Les meilleurs fruits d’Asie du Sud-Est

L’autre jour, on petit-déjeunait sur la terrasse des Violettes, et, la voix pleine de mélancolie, on se remémorait un des meilleurs petits-déjeuners avalés pendant notre Tour d’Asie. C’était un matin de novembre, sur une plage du sud du Sri Lanka, avec David, notre copain australien. On avait ce jour-là dégusté une quantité orgiesque de fruits : clémentines, mangues, fruits de la passion, petites bananes sucrées, ananas, caramboles, goyaves, accompagnés de tartinade d’avocat arrosé de citron sur des crackers de blé complet.

En baissant les yeux sur notre assiette de nectarines et de bananes, on avait un peu l’air blasé ! Et oui, c’est vrai, l’Homme est un éternel insatisfait et maintenant qu’on est revenues en France, on commence à se rendre compte que certaines choses nous manquent… En premier sur cette liste : la diversité, la multitude, le goût incroyable et les prix raisonnables des fruits exotiques !
Nous vous proposons donc dans cet article de vous révéler dans quel pays vous mangerez les meilleurs fruits. Bien sur, ces données sont tout à fait subjectives mais si jamais vous passez par là, s’il vous plaît, régalez vous en pensant à nous, ça nous fera super plaisir !

INDE : les bananes, sans hésiter. Vous ne pouvez pas vous tromper, elles sont toutes délicieuses, sans exception, et ce serait un crime de ne pas vous goinfrer de bananes lors d’un séjour en Inde ! Les variétés sont multiples, déclinées sur une palette de couleur allant du vert au rouge en passant par le jaune, et leurs goûts sont tout aussi surprenants et différents. Un jour, sur un petit marché du Kerala, on a compté 8 variétés présentées !
Le début de notre voyage a aussi été marqué par la découverte de fruits exotiques encore inconnus pour nous : le jackfruit (même cuisiné dans des currys salés, sa chair filandreuse rappelle celle du blanc de poulet !), la papaye (qu’on mange avec une foufourche HaHahaaaa 😛 ! Non blague à part, la papaye est EXCELLENTE comme remède aux maux de ventre et régule le transit encore mieux que n’importe quel médicament) ou encore la goyave.

SRI LANKA : les fruits de la passion. Ils sont présents sur cette ile à foison, et ne valent quasiment rien !! Moins cher qu’une baguette de pain au kilo, ils se vendent par montagnes sur les bords de route et les marchés… Et se dégustent en autant de quantité ! On vous promet que même Juliette, auto-proclamée « bouche à suc' » de la famille, prenait plus de plaisir à racler le fond du fruit qu’à vider un paquet de Dragibus. Quant à Ingrid, il lui est arrivée de s’en enquiller 2 kilos en promo à moitié prix en un seul goûter. Une véritable sucrerie végétarienne !

THAÏLANDE : les noix de coco. Autant pour leur eux que pour leur chair, 2 à 3 « arrêts noix de coco » par jour étaient un MINIMUM ! Parfait quand il fait chaud, quand il fait soif ou quand il fait faim (une fois bue on la rend au vendeur il la coupe en deux, et on gratte la chair jusqu’aux os – comprendre la coque hein, on est végétariennes oh !)… Hop un coup de couteau au dessus, un plantage de paille et « goup gloup », on n’entend plus rien d’autre que le bruit des gorgées avalées… On s’est même fait des concours de vitesse. La tradition quotidienne pendant notre séjour sur Koh Lanta : dégustation d’une noix de coco fraîche les fesses dans le sable sur la plage devant notre bungalow en regardant le soleil se coucher. Pour la petite anecdote, un jour quelqu’un qui voulait absolument nous trouver des noix de coco est carrément monter en haut d’un arbre devant nous pour nous en attraper !

CAMBODGE : les mangues. Là encore une fois, à 1$ les 5 langues, on en a tellement mangé à Siem Reap et Phnom Penh qu’on a réussi à s’en dégoûter pour quelques jours. Et dire que maintenant tu payes ta mangue 5€, on aurait du faire des réserves !

BALI : les ananas. Tous murs à point, juteux, sucrés et pas du tout acides (ils ne te laissent pas la langue rapée ou brûlée après consommation). Mais comme c’est difficile à conserver une fois entamé, on est obligées de le finir… Ça va peut-être vous surprendre, mais on a cru faire une overdose… Fou ! Précisons également qu’on a découvert lors de ce voyage d’où venaient les ananas, enfin comment ça poussait quoi… Sur des petits arbustes pas plus haut que la taille, qui ressemblent un peu à une plante grasse, mais qui sont en fait la reproduction exacte des feuillages qui sont au dessus du fruit quand on achète un ananas, mais en taille adulte ! Le fruit pousse au milieu de cet amas de feuilles piquantes. Cette révélation s’est produite le jour où un paysan a cueilli notre ananas commandé dans son jardin, au retour d’une balade vers une cascade au nord de l’île balinaise (le fruit a d’ailleurs été élu meilleur ananas de toutes nos petites vies…).  C’est aussi à Bali qu’on a découvert les mangoustans, les ramboutans, le salak et le sirsak, et qu’on a goûté du durian pour la première fois (BEURK : mais franchement, meilleur au goût qu’à l’odeur).

AUSTRALIE : les avocats. Aussi crémeux que goutus, et disponibles à un prix dérisoire, on a fait une cure de bon gras en Australie. Étalé dans des pitas, sur des crackers, à manger à la cuillère avec un peu de citron… C’est vite un délice !
> On en a aussi utilisé quelques-uns pour nous concocter des super masques de cheveux…

Attention, les photos qui suivent peuvent vous mettre dans un état de faim/envie/jalousie très intense ! Estomacs affamés s’abstenir…

Et s’il vous prend l’envie soudaine de vous rendre au maraîcher le plus proche pour le dévaliser à la vue de ces images, sachez que c’est normal ! Et que (heureusement) rien ne vous en empêche 😉

IMG_4966

IMG_8833

IMG_9149

IMG_9148

IMG_4753

IMG_4755

IMG_4749

IMG_8301

IMG_4756

IMG_0706

IMG_0294

IMG_8324

IMG_9551

IMG_4034

IMG_4033

IMG_3550

IMG_4763

IMG_9006

IMG_4761

IMG_3311

IMG_3918

IMG_9788

IMG_3770

IMG_8399

…Le retour !!

Oui, c’est vrai, on avait un peu disparu de cet endroit virtuel qu’est ce super blog.

On s’est astreintes durant 5 mois et 1 semaine à l’alimenter hyper régulièrement pour vous raconter nos péripéties quasiment au jour le jour (on écrivait dans les bus – et Dieu sait qu’on en a pris des bus… -, sur les terrasses de resto, dans les chambres de nos guesthouses, sur les banquettes des aéroports – et même parfois par terre, installées à même le sol -, sur nos serviettes de plage, bref un peu partout !).
Mais il faut l’avouer, après notre retour, on a un peu décroché et lâchement laissé tomber la rédaction : il faut dire aussi que, paradoxalement, les moments de « creux » pendant lesquels il était facile d’écrire à l’autre bout du Monde, sont beaucoup moins nombreux dans la vie quotidienne. Lorsqu’on est en vacances, il est en fait plus facile de s’aménager une plage horaire dans la journée pendant laquelle s’atteler à une tâche en particulier, un peu comme les enfants qui s’appliquent, plus ou moins contraints, à remplir une page de leur cahier de devoirs de vacances, et ce tous les matins de juillet et août !
Et puis, aussi, il s’est passé pas mal de choses depuis la fin de ce voyage : le temps de retrouver tout le monde, d’aller rendre visite à nos proches, de faire des surprises aux uns et aux autres, d’accueillir un ami indien pour lui faire à notre tour découvrir la vie ici, de candidater dans un IUT pour Juliette, de chercher un boulot pour Ingrid, la vie commençait peu à peu à reprendre son cours tranquille… 

Mais ce répis a été de courte durée, car les Delory n’ont pas vraiment l’habitude de rester tranquilles et n’aiment pas s’ennuyer ! Quasiment aussitôt rentrée, donc, deux semaines après avoir atterri en France exactement, Ingrid a annoncé son mariage l’été qui arrivait, en août. Haha, quelle surprise, et surtout, quel planning serré !

Bref, tout ça pour dire que ces 4 derniers mois ont donc été quelque peu chargés, cela explique sans doute notre absence, même si ça ne l’excuse pas. 
Quoiqu’il en soit, maintenant que le calme est revenu, et qu’un rythme normal s’installe, on est bien décidés à revenir et à continuer de vous raconter nos aventures, moins exotiques, certes, mais toujours aussi agréables à lire, on l’espère. 

10570329_1539358932966089_4325778970552534282_n

Juste avant notre départ, on avait organisé un petit repas pour présenter à tout le monde notre projet. Ça avait été l’occasion d’expliquer à notre famille et nos amis, le parcours, les pays visités, nos attentes, de recevoir les précieux conseils et adresses des uns et des autres.
Et bien, l’heure est venue de faire un peu la même chose, mais après le voyage cette fois ! L’idée c’est de réunir les mêmes personnes, mais aussi ceux qui n’avaient pas pu être là en octobre dernier, afin parler de ces mois écoulés et de vous raconter plus en détails que sur le blog notre super périple !
Lecteurs du blog, vous êtes donc tous conviés à venir débriefer cette expérience autour d’un goûter aux Violettes le dimanche 4 octobre. Y compris ceux qui nous ont découvertes en cours de route, par l’intermédiaire d’Internet, et qui ne nous connaissent pas forcément « en vrai ». Ce sera l’occasion de se rencontrer :-). Au programme : photos pour les plus patients, vidéos, troc de guides du Routard, échanges de bons plans, explications sur nos changements de plans, ressentis, anecdotes exclusives, rires, chai massala et chocolat :D. 

Venez nombreux !

De retour à la maison

Et voilà, le chemin se termine.

On vous écrit, au chaud (ouais enfin c’est un printemps un peu frisquet, donc par rapport à la canicule de Bali, c’est léger quoi…), de notre jolie maison grassoise. De LA MAISON. De l’endroit où on se sent le mieux au monde. De la où tout a commencé, il y a un peu plus d’un an.
Les idées balancées comme ça, juste pour rire, les listes de choses qu’on ne veut pas rater sur cette Terre, puis voir tout se concrétiser à une vitesse fulgurante, et ce non sans efforts. Ce voyage c’est notre bébé, c’est la chose qu’on a créée de A à Z et qu’on a vécue ensemble en se soutenant.

Mais attention cette expérience n’a pas été de tout repos !! Non non non, au contraire ça a été compliqué, à réfléchir, à organiser, à financer, à vivre, à digérer, et on oublie un tas de verbes… Le seul truc qui a été hyper facile pour nous en fait c’était de le partager. Entre nous, tout le temps, avec vous, régulièrement, et puis avec les locaux, souvent !

Le retour à la maison est plus facile que prévu, le pays nous manquait, nos proches nous manquaient, donc l’adaptation se passe vraiment bien. Ce retour au calme et au familier nous donne le temps de digérer, de comprendre et de revenir sur tous les moments de cette expérience incroyable et inoubliable, qu’on n’aurait pu rater pour rien au monde ! On est fières et heureuses de l’avoir accompli, surtout ensemble (on ne peut s’empêcher de se projeter plusieurs années dans le futur et s’imaginer en train de raconter à nos enfants et nos neveux « tu vois, dans ce pays, on y était avec tatie quand on était plus jeunes, on est parties en sac à dos toutes les deux 5 mois pour voyager et découvrir une partie du Monde ». Et ça nous fait bien rire !), et quelque part ça nous manque un peu de ne plus se supporter (dans le sens de se soutenir, non pas de se subir ^^) H24. 

Alors voilà, aujourd’hui, après exactement 161 jours de vagabondage à travers l’Asie et après en avoir pris plein la vue et le cœur chaque seconde de chacun de ces 161 jours, nous sommes de retour. 

Voici notre itinéraire final, celui, il faut l’avouer, qu’on n’avait jamais envisagé une seule fois, dans tous les scénarios qu’on s’était montés 14 mois auparavant :
France -> Inde -> Sri Lanka ->Thaïlande -> Laos -> Thaïlande -> Cambodge -> Thaïlande -> Singapour -> Indonésie -> Australie -> Indonésie -> Inde -> France

On vous remercie de nous avoir suivies tout ce temps, on vous remercie d’être partis avec nous, et surtout on vous remercie de tous vos mots gentils qui nous ont aidées tout le long de la route. Sachez que vous avez été avec nous a chaque instant, dans les meilleurs moments bien sur, mais surtout dans les plus mauvais. Heureusement ils ont été moindres mais vous nous avez donné le sourire et le courage de poursuivre quand le moral était un peu mouligasse !

Vous aurez dans tous les cas l’occasion de nous recroiser et on ne manquera pas cette opportunité de vous raconter, vous faire flipper, vous faire marrer, vous faire voyager une fois de plus avec nous 🙂

On vous aime ❤

Le village flottant

Quand nous étions au Cambodge, nous sommes restées quelques jours à Siem Reap, la ville qui se trouve à 7 kilomètres de la cité d’Angkor et qui héberge tous les touristes désireux de découvrir la beauté du site.
Y rester 6 jours (on est jamais restées aussi longtemps dans un même endroit) a été pour nous la douce occasion de prendre nos repères, d’avoir nos habitudes et de faire connaissance avec les commerçants/restaurateurs/tuktuk drivers du coin. On pouvait alors demander ce qu’il y avait aux alentours qu’on pouvait voir dans la journée en ayant des réponses honnêtes !
C’est comme ça que nous est venue l’idée d’aller faire un tour dans un village de pêcheurs au bord du lac Tonlé Sap.
Pour nous y rendre on avait deux choix : prendre un tour organisé dans une des nombreuses agences de voyage, ou bien y aller par nos propres moyens. Evidemment, fuyant le tourisme de masse, pas besoin de vous dire quelle option on a choisie !
Du coup, comme on avait bien sympathisé avec notre chauffeur de tuktuk des 3 jours d’Angkor et qu’on savait qu’on pouvait lui faire confiance, on lui a demandé de nous emmener à celui qui était le moins touristique de tous. Il a de suite compris ce qu’on voulait dire, et particulièrement qu’on voulait éviter le déferlement de bus de chinois dont on avait été victimes à certains temples d’Angkor… Il nous a alors proposé de nous conduire au plus beau et plus authentique des villages : Kampong Kleang.
Mais pourquoi était-ce si important d’aller sur les berges du Tonlé Sap ?
C’est en fait le plus grand lac d’Asie du Sud-est. Il est la mère nourricière du Cambodge car résulte d’un phénomène pour le moins impressionnant. Il se gonfle au gré des moussons et peut multiplier sa taille par 4 fois et sa profondeur par 10.
Quand le Mékong (qui arrive par le sud du pays si vous ne situez pas très bien) est en crue, il inverse le courant de la rivière Tonlé Sap qui vient remplir le lac d’où elle tient sa source… Étonnant non ? Sachez que c’est un système qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde !!
Cette véritable mer intérieure est alors un trésor environnemental car elle est l’une des eaux les plus poissonneuses au monde, et accueille des centaines d’oiseaux d’eau (dont plusieurs en voie de disparition), des tortues et de nombreux reptiles. C’est pas pour rien qu’il a été inscrit « réserve de la biosphère » au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Cela lui vaut d’assurer 75% de l’apport en protéines du pays puisque près de 400000t de poissons sont péchés chaque année. Pas génial, vous allez nous dire… Non c’est sur, c’est une catastrophe ! Mais les techniques de pêches sont encore traditionnelles et cela garde l’équilibre de l’éco systèmes dans une moindre mesure : pas de bombe, pas de racloir, « juste » des filets et des paniers tressés.
Et à propos des villages ? Et bien 3 millions de personnes vivent au bord du Tonlé Sap. Et ce nombre ne fait qu’augmenter, vu le pouvoir attractif de ses eaux merveilleusement fournies.
Les jeunes qui ne trouvent pas de travail dans les villes se retrouvent dans les villages pour être sûrs d’avoir de quoi vivre… L’inverse de l’urbanisation !!!
Enfin bref, après en avoir lu et entendu les louanges, nous voilà en route pour aller voir tout ça de nous même en bonnes aventurières.
Après 2 heures sur une route en terre battue à être secouées de tous les côtés, nous arrivons au village le plus proche et le plus rempli de touristes à short (bon ok, nous aussi on porte des shorts, mais quand même). Notre village est le tout dernier.

Notre ami, Mr. Tuktuk Driver comme il aime qu’on l’appelle, nous dépose à ce qui ressemble à un embarcadère d’où quelques bateaux à longues queues partent au grès des visiteurs. Un jeune (mais jeune très jeune, genre 16 ans quoi) pêcheur nous rejoint, le sourire au lèvre, et nous indique le chemin de son bateau.
Il le détache et nous conduit à travers le drôle de spectacle que nous offrent les maisons construites sur pilotis. C’est la saison sèche, alors on peut observer jusqu’à 8m d’écart entre le niveau de l’eau et certaines maisons… Que les habitants rejoignent après des dizaines de marchés douteusement stables !!






Après une lente et reposante navigation à travers les bras du Tonlé Sap, on arrive à une immense étendue d’eau ; on est au cœur du lac. C’est en regardant au loin qu’on voit pour la première fois de notre vie un village flottant !
On s’y dirige doucement en se posant des tas de questions, notamment ce que ça implique logistiquement de littéralement vivre sur l’eau, sans aucun pied-à-terre…

















On observe alors que des bateaux-supermarchés passent devant chaque maison et que leurs habitants sortent pour « faire leurs courses ». On voit les enfants qui s’éclatent à prendre leur douche dans une eau marron, les chats (on savait pas que des chats pouvaient vivre sur l’eau) qui se régalent de la pêche du matin, les gens qui se reposent dans leur hamac… Une vie complètement normale quoi, et des journées rythmées par la pêche !
Pas si différent qu’une vie sur la terre en somme, exepté l’impossibilité pour les ados de claquer la porte au nez de leurs parents et d’aller marcher pour « prendre l’air »… Là, tu prends la mer.
Ravies d’avoir pu observer les scènes de vie quotidiennes de gens qui ne vivent pas comme nous, nous rentrons doucement à l’embarcadère.
On remercie notre guide avec le peu de mots en khmer qu’on connaît, lui dit au revoir et prenons la route pour rentrer.

Kbal Spean

Si l’ensemble des temples d’Angkor est connu pour avoir été le lieu de tournage de plusieurs films (dont le célèbre Tomb Raider), c’est en cherchant où avait été tourné le film de Jean-Jacques Annaud Deux Frères que nous sommes tombées sur cet endroit. Nous avions en tête des images de tigres jouant dans un décor magique de jungle, de forêt sauvage et de cours d’eau paisibles, que nous associions à tort à l’Inde… En fait, le réalisateur français a tourné principalement en Thaïlande et au Cambodge, dont le site de Kbal Spean, à plus de quarante kilomètres de Siem Reap.

Pour y arriver, on prend un tuk-tuk pendant 2h30 qui nous dépose aux pieds de la montagne, puis on commence « l’ascension » de 2 km (du pipi de chat après le Pic d’Adam…), motivées par une potentielle baignade après l’effort, et la promesse d’un endroit assez extraordinaire.

Surnommée « La Rivière aux 1000 lingams », c’est en fait un petit cours d’eau dont le lit a été gravé de plusieurs centaines de lingams et yonis (respectivement la représentation du phallus et de la vulve). Dans la religion hindoue, les deux éléments associés symbolisent la fertilité, la naissance et le renouveau. Symboles sacrés par excellence donc, ils ont été disposés ici en amont d’Angkor afin de bénir les eaux avant qu’elles n’arrivent dans la cité royale. Spectacle assez impressionnant car toutes ces sculptures n’ont pas du tout été érodées malgré l’écoulement constant de l’eau depuis 11 siècles !

On avance dans un décor surréel, entourées de lianes, d’arbres fins et immenses, sautillant entre les racines apparentes qui forment des marches naturelles.

IMG_9049

On contemple les alentours, bercées par le cri des singes et le chant des oiseaux. Quasiment aucun touriste (les quelques mètres de grimpette ont sans doute découragés les bus blindés de japonais, chinois et coréens peureux d’apparaître transpirants sur leurs photos de vacances…), on a le sentier pour nous toutes seules, profitant d’un paysage magnifique et d’une ambiance vraiment particulière, malgré la chaleur étouffante.
Proches de la fin, on croise un français, trempé de la tête aux pieds, ses chaussures à la main. Pleines d’espoir, on lui demande de confirmer nos attentes de rafraîchissement « Elle était bonne ? ». Aussitôt il nous répond avec un accent chantant perpignanais aux vapeurs de Frontignan « oh mais frangggchement ça vaut le coup heinggg, déjà le décor il est magnifique ! Et puis là les filles il faut pas hésiter heinggg, faiteuh vous baptiser par Visheunou !! » Ahah ça nous donne le courage de gravir les dernières marches !

Une fois en haut on découvre une petite chute d’eau glissant sur une rangée de lingam : c’est l’endroit ou l’eau est bénie une première fois.

IMG_9054

Ne voyant pas la cascade tant attendue, on se décide à continuer l’ascension, qui sait, peut-être qu’on trouvera quelque chose de plus impressionnant. On s’engouffre dans la jungle, on entend les serpents se faufiler sous nos pieds… On continue quelques dizaines de mètres jusqu’à ce que le chemin soit vraiment impraticable (et pourtant on est maîtresses ès limbo !!).

IMG_9060

Alors on se résigne à rebrousser chemin, pour redescendre en contrebas de la bébé cascade… Après tout c’est peut-être plus intelligent de suivre le cours de l’eau non ? On crapahute, on tombe sur des gravures de représentations hindoues et on se dit qu’on approche doucement. Et là, STUPÉFACTION, on tombe sur des centaines de lingam noyés sous un fin filet de rivière. C’est la première fois qu’on voit quelque chose de semblable. Difficile de décrire avec des mots la tranquillité du lieu, son ambiance si particulière, les sons des animaux sauvages, le bruit calme du ruissellement de l’eau parfois rompu par le rire franc des enfants qui jouent dans la cascade et la magie de découvrir le long du cours de la rivière des sculptures sur les rochers naturels en pleine forêt, un peu comme sur un site préhistorique (un peu comme la Vallée des Merveilles, mais avec des divinités brahmaniques et dans un style moins primitif). Bref, c’est un endroit enchanteur donc on vous laisse avec les photos, pour mieux saisir nos impressions !

…Ah oui, et bien sur, inutile de préciser qu’aussitôt localisée quelques mètres plus bas, nous avons sauté sous la cascade pieds nus et toutes habillées ! Mais vous vous en seriez doutés n’est ce pas ??

IMG_9063

IMG_9095

IMG_9105

Angkor des pierres

Vous vous doutez bien qu’avec l’humour bien pourri qu’on a malgré nous hérité de notre papa chéri (on rigole en vrai on en est fières), on s’est senties obligées… Ce jeu de mot est le premier d’une loooongue série.

Quand il y en a plus, ben il y en a Angkor !

Le site d’Angkor est immense. Mais quand on vous dit immense, c’est qu’il est étalé sur 400km2… Evidemment, c’est impossible à faire en 7 jours (durée maximum du pass), et nous on s’est résolues a prendre un pass de 3 jours.

Notre programme était très clair (pour une fois), le parc archéologique étant découpé en 4 circuits : le petit, le moyen, le grand et le très grand. En commençant par le petit le premier jour, on terminerait par le grand.

Ces trois jours nous ont permis de voir les temples les plus importants, de nous la jouer à la Indianna Jones pour quelques journées, et d’étencher notre soif d’aventure.

On vous garde de l’histoire hyper détaillée un peu barbante, mais en gros du IXe au XIVe siècle, Angkor était le centre du royaume Khmer (autrement Cambodgien).

Après une période fastueuse, sa puissance et son rayonnement ont décliné, se faisant marcher petit à petit dessus par les autres grandes cités du monde. En revanche, il est encore habité, notamment par des décendants directs de la période Angkorienne. LA CLASSE.

On vous laisse avec les photos !!



























Angkor et toujours

Le dernier site que nous avons visité, Beng Mealea, était selon nous le plus impressionnant de tous. Mais pourquoi ? Ouais, il est en ruine, non on voit pas grand chose… Mais c’est ce qui fait tout son charme. Il est brut, les deux pays qui ont été chargés de la conservation on fait le choix de ne pas le reconstruire. Du pur génie. C’est le témoin le plus honnête de l’effet du temps sur les perres, le seul qui nous a laissé la liberté d’explorer les lieux en grimpant, sautant de pierres en pierres pour en découvrir le moindre recoin caché..





Cependant, on doit s’incliner devant le travail titanesque réalisé pour reconstruire d’autres temples :



Angkor plus haut

Un soir ou le temps était absolument magnifique et la lumière du soleil couchant irradiait toute la plaine d’Angkor, on s’est dit que c’était le moment parfait pour réaliser un des rêves les plus fous de Juliette : on a pris un ballon pour monter a 200 m au dessus du sol, et avoir le plus bel angle donné pour dominer le site. BRAAAA. Malheureusement, les photos ne rendent en aucun cas justice à la beaute de la chose sur le moment.

IMG_8948



IMG_8991
 

Angkor, Angkor, ang-kor !!

Pour conclure avec le jeu de mot le plus pourri de la série (quoique à ce niveau la ils se valent tous plus ou moins), on affirme que c’était pas assez et qu’on veut Angkor plus d’aventures 😀

Les connasses en voyage #2

Un homme, la soixantaine, passe devant nous alors qu’on est allongées sur la plage à bronzer, en nous jetant un regard malsain. Il dit « vous êtes de loin les plus belles de la plage ».
La connasse lance « je vous aurais bien retourné le compliment, mais je mentirais… »

Sur la plage de Kovalam, des rabatteurs essaient de convaincre les touristes de venir se dorer la pilule sur leur bout de plage. Les prix tombent et passent de 400 roupies à 200 juste après le déjeuner. Un énième s’approche de nous et nous interpellent « Hello Darlings, for one umbrella and two beds, 200 only !! ».
La connasse répond « Quand tu m’auras vue en maillot de bain, c’est toi qui vas payer pour que je m’allonge sur ton transat ! »

Attablées a un restaurant, on attend notre commande : deux plats que nous allons partager. Le serveur arrive, pose les assiettes devant nous et commence à séparer en deux là nourrtiure pour nous servir.
La connasse, blessée, dit « merci, je suis une femme, mais je peux quand même me servir toute seule. »

Tous les rabatteurs et vendeurs de magasins ont une technique bien rodée pour appeler les touristes. A Delhi, ils lancent un « Yesss excuse me, come come ! »
Fatiguée d’être sollicitée, la connasse à bout, s’arrête et dit « ouais excuse toi, ouais. »

C’est la première fois qu’on se retrouve à manger avec des baguettes en Asie. Et là, le riz n’est particulièrement pas collant, d’où la difficulté d’une des connasses à manger normalement.
L’autre lui envoi « tu peux faire semblant de savoir manger stp ? J’ai un peu honte de toi là. »

Après une journée entière à marcher sous le soleil, on manque furieusement d’eau et de nourriture, et nos neurones commencent doucement à faiblir. Après avoir recommencé la même phrase près de 4 fois sans avoir pu mettre les mots dans le bon ordre ou avoir pu prononcer toutes les syllabes correctement, une des deux connasses constate avec désespoir son incapacité à aligner des mots. L’autre connasse s’impatiente : « bon ce qu’on va faire c’est qu’on va prétendre que cette phrase s’arrête là OU que tu ne l’as jamais commencée si tu veux bien. Merci. »

En voyant tous les chinois couverts de la tête au pieds pour éviter de prendre le soleil, la connasse lance « il fallait peut-être pas choisir la Thailande comme destination si tu voulais éviter le soleil… L’Islande c’était une bien meilleure idée, et avec un peu de chance c’est l’époque de l’année où il fait même pas jour. »

En voyant tant de surfeurs dans un coin d’une île, une des connasse reste bloquée sur l’un d’eux, faisant son jogging. Fier d’être regardé, il lance « Hi girls how are you doing ? »
La connasse dit « ah, ben c’était mieux quand tu parlais pas en fait »

Bienvenue au Cambodge !

Il y a plusieurs options pour passer la frontière thailando-cambodgienne. Il y a aussi plusieurs façons d’obtenir son visa. 

Récit du jour où on a choisi l’option la plus compliquée à chaque fois.

7h du matin, on est prêtes, nos sacs sont bouclés. On part de Bangkok pour le Cambodge ! Seulement 8h de route, un mini bus vient nous chercher à notre auberge, et on arrive directement à Siem Reap. Le tout pour 5euros par personne ! Le deal parfait, ce que presque tous les backpackers font pour s’éviter de payer l’avion. 

Le chauffeur arrive à notre hôtel, puis on le suit en direction du minibus. Déjà 4 personnes sont là, les minibus thaïlandais peuvent en contenir 12… Mais sachant que chaque passager porte sa maison sur son dos, et que les sacs sont rangés en montagne sur la première rangée de sièges, ça réduit considérablement le nombre d’humains pouvant s’asseoir ! 

Bref on attend (préparez vous, ça va être le fil rouge de notre histoire : l’attente), spectatrices du ballet des chauffeurs qui s’activent pour l’organisation des placements (oui parce qu’il y a 5 minibus pareils d’affilée).

Nous voilà partis, entassés entre gros et petits sacs à dos, essayant tant bien que mal de faire connaissance avec nos voisins. 

Après 4h de route et deux arrêts « diesel filling » pendant lesquels tout le monde doit sortir au cas où le bus explose (c’est rassurant), on s’arrête à un restaurant paumé sur le bord de la route où le chauffeur nous explique que ceux qui veulent manger peuvent, et qu’on reprendra la route dans quelques minutes dans un autre bus. N’ayant rien avalé depuis la veille, on décide de prendre un truc vite fait. 

 Puis commence leur technique bien rodée : ils appellent les gens qui voyagent ensemble (souvent par 2), les séparent du reste du groupe en leur demandant de passer de l’autre côté du restaurant (si d’autres personnes veulent les suivre, on leur demande de rester là où ils sont, on a essayé), et c’est là où le racket a lieu : on rentre dans une pièce sombre pseudo-officielle avec des diplômes et des récompenses accrochés aux murs et un homme à la tête typique d’un mafieux thaïlandais avec cheveux gominés (et accent sicilien si l’équivalent en Thaïlande d’un une telle région existe), nous accueille un peu trop faussement chaleureusement.
Ils nous sent sur la défensive, puisqu’on refuse de poser nos sacs et de nous asseoir. 

Il nous explique le plus naturellement du monde que c’est là qu’on doit faire nos visas pour le Cambodge, et que ça nous coûtera la modique somme de 50$ chacune.
Bien sur, avant de partir on s’est renseignées et un visa à la frontière cambodgienne (terrestre ou aérienne) ne coûte pas plus de 30$. Ça sent donc la grosse grosse arnaque.
On lui dit gentiment de remballer sa proposition, et qu’on ne tombera pas dans ce piège, bien que très organisé. 

Et c’est là qu’ils sort tous ses arguments :
– « Je fais partie du gouvernement, je représente l’ordre publique », accompagné d’un insigne bidon –> même si c’est vrai c’est pas pour ça qu’on va te faire confiance, t’as un gros complexe d’infériorité à compenser toi non ?
– « La loi a changé depuis octobre 2014, le prix officiel d’un visa est maintenant celui que je vous annonce, vous pouvez vérifier. » –> ok alors on peut regarder sur ton ordi ? « Non on a pas internet » –> ouais ouais d’accord
– « Vous pouvez demander à tous ceux qui ont pris le minibus avec vous, ils ont tous payé. » –> ouais mais c’est pas parce que tout le monde se jette par la fenêtre qu’on va le faire aussi… 

On lui annonce qu’on refuse de payer ce prix exorbitant et qu’on trouve leurs pratiques scandaleuses.
Il nous répond qu’il n’y a pas de souci, mais qu’on devra se débrouiller pour arriver à Siem Reap par nos propres moyens.

Ne sachant pas où on était, comment arriver à la frontière et comment rejoindre Siem Reap après, on a décidé de céder au chantage et de payer le prix fort (quand même un peu négocié). 

C’est sûrement ce qu’il s’est passé pour tous les autres… En fait, ils veulent gagner du temps (et par la même occasion se faire beaucoup d’argent) et font les visas avant de passer la frontière officielle pour éviter d’attendre les passagers qui doivent remplir les formalités pour pouvoir passer de l’autre côté…

Ils nous étiquettent, puis nous demandent d’attendre. Après 40 minutes de discussions animées avec des voyageurs aussi révoltés que nous, un conducteur de pick up vient nous chercher pour nous emmener à la frontière thaïlandaise. Nous ne sommes plus que 4. 

Là, un homme vient nous chercher : c’est celui (le deuxième d’une longue série) qu’on suivra pendant le no man’s land. Il nous dirige doucement vers une banque, devant laquelle il fait mine de faire connaissance avec nous, puis glisse doucement dans la conversation que dans son pays (le Cambodge), les banques n’existent pas. Il faut donc retirer là tout notre argent parce que c’est la dernière banque thaïlandaise. Bahahahahahahahahahahahahaha.
Notre carte bleue n’ayant pas fonctionné depuis une semaine, on décide quand même d’essayer de retirer des baths (monnaie thaïlandaise), histoire d’avoir de quoi changer si jamais on arrive toujours pas à retirer au Cambodge.
On se dirige vers l’ATM, on essaye de retirer 10000, retrait refusé. On essaye 5000, retrait accepté. On prend notre monnaie puis l’entourloupeur professionnel arrive vers nous l’air étonné et nous demande combien de temps on reste au Cambodge. On répond deux semaines, un peu méfiantes… Et il nous lance que 5000 n’est pas assez et qu’on a besoin de 20000 à deux pour deux semaines. C’est dire à quel point c’est abusé… Évidemment on a de suite regretté d’avoir retiré, même si on savait qu’on allait toujours pouvoir nous servir de nos baths. 

On se dirige vers la douane du Cambodge, déjà assaillies d’enfants mendiants. Ca nous rappelle douloureusement l’Inde…
On passe le checkpoint, en priant pour qu’AU MOINS les visas soient bons, puis un autre homme prend le relais à la sortie, pour nous accompagner à l’estampillage des passeports. On a juste l’impression d’être des clandestines, et le couple d’allemands avec nous ressent la même chose.
Arrivés au dernier point, notre passeur nous annonce qu’il va falloir attendre 1h30. MAIS ! Oui il y a un mais, si on ne veut pas attendre, on peut soudoyer un employé officiel pour 200 baths. A ben alors, si on peut faire ça c’est cool ! (Non, c’est une blague, en aucun cas on va cautionner la corruption, et encore moins y participer) 

On décide d’attendre, parce que de toutes façons c’est ce qu’on fait depuis ce matin et que cette journée est déjà bien pourrie. Ca nous laisse l’occasion de faire connaissance avec nos comparses de galère, qui viennent de passer 2 ans en Australie. Au final on attend la moitié de ce que nous a annoncé notre dernier arnaqueur et on se retrouve à attendre le même bus que tous ceux qui sont passés devant nous en payant le pot de vin…

Il est déjà 15h, on monte dans ce qu’on croit être le dernier bus qui nous amène directement à Siem Reap, mais 30 minutes après, il s’arrête dans une grande gare routière déserte : l’endroit où on change de bus et où on « doit » changer nos baths retirés avant le Cambodge (et on t’insulte si tu ne le fais pas) parce que « à Siem Reap il n’y pas de bureau de change » (oui et puis on paye ses courses avec des coquillages et on ne se déplace pas autrement qu’en cheval c’est ca ?)…

Exaspérées par la mascarade et les carabistoules qu’ils essayent de nous faire avaler, on monte dans le dernier bus, espérant pouvoir arriver avant la tombée de la nuit dans une guesthouse. Mais non ! Le chauffeur en a décidé autrement, on s’arrête à 17h dans un restaurant de route, et on ne redémarrera pas avant 19h… 

 On arrive finalement à la gare routière d’Angkor, où les chauffeurs de tuk-tuk se jettent sur nous pour nous conduire à Siem Reap, qui se trouve à 7km de là, pour un prix exorbitant parce que « il fait nuit et c’est beaucoup trop loin » (mais ta mission c’est pas justement de conduire les gens à des endroits parce que c’est trop loin pour qu’ils y aillent à pied ?).
On fait mine d’avoir réservé une chambre quelque part, on lui donne l’adresse de la guesthouse où on compte dormir, et on se rapproche du moment tant attendu où on pourra s’allonger et oublier cette journée. 

On y arrive (ENFIN, il est 22h), mais plus aucune chambre de libre. Nous voilà reparties à marcher 2km avec nos 4 sacs pour en trouver une autre, où on est accueillies avec un grand sourire : 

« -Welcome to Cambodia !

-Mmmmmh thank you ? » 

IMG_8449
 

Bref, le chemin fut long et périlleux pour nos nerfs, mais on est enfin dans ce pays qu’on a si hâte de découvrir 🙂

Les phrases qu’on n’est même pas étonnées de s’entendre dire #2

« – C’était un enfant ça ?
– Ouais mais il était vivant je l’ai vu respirer »

« – Oh trop cool tu fais chauffer de l’eau pour faire du thé !!!
– Ah non, je fais bouillir ma cup pour la stériliser. »

« – Il y a un truc qui vient de me monter sur la jambe
– Aaaah c’était quoi ?
– J’ai vu des antennes, ça devait être un cafard… Mais genre c’était des antennes de homard alors j’imagine même pas la taille du truc. »

« – Hi girls how are you today ?
– Hi, good mate ! »

« – Ah mais tu le connais ? (Du haut de l’escalier)
– Non non
– Il est comment ?
– Torse-nu bronzé ? Sûrement Australien ? »

« – Oh elle est trop jolie cette fille !! »
– Je crois que c’est un homme… »

« Du coup je sais pas ce que je dois dire… Il ou elle (?) a une super belle robe ! »

« – Yes ok kap kun kha
– Ah mais t’as compris ce qu’elle t’a dit ?
– Pas un mot. »

« – Qu’est-ce que tu fais ?
– J’essaye de bronzer des sourcils »

« J’ai marché sur un truc de consistance molle et plutôt mouillé. Je crois que je vais vomir je veux pas voir ce que c’était. »

« Aujourd’hui je t’ai fait une surprise !! On va changer un peu, je t’emmène manger vietnamien. »

« – Demain si vous avez besoin d’un tuk-tuk appelez moi, je suis un bon chauffeur. Vous m’appelez hein ? Demain, qu’est-ce que vous faites demain ? »
– Écoute, on sait même pas où on dort ce soir… »

« Tu vois le berceau du bébé au fond de la cuisine. Derrière y a une trappe. Ben c’est de là que le rat est sorti hier soir ! »

« – Est ce que toi aussi t’as une abeille morte noyée dans ton jus de canne ?
– Attends je regarde. Ah non pas cette fois. Mais c’est bon aussi sans ! »

« – Cache les bananes, les singes vont encore te les piquer.
– Ah ouais c’était chiant la dernière fois de se battre pour récupérer l’ananas ! »

« Oh ! Je viens de capter que j’ai roulé 4 bornes avec la roue arrière crevée. C’est pour ça que ça couinait…  »

« Quand on checkout il faut pas qu’on oublie de pickup la laundry »