Adam ! > qui est d’ailleurs une nouvelle occasion de vous rappeler à quel point nous avons un humour pourri. 

Bref, quoiqu’il en soit, comme on ne change pas une équipe qui gagne, à Bali, on a pris (presque) les mêmes et on a recommencé ! Juju, Ingrid et la lune étaient encore de la partie, mais cette fois on a rajouté un guide, et un troisième compagnon, l’amoureux d’Ingrid (et oui il est encore venu ! Pour nous rejoindre en Indonésie cette fois…), et on a remplacé la montagne sacrée par un volcan !
Si c’est pas un peu cool ça !!?!

Réveil enclenché à 1h45 du matin, on se couche un peu trop tard mais l’estomac plein de Nasi Goreng délicieux arrosé d’un fameux jus de goyave frais. 
Et puis là encore, c’est la même histoire, on ouvre les yeux avec l’impression désagréable d’avoir du gravier sous les paupières. On grimpe dans une voiture qui empeste l’essence et dont le bruit du moteur participe à nous réveiller un peu plus, mais qui aura le mérite de nous amener sains et saufs au petit village de Batur, sur les bords du lac posé au milieu de la cuvette du volcan, à quelques kilomètres d’Ubud. 

Garés sur le parking, on avale un thé, on fait les andouilles en racontant des bêtises histoire d’achever de nous réveiller complètement ET de nous donner du courage. 



Parce qu’il va nous en falloir… Même si c’est moins haut que le pic sri lankais (Batur ne mesure « que » 1717m), ça s’annonce tout aussi compliqué, du fait du revêtement du sol : cette fois ce ne sont pas des marches, c’est du sable, et le sable, c’est meuble. Donc à chaque fois qu’on enfonce un pied pour monter, on redescend de quelques centimètres, de sorte qu’on s’épuise vite et que les cuisses commencent à brûler rapidement. Pas grave, on fera des pauses, surtout qu’on n’a pas commencé, et qu’on a déjà chaud à force de faire les imbéciles autour de la buvette des guides. 

On nous distribue des bouteilles d’eau à chacun, mais ô miracle, nous n’aurons rien a porter puisqu’on aura la chance d’avoir un porteur  (ou plutôt un mulet vu ce qu on lui a mis sur le dos) cette fois là :-). C’te classe…
On démarre donc l’ascension, en s’arrêtant pour reprendre notre souffle et admirer le panorama : les bords du volcan se détachent déjà dans le ciel illuminé par la lune, et les étoiles brillent de 1000 feux. C’est superbe.
On croise (et on dépasse, bien entendu, on commence à être un peu entrainés t’as vu…) tout un tas de personnes et on en profite pour jouer aux devinettes des nationalités. Martin gagne à tous les coups, parfois même sans les avoir entendu parler !

On grimpe, on grimpe, on ne fait que ça, on a les poumons qui brûlent et le corps qui boue mais on ne s’arrête pas de grimper. Et puis finalement, au bout de 2 bonnes heures et plus de 800m de dénivelé, on arrive au premier point de vue. Le guide nous demande si on veut monter plus haut au second, 30 minutes plus loin ?… Bien sur qu’on veut !! On est là pour ça les gars !!

On arrive au sommet pile poil pour le début du spectacle : le soleil commence à se pointer en face, juste derrière les monts Agung et Batukau. Le bonus : on aperçoit au loin en arrière plan le Mont Rinjani, sur l’île de Lombok, qui se découpe de l’autre côté de l’étendue d’eau. Ça promet d’être UN PEU BEAU !!!
Le ciel se colore lentement de nuances roses, violettes, mauves et rouges. Le ciel est comme en train de brûler et les nuages participent à dessiner cette palette de feu
  

  

  

  


On profite de ces quelques instants précieux pour en prendre plein les yeux et tenter une séance improvisée de lightpainting (dont vous verrez un peu plus bas les quelques résultats, un peu médiocres…)

  



Puis le jour se lève lentement, on déguste un petit déjeuner concocté par le guide à l’aide des fumeroles de la caldeira : un sandwich fourré à la banane cuite à la vapeur du volcan et un œuf à la coque. Une fois le soleil un peu plus haut dans le ciel, on reprend la route pour finir notre tour en traversant les 3 autres caldeira. C’est l’occasion d’apprendre que le volcan est endormi mais toujours actif : tout autour on aperçoit ainsi des fumeroles de vapeur, dont la chaleur qui s’échappe est vraiment intense. On a l’impression de toucher le souffle de la Terre, celui qui remonte du plus profond de ces entrailles. On s’émerveille à imaginer que tout au fond du trou là, c’est le cœur de la Terre qu’on peut trouver ! Il s’est réveillé plusieurs fois, dont 2 fois récemment : une fois en 1963 et en 2000. L’éruption de 1963 a fait beaucoup de dégâts, elle a même forcé le village à se déplacer plus haut pour se protéger après sa destruction « presque » totale. On dit « presque » parce que seul le temple du village a été épargné. Allez savoir par quel heureux miracle, la lave s’est arrêtée aux pieds du temple, en dessinant un cercle tout autour ! Les locaux y
 voient là un geste des dieux c’est pourquoi le site est devenu un passage obligé pour les pèlerins qui passent dans le coin. En attendant, le panorama depuis les sommets sur la vallée est éblouissant : les volutes dessinées par la lave qui a coulé il y a plusieurs années, la verdure qui reprend le dessus au milieu des traînées noires, les rizières, la surface du lac qui brille sous les rayons du soleil, les jets de vapeur entre les arbustes. C’est un paysage qu’on n’avait jamais vu auparavant !

 

  

  

Après une boucle de 6h de marche, on revient sur le parking de notre chauffeur, qui nous raccompagne à la maisonpour profiter d’un repos amplement mérité… Et désiré !!



À la rencontre de la culture balinaise

Ubud est le cœur à la fois de l’île et de la culture balinaise. C’est lors de notre séjour d’une semaine dans cette ville que nous avons pu observer toutes les démonstrations du mysticicisme qui règne à Bali.

Aidées pas une hôte hors du commun, nous avons été plongées dans les coutumes hindoues très différentes de ce qu’on a pu voir dans les pays précédants. 

Danni a fait une chambre d’hôte dans sa maison (un peu comme notre maman) : Shanti guesthouse. Pendant cette semaine elle s’est occupée de nous comme de ses filles.

  

On a pu l’observer faire des offrandes tout au long de la journée, vêtue de dentelle et portant une ceinture d’une couleur différente à chaque fois. Un soir elle nous a même enmenées la voir jouer dans le gamelan de l’association des femmes musiciennes au Lotus Temple !!

L’art

Ubud est le cœur artistique de Bali. Peinture, musique, sculpture, danse… L’art est partout. Quand on a l’occasion de se ballader en scoot en s’éloignant du centre ville, on ne voit plus que des atelier ou des maisons dans lesquelles des générations d’artistes se sont succédés. Il y a plein de musées à visiter, mais vous pouvez voir des œuvres partout dans la rue.

Les danses

Vous avez peut-être pu voir à l’occasion de nos vidéos que nous nous sommes tenues à aller voir un spectacle de danse traditionnelle dans chaque pays. Malheureusement la Thailande a été l’exception, mais nous nous sommes rattrapées à Bali, où nous avons eu la chance d’assister à 2 danses différentes.

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Kecak









La nature

L’hindouisme balinais laisse une très grande place à la nature. Et temps mieux, parce que du coup en plein ville, on se retrouve à faire des randos de plusieurs kilometres dans la jungle ou au milieu des rizières ! C’est encore plus impressionnant quand on tombe sur des temples complètement par hasard 🙂

   

               





Les spécialités indonésiennes végétariennes

Cuisine Padang
Comme un buffet de dizaines d’assiettes de plats cuisinés.
La base c’est le riz, puis on rajoute ce qui nous fait envie.
Nos préférés : aubergines à l’huile et au piment, tofu au gingembre, mélange d’haricots (mungo, verts, plats…), boulettes de pomme de terre et beignets de maïs.

Nasi Goreng
Littéralement « riz frit », il est revenu dans des petits légumes, de la sauce soja, et du chili. Servi avec une grosse chips et un œuf au plat.
La version ‘nouilles’ est aussi très répandue : Mie Goreng.

Nasi Campur
Plat typiquement local. Sorte de Padang format réduit, la base c’est le riz et on y ajoute 3 autre plats. On ne sait jamais ce qu’on va manger, on a juste à préciser qu’on le veut végétarien !

Gado-Gado
Connu pour être le « délice des végétariens ». Mélange de légumes (choux, haricots, carottes etc), avec parfois du tofu servi avec une sauce aux cacahuètes… MIAM

Tahu/Tempeh
Obtenu à partir de la fermentation de soja et haricot mungo, ils sont là à chaque repas. Source de protéines bien plus saines que celles d’origine animale, on les frit ou on les fait caraméliser ! C’est ce que vous voyez à droite derrière le riz dans la photo du Rüstaffel.

Rüstaffel
Inspiré par les Néerlandais qui sont arrivés en Indonesie, ce plat est une des spécialités de Lombok. Le riz est servi en forme de volcan, et est accompagné de plein de sortes de petits plats cuisinés : un peu comme dans le Rice&Curry Sri lankais ! Slioup (bruit de l’eau à la bouche).


Balinese sunsets

Vous connaissez peut-être notre passion pour les couchers et levers de soleil… Et l’obsession de Juliette de vouloir les immortaliser.

Ils nous ont toujours fascinées, et meme si depuis le début de notre voyage on a été témoin de très beaux couchers ou le levers de soleil, Bali nous en a montrés des plutôt époustouflants. 

Voici les top 5 des endroits qui nous en ont mis plein la vue !

Kuta Beach : connue pour ses cérémonies de couchers de soleil pas trop moches (euphémisme), tous les gens se retrouvent à la tombée de la nuit pour profiter de ce moment particulier de la journée, avec une boisson fraîche pour célébrer la chaleur qui s’estompe.







Uluwatu : le temple à flanc de falaise, les vagues qui viennent s’exploser en contrebas contre la roche, et bien sûr, l’océan à perte de vue… Le bon cocktail pour profiter de la fin de la journée accompagnée par les sons du gamelan (orchestre balinais).









Lembongan : les après-midis de février sur cette petite île étant très souvent tempêtueux, on était un peu frustrées de ne pas pouvoir dire à demain au soleil. Mais pour notre dernière soirée, l’atmosphère était surréelle. Tout le monde était assis sur la jetée pour admirer le spectacle que le soleil nous donnait après 3 jours de mauvais temps. La marrée s’était retirée comme jamais, et tout était léger et calme.

(Juliette a été surprise sur ce coup, et a dû se résoudre à prendre les deux premières photos avec l’IPad avant de pouvoir avoir l’appareil dans les mains)







Mont Batur : son sommet culminant à 1717m d’altitude, vous vous doutez bien que la vue qu’on y a est imprenable. Surtout à l’aube, car le soleil se lève derrière le mont Rinjani, plus haut sommet d’Indonésie, qui se trouve sur l’île de Lombok.







Amed : la calme ville d’Amed, à l’est de l’île, est témoin de un joli spectacle à chaque tombée de la nuit. Le soleil se couche derrière les montagnes, faisant ressortir les lignes fines du volcan Agung émergeant de l’eau. Les gens se retrouvent au Sunset Point pour avoir une jolie vue, et on y joue de la guitare et chante tous ensemble.





Apprenez l’Indo avec nous

Le Bahasa indonesia est la langue officielle de l’Indonésie depuis 1945. Elle est parlée par 260millions de personnes et est la 6eme langue la plus parlée au monde !

Sa particularité, c’est qu’elle a été romanisée pendant la colonisation néerlandaise. C’est ce qui la rend si « familière », puisque rien de plus frustrant quand on apprend à parler une langue, c’est de ne pas pouvoir la lire. Là, on peut lire les mots avant de connaître leur signification. Normal, vous allez dire… C’est comme l’anglais, l’espagnol ou l’allemand, et ça ne rend pas la langue « facile à apprendre ». Mais quand ça fait 5 mois qu’on doit s’habituer à un nouvel alphabet à un rythme très soutenu, ça fait vraiment plaisir de pouvoir lire une langue asiatique sans avoir à s’accrocher aux pauvres 2/3 signes qu’on reconnaît. Pour vous dire, depuis Octobre, on a appris à se familiariser avec 9 alphabets différents !!!! 

Vous imaginez donc nos têtes quand à l’aéroport de Denpassar, on s’est retrouvées à pouvoir lire une langue à consonance très exotique… On était tellement contentes qu’on se servait de ce qu’on voyait pour mener un semblant de conversation 🙂

Une fois en Indonésie, on s’est rendues compte a quel point le Bahasa (aussi surnomé « l’Indo ») est facile à apprendre. A tel point qu’il n’est pas surprenant d’entendre des occidentaux parler Indo avec les locaux. Ceux avec qui on a eu l’occasion de discuter, nous ont avoué n’avoir eu besoin que de quelques mois pour se faire largement comprendre. Étonnant non ? Et comme nous avons eu l’occasion d’y passer un mois, nous nous y sommes mises aussi !!

Du coup, on s’est dit que ça serait cool de vous donner un cours de Bahasa 😀

Les bases
Les sons sont les mêmes qu’en français, sauf :
j = « dj »
c = « tch »
u = « ou »
s = « ss » pas « z »
r = roulé
h = marqué

Pas d’articles indéfinis (un, une, des), ni d’article définis (le, la, les).

Les pronoms personnels (je, tu, …) deviennent possessifs lorsqu’ils sont placés après le nom.

Aucune conjugaison, aucun temps, tous les verbes sont invariables. On met le pronom, le verbe, puis le repère temporel. 
Exemple : demain je mangerai du riz frit –> besok saya makan nasi goreng (littéralement demain je mange riz frit)

Pour l’interrogation, il suffit de rajouter apa kah devant le sujet et le verbe.

Pour la négation, on rajoute tidak (non) avant le verbe.
Exemple : je ne parle pas indonésien –> saya tidak bisa bahasa indonesia

Le verbe être n’existe PAS. A la place, on marque un petit arrêt après le pronom !  

Chiffres
un : satu
deux : dua
trois : tiga
quatre : empat
cinq : lima
six : enam
sept : tunuh
huit : dlapan
neuf : sembilan
dix : sepuluh
cent : seratus
mille : seribu

Pour les nombre de 11 à 19, on ajoute blas au nombre.
Exemple : 12 –> dua blas
Pour les dizaines, on ajoute puluh au nombre, puis une unité.
Exemple : 25 –> dua puluh lima
Pour les centaines, on ajoute ratus au nombre.
Exemple : 263 –> dua ratus enam puluh tiga
Pour les milliers, on ajoute ribu au nombre.
Exemple : 20 789 –> dua puluh ribu tujuh ratus delapan puluh sembilan

Jours de la semaine et repères temporels
lundi : hari senin
mardi : hari selasa
mercredi : hari rabu
jeudi: hari kamis
vendredi : hari jumat
samedi : hari sabtu 
dimanche : hari minggu

jour : hari
aujourd’hui : hari ini
semaine : minggu
mois : bulan
annee : tahun
demain : besok
hier : kemarin
plus tard : nanti
deja : sudah
avant : sebelum
après : sesudah

Termes de politesse
oui : ya
non : tidak (le k ne se prononce pas en fin de mot)
merci : terima kasih
de rien : sama sama
s’il vous plait : tolong
pardon : permisi
bonjour : salamat siang (de 10h à 15h) / salamat sore (de 15h à 18h)
bonsoir : salamat malam
bonne nuit : salamat tidur
bienvenue : selamat datang

Pronoms personnels
je : saya
tu : kamu (anda pour le tu formel)
il, elle : dia
nous : kita
vous : kalian
ils, elles : mereka

Pronoms interrogatifs 
quoi : apa
qui : siapa
où : di mana
quand : kapan
comment : begaimana
pourquoi : kenapa
lequel : yang mana
combien : berapa

Mots courants
ville : kota
rue : jalan
maison : jumah
restaurant : warung
marché : pasar
banque : bank
plage : pantai
chambre : kamar tidur
toilettes : kamar kecil
mosquée : mesjid
temple : candi/pura
ile : pulau
volcan : gunung api
ami : teman
femme : wanita
homme : pria
beau : bagus
fatigué : lelah
ouvert : buka
fermé : tutup
café : kopi
eau : air
épicé : pedas
fruit : buah
légumes : sayur
nouilles : mie
riz : nasi
sucre : gula
sel : garam
thé : thé
viande : daging


Expressions (très) utiles
comment tu t’appelles : siapa nama anda
je m’appelle : nama saya
quel âge as-tu : berapa umur anda
je ne comprends pas : saya tidak mengerti
quelle route : jalang mana
j’ai faim : saya lapar
pas de problème : tidak apa apa
ca coûte combien : berapa harga
c’est trop cher : itu mahal sekali

Le meilleur pour la fin… Je t’aime : saya cinta kamu ❤