Rien ne rend plus intelligent que le voyage

Un mec a dit ça un jour… On ne se rappelle plus qui, mais on l’a lu sur un calendrier. Vous savez les genres de calendriers que la FNAC vend partout aux alentours des fêtes de fin d’année avec une page par jour qu’il faut tourner, sur laquelle il y a la photo d’un paysage magnifique, la date et une citation. En tombant dessus, on s’est dit que c’était rigolo et plutôt un bon présage.

Elle est restée dans un coin de nos têtes, et on pense qu’il est maintenant temps de revenir dessus pour vous dire ce qu’on en pense.
On sait pas si « intelligent » c’est vraiment le terme, parce que c’est difficile de définir ce qu’est l’intelligence. On dirait plutôt que le voyage ça fait réfléchir. Mais pas genre réfléchir « comment je j’ai m’habiller demain », « c’est quoi son nom de famille déjà ? » « 7 fois 8 ça fait combien ? » !! C’est plus une réflexion sur toi, sur la vie, ton rapport au monde avec tout ce que le mot monde englobe : la nature, l’environnement, les êtres vivants, les humains, la nourriture, l’argent, la culture, les traditions, la morale, la liberté, enfin plein de concepts super variés, dont certains que tu étudies en philo pour le bac et que tu trouves pourtant rébarbatifs, jusqu’à ce que tu te rendes compte que ça fait partie de ta vie et de ton quotidien et que si t’es un minimum intéressé, ils te font poser plein de questions.

Bref, trêve de divagations philosophiques, il faut vous dire pourquoi on a ressenti le besoin et décidé d’écrire à ce sujet.
Après avoir passé 3 semaines au Sri Lanka, un petit îlot de paradis où tout était propre, calme, les gens gentils et chaleureux, on s’est retrouvées larguées à 5h du matin a l’aéroport de Chennai, une ville de plusieurs millions d’habitants dans la nuit moite et inquiétante. Donc en gros, on passe du monde des bisounours ou on fait de la bicyclette et on mange de l’ananas toute la journée à un pays de plus d’un milliard et demi d’habitants où l’individu existe autant que la pudeur et la retenue : l’Inde.

Et là, on peut vous assurer que c’est e qu’on appelle « UN CHOC CULTUREL ». On découvre des centaines de personnes qui dorment sur les trottoirs, des cadavres de chiens raides dans les caniveaux, des gens qui se lavent les dents en pleine rue, des vaches et des hommes qui mangent dans les poubelles… En fait, on fait l’expérience de l’Inde et on comprend toutes les mises en garde que nos proches nous ont faites à son sujet. On fait l’expérience de la vie en mode accéléré et on comprend que notre vie en France, celle qu’on a quittée, ce n’est pas la vraie vie, pas celle de la majorité des habitants de être planète en tout cas…

Ce voyage nous confronte à des choses que nous n’avions pas imaginées, les meilleures comme les pires, mais c’est tant mieux, parce que c’est ce que nous voulions. Certes, on ne s’attendait pas a ça, pas à TOUT ÇA on veut dire, mais le but principal de ces 8 mois était quand même de nous ouvrir l’esprit et de nous faire côtoyer l’inconnu : pour développer notre tolérance, notre instinct, notre patience, notre assurance, notre confiance, notre résistance, notre compassion, notre sociabilité et notre organisation. La première chose que nous avons apprise quand nous sommes parties, c’est que quand tu voyages, la seule chose à laquelle tu obéis c’est ton instinct. C’est la seule science exacte qui soit. C’est lui qui nous guide dans toutes les situations. Et quand on ne le suit pas, on le regrette très vite et on se met en danger.

Le voyage met à l’épreuve nos égos, mais aussi, il faut le préciser, nos liens en tant que sœurs. Parce qu’on est quand même deux soeurs de 8 ans de différence, et on a choisi de vivre 8 mois ensemble dans des conditions pour le moins inhabituelles. On s’est demandées plusieurs fois si cette expérience allait affecter notre relation, en bien ou en mal, mais pour l’instant on est d’accord pour affirmer que ça nous a rapprochées et que voyager ensemble n’est pas du tout un problème. Au contraire, ça nous fait nous sentir pas loin de chez nous. Souvent les backpackeurs voyagent en couple ou en amis, nous on a choisi de le faire en famille, et même si c’est rare, on pense que c’est une super décision parce que c’est comme garder toujours pas loin un petit quelque chose de familier, un point d’attache qui te donne le sourire parce qu’il te fait te sentir à la maison même à l’autre bout du monde. Quand le moral n’est pas au meilleur fixe, il te suffit de tourner la tête pour te réconforter et penser à tous les chouettes souvenirs que ta sœur te rappelle. Ta sœur a toujours un geste affectueux ou un mot gentil qui te redonne immédiatement le sourire et qui te réchauffe le cœur, et hop, les tracas s’envolent tout doucement, parce que tu te dis que tu n’es pas seule et que quoiqu’il arrive t’es avec elle et c’est ça qui compte. Dans le pays probablement le plus spirituel du monde, où on te parle de réincarnation et de karma, on est presque certaines d’une chose : on s’est connues dans une vie antérieure, voire dans plusieurs, et on a été sûrement meilleures amies dans une de ces autres vies. Voyager avec sa sœur c’est un peu comme voyager avec sa meilleure amie, mais en mieux parce que tu as du sang en commun et tu partages les souvenirs d’une vie qui font que personne ne te connait mieux qu’elle.

Une chose est sûre donc, le voyage transforme, il te change toi, ton point de vue sur absolument tout et il ouvre l’esprit à un point que tu ignores tant que tu n’en as pas fait l’expérience. Nous ne sommes pas des aventurières nées, le genre de personne qui ne tient pas en place et qui ne peut s’empêcher de rester à un endroit, qui a besoin de partir tout le temps. On le réalise parce qu’on est très heureuses de vivre cette expérience folle, mais on est autant heureuses de savoir qu’elle a une fin.
Ingrid aime son foyer, son nid douillet ses repères et son confort, sa cuisine, son amoureux et sa garde robe lui manquent par dessus tout, quant à Juliette, elle a hâte de retrouver son environnement, ses amours et son chaton, de déguster son lait d’amande aux dattes au petit déjeuner et de pouvoir admirer les couchers de soleil si familiers sur la Mer Méditerranée depuis le balcon de la maison tout en faisant des expériences photographiques.

Nous n’avons pas soif de liberté, nous avons soif de connaissance, d’expérience et d’apprentissage. La liberté, ce n’est pas le fait de partir loin de chez soi et de fuir les contraintes et les attaches. Pour nous, la liberté c’est le fait de se dire que tout est possible, que le monde est à portée de main et qu’il a tout un tas de choses à nous enseigner à son propos et surtout à notre propos. On peut se sentir libre chez soi, car la liberté c’est un état d’esprit, ça se passe un peu là haut, dans la tête, et sans doute beaucoup dans le cœur ; le voyage conditionne et accélère certes l’apprentissage parce qu’il te fait comprendre ça très vite, mais tu n’as pas besoin d’être loin de chez toi pour te sentir libre, juste de te sentir libre dans ton cœur !

La liberté n’est pas une condition du corps, c’est une condition du cœur (on est même sûres que tous les grands penseurs qui ont été à un moment privés de leur liberté physique par l’emprisonnement, citons Mandela, Gandhi ou encore MLK, qui pourraient vous l’affirmer) et c’est ce que ces premiers mois de voyage nous ont fait comprendre, parfois douloureusement, mais pour notre plus grand bonheur !

On comprend enfin le sens de ce dont notre maman nous parle depuis longtemps : l’intelligence du coeur.

Nous ne pouvons vous donner de meilleur conseil que de celui de voyager, car le voyage développe l’intelligence, entre autres choses, mais pas que… À vous de le découvrir !

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J’aime bien comme t’es habillée cette semaine

Des fois on a envie de se faire « jolies » pour sortir le soir…

Définir « sortir le soir » : se rendre à pied (parce que tuk-tuk = hors budget) dans un endroit où on mange avec les doigts des ingrédients dont on ne connait pas l’identité ni la provenance pour une somme plus que modique (ou merdique ça dépend).
Définir « jolies » : abandonner pour la soirée l’uniforme de la voyageuse (t-shirt + pantalon + sac à dos), pour revêtir des habits de lumière plus ou moins (plutôt moins que plus) lumineux.

Qu’on soit bien d’accord, « se faire jolies pour une soirée », c’est valable pour toutes les soirées de la semaine. On est bien obligées de rentabiliser les dépenses fringues/lessive… En effet, nous n’avons investi que dans une seule tenue habillée faute de place, et ce voyage nous a fait réaliser que nous détestons faire la lessive. Dans ce voyage nous suivons donc un principe fondamental : tant que l’odeur de l’une n’importune pas l’autre, elle peut remettre le même t-shirt !
Mais revenons au sujet : nous disions donc qu’il nous arrive de porter en moyenne 7 fois d’affilée la même tenue (mais comme une soirée dure 2h, si tu fais le calcul ça fait que 14h donc ça vaaaaaaaaa !!! – non, ce voyage ne nous aura pas transformées en pouilleuses, enfin pas encore ! -).
Bon c’est pas non plus la tenue de ouf malade avec robe, talons hauts, sac et bijoux assortis hein !! Déjà on aurait l’air con, et en plus le but de ce voyage n’était pas de se transformer en bombasses européennes vulgaires à la tombée de la nuit ! Donc on se contente de changer de fringues (et vu comme on transpire dans notre tenue de jour, c’est pas du luxe !!), de mettre un vrai soutien gorge (et pas une brassière de sport), d’enfiler des chaussures potables au lieu de tongs dont la semelle est complètement affaissée, de porter les jolies paires de boucles d’oreilles qu’on s’est offertes pour une bouchée de pain chez un bijoutier local (et pourquoi pas, les grands soirs, de faire péter le collier !!!), de se laver les cheveux et d’afficher un super bronzage du aux nombreuses heures passées sous le soleil à visiter la ville… Bon bien sur, on adapte le tout à l’endroit et on a toujours un châle sur nous pour nous couvrir si besoin 🙂

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Croyez nous, ça parait pas grand chose comme ça, parce qu’avant ça faisait partie de notre quotidien et de notre rituel de préparation matinale, mais ça fait tellement un bien fou de se pomponner quand on a macéré toute la journée sous la chaleur cuisante !
C’est un luxe et un confort que nous savourerons d’autant plus à nos retours, c’est sur !!

Les phrases qu’on n’est même pas étonnées de s’entendre dire #1

Des fois, on réalise à quel point on a fait du chemin en terme de tolérance quand on s’entend dire certaines choses… Sur le coup c’est complètement banal dans la discussion, puis on se rend compte que c’est pas normal du tout. Voici le tout compilé !

« Ah regarde, il y a un cafard par terre ! »
« C’est pas là où on a mangé ce matin ? »

« J’aime bien comme tu t’habilles cette semaine. »

« En fait je crois que je préfère quand les chiens ont 4 pattes… »

« Le mec de l’auberge m’a dit que les moustiques d’ici n’avaient pas la malaria. »

« Oh j’ai un poil dans mon dahl… Ah non en fait c’est juste un cheveu. Très épais. »

« Un oiseau m’a encore chié dessus. Mais ça n’a pas du tout la même consistance que le précédent… »

« Ok, je te Skype dans 10min, si d’ici là il y a pas eu de coupure d’électricité. »

« J’ai battu mon record de piqûres de moustiques sur un seul pied : 39 !! »

« Est ce que je dois remettre du déo tu crois ? »

« Putain c’est cher ici ils s’enmerdent pas !! » (70 roupies = 90 centimes)

« Oh regarde le serveur il est torse-nu. »

« Purée c’est petit une aisselle, mais qu’est ce que c’est long à épiler à la pince !! »

« J’avais oublié que ça ressemblait à ça le torse d’un homme… »

« C’est vraiment pas cher ici les rubis et les émeraudes ! »

« Viens voir la grenouille dans la salle de bain elle est trop mignonne, elle a un air de famille avec le gecko qui est au dessus du lit. »

« Ils faut qu’ils arrêtent de mettre les douches au dessus des toilettes, j’ai encore fait tombé le savon dans les chiottes… »

« Fais gaffe, de ton côté il y a plein de trous dans la moustiquaire. Bonne nuit. »

« Take off your shoes please. »
« Ah mais c’est pour toi hein, mes pieds sont plus sales que mes chaussures… »

« Ah ça va, dans ce bus les cafards ils sont pas très gros. »

« Je crois que vu l’état de notre chambre ce soir, je peux pas te souhaiter bonne nuit… Juste nuit. »

« Je peux avoir une lingette stp, il y a encore quelqu’un qui m’a vomis dessus… »

« Ce soir on s’offre une chambre avec du papier toilette et des draps propres. »

« J’ai aucune idée de ce que je suis en train de manger, mais qu’est-ce que c’est bon… »

Les connasses en voyage #1

Inspirée par la célèbre série de la chaîne Canal +, et bien entendu par nos caractères de pestes, on tente avec cet article de lancer une série d’articles intitulés « Les connasses en voyage ». Désolées par avance pour ceux qui découvrent que parfois on n’est pas si gentilles que ça ! Néanmoins, face à la difficulté de compiler nos phrases empreintes de venin de vipère pour rédiger cet article, on est bien obligées de reconnaître qu’on n’est pas autant des connasses qu’on pensait !

Un chauffeur de tuktuk se tient adossé à son tuktuk pendant qu’il textote le nez sur son écran. Nous passons juste à côté, il nous entend et lève la tête. On se rend compte qu’il a un œil de verre. Il nous propose sans grande surprise « Hello Madam, you want a tuktuk ? »
La connasse lance « Ah non ça va merci, déjà que ton véhicule n’a que 3 roues, je vais pas faire confiance a un chauffeur qui n’a qu’un œil »

Un des nombreux vendeurs ambulants monte dans le bus en marche par la porte avant. Il longe l’allée centrale pour proposer ses journaux aux voyageurs. Ce sont des journaux en cinghalais, on reconnaît l’alphabet très rond qui se distingue du tamoul un peu plus pointu. Arrivé au fond du bus, il s’apprête à sortir mais s’arrête devant nous et nous propose aussi un de ses articles.
La connasse réplique « T’as vraiment l’impression qu’on lit le cinghalais ? Déjà qu’on n’arrive même pas à retenir le nom du bled où va le bus… »

On est plantées au milieu d’un carrefour, le guide du Routard 2014 dans les mains, on cherche une fabrique d’instruments de musique, qui ne devrait pas être loin. On tourne le bouquin dans tous les sens pour comprendre où on est et où on doit aller. Un homme s’approche de nous et voyant bien qu’on est perdues, nous demande « Hello Madam, where are you going ? »
La connasse répond « None of you business ! »

Lors d’une séance de photos sur une plage paradisiaque srilankaise, avec océan bleu, vagues régulières, sable fin et cocotiers en arrière plan, on essaie tant bien que mal de prendre des clichés où on n’a pas l’air rouge, pleines de sable, transpirante et décoiffées par les rouleaux qu’on s’est mangées un peu plus tôt dans la tête.
Une des deux connasses, celle qui tient l’appareil en main, explique à l’autre « Attends, est-ce que tu peux paraître moins grosse stp ? »

Alors qu’on se rend compte que dès qu’on croise des touristes européens ou qui semblent occidentaux, ils ont tous systématiquement la même réaction : ils nous sourient chaleureusement, nous saluent d’un geste amical ou nous regardent avec un petit regard de connivence.
La connasse pense « C’est pas parce que t’as un sac aussi moche que le mien, qu’on est potes. »

Après un mois de repas à base de riz et de trucs frits, on est super contentes de trouver ENFIN un restaurant avec des légumes. Pas seulement bouillis les légumes, la carte proposé aussi des crudités, et se targue d’être un restaurant vegan !! WHAOUW, ni une ni deux, on s’installe en salivant déjà au l’idée de manger un repas sain. On ouvre la carte, tout nous fait envie mais c’est un peu cher (les légumes coûtent plus cher que l’huile, comme en France…), tant pis pour la note, pour une fois on se fait plaisir en mangeant correctement ! Il est précisé sur la carte que le service peut être un peu long étant donné que les produits sont frais et travaillés à la commande. Après de longues minutes d’attente donc, le serveur pointe son nez avec deux immenses assiettes dans les mains. On ne voit pas encore le contenu mais on imagine une énoooooorme salade avec plein de choses bien vertes et savoureuses. Il pose les assiettes, et là, déception, il y a au total 4 tranches d’avocats, 5 de tomates, quelques râpures de carottes et un malheureux oignon qui se battent en duel.
La connasse s’adresse au serveur « Euh, excusez-moi… On est végétariennes, pas anorexiques. »

Entassés en plein après midi dans un bus bringuebalant avec des dizaines de personnes qui viennent de sortir du travail et rejoignent leur maison, on ne sait pas quel miracle on est parvenues au trouver une place assise. Sauf que, au Sri Lanka, ils n’ont aucune conscience de la capacité d’accueil des bus et continent de faire monter du monde. Aussi bien que l’on se retrouve à 4 sur une banquette conçue pour 3 personnes (et les sri lankais ne sont pas épais, donc les banquettes pour trois sont juste assez larges pour accueillir nos deux fessiers…), Ingrid au couloir avec les sacs de deux inconnues sur les genoux (les sri lankaises ont pour curieuse habitude de poser leur sac sur toi quand elles jugent que c’est trop compliqué de le porter debout dans l’allée centrale ou que tu es mieux installée qu’elles… Elles te le filent comme ça, sans rien dire et ça leur semble tout à fait normal !!) , Juliette au milieu, et à sa droite côté fenêtre – qui ne s’ouvre pas – une maman débordée qui tente tant bien que mal de consoler son bébé qui n’arrête pas de pleurer ET de vomir. Chouette, y a le bruit et les odeurs !! En parlant d’odeur, un homme vient de rentrer dans le bus et se poste juste à côté de la banquette. Il n’est pas grand, son buste est à hauteur de nos têtes et visiblement il a très chaud (comme nous) à en croire ses incroyables auréoles aux aisselles et les effluves acides qui s’en dégagent. Le chauffeur du bus ne fait que freiner et accélérer, et au chaque fois, le monsieur transpirant se rattrape de justesse pour ne pas nous tomber dessus. Mais au fur et à mesure, il se colle de plus en plus à nous…
La connasse se demande « C’est pas que j’aime pas l’odeur de vos aisselles hein, mais vous aurez la même demain ? »

LA robe de voyage

On vous avait déjà parlé de la seule et unique robe qu’on allait emporter avec nous pendant ces 8 mois dans cet article.

Au fil de nos conversations avec les globetrotteurs, on a reçu plein de conseils pour choisir ce qu’on devait prendre, dont un qui revenait souvent : « prenez dans votre sac une tenue plus ou moins habillée, pas un costard cravate ou robe de soirée, mais une tenue qui ne fasse pas trop touriste ni voyageur cracra. Vous en aurez besoin si vous devez vous rendre dans une ambassade, si vous êtes invités chez l’habitant (apparemment, les hôtes sont toujours très bien habillés, et on se sent un peu coupables de ne pas leur faire honneur en faisant l’effort de bien présenter, surtout quand t’es française et que la France est un peu réputée pour la mode quoi…). Et vous serez vachement contentes de vous habiller un peu soigneusement, un peu comme des filles. »

Ce dernier argument a été décisif, vous vous en doutez bien : entre les shorts, les pantalons de marche, le pantalon/short de marche qui fait tout en un (non, vraiment, on n’a pas du tout envie de revenir dessus, on ne veut pas en parler, c’est n’importe quoi ce truc… Même si selon papa c’est « hyper pratique ») et les tshirts qu’on va porter 4 jours d’affilée parfois, 4 jours de marche par 40°C au soleil (normal quoi…), ça va nous faire du bien de nous sentir jolies et soignées de temps en temps !!

Aujourd’hui, donc, on vous la présente, la voilà :

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On l’a choisie avec beaucoup de précaution : confortable, pas trop chaude, pas trop froide, pas salissante mais facilement lavable et qui sèche vite, une couleur assez sobre qui nous va bien et qui va à peu près avec tout, pas trop courte (ouais ça j’avoue ça a été le plus compliqué…), pas trop décolletée.

Itinéraire du TDA

On vous avait promis de vous dire exactement par ou on passait, et bien voilà c’est le moment. Ok nous sommes déjà parties, et même bien arrivées, mais il n’est jamais trop tard !

Pour tout organiser et faire les choses bien, on a fait une fiche sur chaque pays qu’on allait visiter. Dessus, on a mis les infos de base comme la langue, la population, la superficie, le régime politique etc, histoire de dresser la carte d’identité du pays en question. Et mine de rien on a appris pas mal de choses pendant ce temps !

Ensuite, on y a mis des infos utiles trouvées sur différents sites : le budget par jour, la valeur de la monnaie, le numéro de l’ambassade française, le type de visa requis et les formalités pour obtenir, les choses auxquelles il faut faire particulièrement attention…

Enfin, le meilleur, on y a listé les spécialités culinaires, les fêtes nationales, les différents événements culturels, les différentes ethnies, tous les endroits qu’on voulait absolument visiter (puis on les a placés sur la carte du pays qu’on avait imprimée). Ouais, quand on vous dit qu’on a fait les choses à la bien c’est sérieux 😉

Et voilà le résultat :

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Pour le moment, rien n’est vraiment arrêté question intineraire, puisque nous n’avons acheté que le billet aller retour France-Inde (Nice-Chennai, avec une escale à Dubaï, sur la compagnie Emirates). Nous sommes juste certaine de visiter l’Inde et le Sri Lanka pendant les 2 premiers mois, voire pendant 2 mois et demi, donc logiquement on devrait s’envoler pour la Thaïlande autour de mi-janvier, mais on vous en reparlera d’ici là !!

En tout cas, le cheminement idéal comme on l’a conçu dans nos esprits avant de partir est le suivant : Inde, Sri Lanka, Thaïlande, Laos, Vietnam, Cambodge, Philippines, Bali, Indonésie, Singapour puis retour en Inde pour rentrer en France. Sachant que le retour est prévu en théorie le 24 juin 2015, mais susceptible d’être modifié d’ici là puisque c’est un billet flexible !
Entre temps, on compte bien décider des étapes et du parcours au fur et à mesure de nos envies, de nos rencontres et des recommandations des voyageurs qu’on rencontrera ! Place à l’improviste et à l’aventure quoi !! 😀

D’ailleurs si vous avez des tuyaux, bons plans et adresses à nous communiquer sur un où plusieurs pays du parcours, n’hésitez surtout pas à nous écrire (en commentaire des articles ou directement par mail sur notre boîte de globetrotteuses julingridtdm@gmail.com) ! C’est toujours sympa de partager ses expériences de voyages !

À très bientôt les loulous !! ❤

Faire son sac à dos pour 8 mois

Ça fait déjà plusieurs semaines qu’on y pense, on a repoussé et repoussé la mission jusqu’au dernier moment, mais ça y est, nous y voilà, il est temps de faire notre sac à dos !

On vous explique : ça nous fait déjà assez suer de faire une valise de vacances ou même un sac de week-end (il faut vachement anticiper, on a toujours peur d’oublier un truc, et… À coups sûrs on oublie TOUJOURS un truc !!), alors là, réfléchir à comment remplir un sac à dos de voyageuse (le féminin du mot est important dans la phrase), pour 8 mois, on vous laisse imaginer le triturage de crâne que ça a causé !!

Vous vous rappelez de cet article ? C’était déjà une tentative de se lancer, mais comme ça nous paraissait encore hyper loin, on a vite laissé tomber et remis à plus tard.

Mais la semaine dernière, ça y est on s’est ENFIN décidées à s’y mettre !!

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Première étape : le choix et l’achat du sac à dos, avec les conseils et l’aide de papa, le globe-trotteur de la famille !
Ce n’est pas une mince affaire, il faut trouver le compromis entre confort, esthétique et prix, mais on a finalement trouvé : un sac à dos unisexe de 70 litres, de marque Quechua, et pas trop dégueu ma foi… En plus, pour le devant (oui tu sais, le gros sac à dos énorme sur le dos derrière, en mode maman tortue et un plus petit devant, en mode maman kangourou, ‘sont trop forts ces animals franchement – ah bon, on dit « animaux » ??? – !), un sac de 22 litres pour se balader plus léger quand le gros restera à l’hôtel !

Après il a fallu réfléchir à comment le remplir… On avait fait une liste au préalable, qu’on a ajusté au fur et à mesure des rayons et du budget !

Bref, près de 400€ en moins sur nos comptes en banque plus tard, de longues et multiples discussions et pas mal de doutes quant au fait que le sac n’aurait jamais la capacité de renfermer tout ce shopping, il nous semble que le sac à dos des deux Lory globe-trotteuses est fin près (oui, la veille du départ, c’est vous dire à quel point on a repoussé !!). Voilà ce que ça donne :

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La coupe menstruelle

Désolées messieurs, cet article s’adresse surtout aux filles, même si sa lecture peut vous être fort instructive (et un peu vomitive, nous devons l’avouer) 😉 !

« La coupe menstruelle » oh purée qu’est ce que c’est que ça encore ?????

On vous entend déjà d’ici « mais qu’est ce qu’elles ont encore trouvé comme truc ? »

Justement, on a découvert un truc génial y a pas longtemps, dont il faut absolument qu’on vous parle. Ce truc va changer vos vies, les filles, et va faciliter les nôtres pour les 10 prochains mois !!

On vous explique : vous savez que nous partons fin octobre pour un long voyage de 9 mois en Asie, et ce en sac à dos ? Alors forcément, en tant que filles, on s’est posées plein de questions d’ordre logistique… Du genre : quel genre de chaussures doit-on prendre et combien de paires ? Est-ce qu’on prend du maquillage ? Est-ce qu’on prend des bijoux ? Comment on va gérer l’épilation (à l’heure actuelle, problème toujours non résolu, nous sommes désespérément ouvertes à vos propositions de solutions…) ?… Enfin voilà un tas de questions existentielles dont la principale : combien de tampons doit-on prévoir pour 9 mois de voyage ?????

Parce que oui, figurez-vous que dans certains pays situés sur notre itinéraire, dont le premier d’entre eux, l’Inde, on ne peut pas acheter de tampons. Du moins, pas partout, c’est compliqué d’en trouver parce que ce n’est pas vraiment dans leur culture. Et comme on espère ne pas non plus se cantonner aux grandes villes, on craint de ne pas trouver ce qu’il faut sur notre chemin. Bref, on y a un peu (beaucoup) réfléchi et on s’est dit que se trimballer 2 ou 3 mois de tampons dans nos sacs à dos c’était un peu con et qu’il y a avait forcément une solution, que nous avons finalement trouvée !!!

Cette solution s’appelle donc la « coupe menstruelle » ! OK c’est un nom un peu barbare et pas très glamour mais on vous assure que c’est révolutionnaire !

Ingrid en a entendu parlé il y a quelques années en se disant que c’était vraiment un truc de hippies féministes écologistes altermondialistes anticapitalistes un peu cradouilles… En lui en parlant, Juliette répondra quand même « ouais enfin en attendant, si ça facilite ma vie de femme fertile, je veux bien être tout ce que tu veux »… C’est dire à quel point on est différentes (sans l’accent africain, merci). Et puis, comme y a que les imbéciles qui changent pas d’avis, elle s’est ravisée en n’entendant que du bien autour d’elle, parce qu’entre temps, c’était un peu plus connu et d’autres filles l’avaient testée et pouvaient en parler. Un article de l’Express et le témoignage d’une collègue qui en portait depuis longtemps ont fini de nous convaincre : on s’est rendues sur ce site, et pour la modique somme de 13.95€ + les frais de port partagés en deux, nous sommes devenues les heureuses propriétaires de coupes menstruelles :D.

« Je prends quelle couleur ? »
« Ben celle qui va le mieux avec le sang ! »
« OK je prends noir, et toi je te prends blanc ? »
« Pourquoi on prend pas la même couleur ? »
« Ben je voudrais pas qu’on les confonde… »
« Ah ouais…. #hardcore #onestsoeursmaisfautpasabusernonplus »

Ca ressemble à un petit entonnoir en caoutchouc mou, de 4 cm de diamètre et de 5 cm de hauteur environ, qui permet de réceptionner le liquide que l’on perd quand on a ses règles. On a testé, et on a approuvé !

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Les avantages :

– On la change une fois le matin et une fois le soir, entre temps, plus de souci de se demander si on a des tampons sur soi, si on va trouver des toilettes, etc etc… Bref vous êtes au courant, on est sûres que c’est les mêmes problématiques pour toutes n’est-ce-pas ?
– Aucune fuite parce ça fait comme une ventouse et rien ne s’échappe !! Fini le flip de se demander si on s’est tâchée ou si on a tâché les draps (désolée pour les détails un peu crus, mais faut dire ce qui est : qui n’a jamais demandé à une copine en marchant devant elle dans la rue « t’es sûre que j’ai pas une tâche ? » ou qui a fait attention de dormir toute la nuit dans une seule et même position, souvent inconfortable, celle qui t’empêche au maximum de salir les draps ?)
– Question hygiène c’est psychologiquement et physiquement plus agréable de savoir que t’as pas du coton plein de pesticides (oui oui, renseignez-vous, les tampons courants ne sont pas faits en coton bio, et celui cultivé dans les champs pour fabriquer les produits d’hygiène féminine utilisent plein de produits chimiques pas très sympas…) qui macère dans ta washasha.
– Et là, je préfère vous prévenir, c’est le summum du dégueulasse donc ne lisez pas si vous avez une âme sensible : la coupe n’a absolument aucune odeur (comme les tampons ou les serviettes, vous voyez de quoi on veut parler…), tu te rends compte qu’en fait les règles c’est pas sale et que tu perds presque pas de sang (alors que t’as l’impression de te vider, mais quand tu changes ta coupe même une fois par jour, tu te rends compte qu’il n’y a quasiment rien !!), t’as pas de fil qui menace de clamer sa présence quand t’es en maillot l’été et qui est mouillé après avoir fait pipi.
– Les matériaux utilisés (pour celles que nous avons achetées en tout cas) sont entièrement hypoallergéniques, écologiques, recyclables, garantis sans silicone : elles sont faites en TPE (non pas comme Travaux Personnels Encadrés, mais comme Thermoplastique Elastomère), que l’on utilise en milieu médical.
– Plus besoin de dépenser 5€pour chaque boîte de tampons : la coupe coûte certes une quinzaine d’euros, mais vu qu’on peut la garder jusqu’à 10 ans, elle a le temps d’être rentabilisée ! > pour les plus matheuses d’entre vous : 1 boîte de tampons environ par cycle + 5€ la boîte + 12 cycles par an = 60€ par an, soit 600€ pour 10 ans !! Autant vous dire que c’est caaaaaaarrément économique !!

Bref, c’est un peu COOL quoi !!

Les inconvénients :

Y en n’a pas beaucoup, c’est vraiment des inconvénients relatifs, largement surmontables, mais on en a quand même mis, histoire de pas paraître trop partiales !

– C’est un peu (beaucoup) galère au début, pour prendre la main et s’habituer à la mettre et l’enlever, mais une fois que t’as pris le coup (au bout de 4 cinq fois à peu près), c’est top, et puis tu fais ça que 2 fois par jour, alors si ça prend 2 ou 3 minutes le matin et le soir, et même si c’est pas agréable à faire, c’est pas la mer à boire non plus ! Pour vous expliquer, tout est écrit là.
– Il faut penser à la stériliser entre chaque cycle, pour la nettoyer à fond : on le fait bouillir 5 minutes dans une grande casserole d’eau bouillante, et à le rincer à l’eau froide à chaque fois qu’on l’enlève et qu’on la met (normalement, c’est à l’eau potable, donc il va falloir faire attention à ça quand on sera au bout du monde, mais c’est toujours plus simple que trouver une poubelle pour jeter, et dans le cas échéant devoir se trimballer ses déchets sur soi…).

Nous on les a prises en taille M, avec un petit anneau au bout pour l’attraper et la retirer, c’est plus facile pour l’enlever ! Il en existe avec des tiges, des boules, de plusieurs couleurs différentes, de plein de marques différentes, le seul truc auquel il faut faire gaffe c’est la composition (pas de silicone et de latex pour les allergiques et les autres aussi, parce que ça vieillit mal, ça s’abîme plus vite et c’est un peu de la cochonnerie !). Nous on a acheté la marque Meluna, et on est super contentes pour le moment, rien à redire !

Si vous avez des questions, des expériences à partager, n’hésitez pas, on fera du mieux qu’on peut pour vous répondre et vous aider 🙂

Who run the world ? (GIRLS)

Et voilà, le monde nous tend les bras !!!!! (Le titre vient de la chanson qui nous est venue direct à l’esprit en voyant la carte du monde sur notre nouvelle carte bleue)

Comme le montre ces magnifiques photo, vous l’aurez compris : ON A REÇU NOS CARTES. Et comme on les a reçues, et ben ça veut dire qu’on va pouvoir acheter nos billets. ENFIN !!!!!!

Du coup on a appelé le gentil monsieur qui s’occupe de nous (on vous dit pas la patience qu’il a entre l’une qui fait des bruits d’animaux au téléphone et l’autre qui utilise des mots inexistants), et il nous a trouvé les vols qu’on voulait 🙂
On a mis une option dessus, histoire d’en parler à tête reposée à nos parents (on est pas sûres qu’ils abandonnent leurs filles aussi facilement mais bon il va falloir…), et on a jusqu’à mercredi prochain pour les acheter. Évidemment, on vous tient au courant !

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Préparer un long voyage avec Ingrid et Juliette : le RDV à la banque

Vous avez certainement suivi nos aventures shopping #1 ici.

Aujourd’hui, on a fait un pas de plus vers le grand départ en prenant RDV avec notre banquière pour parler « affaires ».

Ça fait hyper pro, on croirait presque qu’on est des requins de la négociation (d’ailleurs, on a voulu poser les deux pieds sur le bureau, allumer un cigare et prendre un accent italien…) mais en fait on a vraiment fait les touristes : on est arrivées avec notre papa (la hooooonte…) et notre petite liste de questions devant la dame.

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« Bonjour madame la banquière, ça vous dérange pas on a pris notre papa avec nous ? Tu t’assois là papa, entre nous, ça fait un peu papa poule ou maquereau, mais tu seras bien ! »
*ploc* La tongue de Juliette lâche : « C’est un signe Ingrid. L’univers ne veut pas que je sois là c’est un territoire hostile à mon éthique ». Elle se baisse pour essayer de la réparer mais en vain. Elle se relève, et se cogne au bureau. Le ridicule ne tue pas ? Mmmmm en tous cas ça fait mal…

Pas abattues, on présente notre projet, puis on expose les questions que tout cela soulève concernant le côté plus « logistique » du voyage. Faut-il ouvrir un compte-joint ? Garder un de nos comptes ? Quelle carte prendre pour bénéficier d’une assurance voyage, annulation, perte de bagages etc ? Existe-t-il une assurance rapatriement ? Que faire si on perd ou se fait voler la carte ?

Bon, on est sympas, on vous épargne les termes barbares et les détails sérieux tels que « commissions » « forfaitaires » « frais de change ». Si si on vous promet que tous ces mots peuvent former une phrase qui semblait tout à fait logique à la banquière et à notre papa *je savais qu’on avait bien fait de l’amener*, du style « cette option permettra d’être exonéré des commissions forfaitaires sur chaque retrait et paiement, en supplément des frais de change bien entendu… » Ah ben oui, dis comme ça alors !!! Il est 8h du mat´, ok on a toutes les deux un bac ES, mais allez-y mollo svp, « le dollar est plus intéressant que l’euro, surtout en ce moment », « surtout que certains pays ne font pas sortir leur monnaie du territoire, alors il faudra faire des retraits judicieux ». Après tout, tout le monde n’a pas fait ES, et encore, même quand on en sort, on comprend pas forcément tout… Donc on acquiesce en se regardant genre « on en parlera tête reposée à la maison autour du limoncello de papa ».

Bref on retiendra de cet épisode qu’on va probablement devenir les heureuses détentrices de cartes Premier !!!! Vous savez, les cartes dorées là ?? Qu’on appelle communément « Cartes Gold ». Ouais ouais les trucs de papi avec chevalière au petit doigt de la Côte d’Azur !! À l’annonce de cette nouvelle, Ingrid n’a pas pu s’empêcher de se tourner vers sa sœur et lui déclamer « T’imagines Juliette ?? Avoir une Gold à 18 ans, c’est encore mieux qu’une montre Flic-Flac à 6 ans, une swatch à 12 ans et une Rolex à 50… Haha c’est Séguéla qui doit faire la gueule, je suis sûre que même lui il avait juste une Électron à cet âge-là ^^. #ja-ja-ja-jalousie 😛 !! »
Et Juliette de répondre « Mais tous ce que je veux moi c’est vivre avec des Sadhus et trouver un talisman en turquoise dans un temple comme Sydney Fox 😦 »

En tout cas, on vous tient au courant, le départ approche à grand pas (dans 2 mois à peu près…) et on devrait être en mesure de partir avec une assurance béton et de quoi vivre pendant 9 mois !! Mais pour l’heure il est temps d’acheter nos billets, c’est la prochaine échéance urgente, ça devrait se faire la semaine prochaine !!

…To be continued… 🙂